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Ecriture et identité
Hanus Françoise ; Nazarova Nina
L'HARMATTAN
23,00 €
Épuisé
EAN :9782343057729
Qui suis-je ? Que suis-je ? Comment être ? Une crise identitaire inédite s'est emparée de la planète déboussolée où l'homme a perdu ses repères sous l'effet de la mondialisation, des guerres, des génocides. Violence quotidienne, information et informatisation à outrance bouleversent des sociétés et des valeurs stables jusqu'alors. Cette question lancinante de l'identité est au coeur de ce recueil. Venus de toute l'Europe, les intervenants y présentent une riche palette d'auteurs contemporains aux prises avec ce problème, qui ont trouvé dans l'écriture, leur inspiration, une thérapie et parfois la consécration. Citons Mauriac, Makine, Amin Maalouf, Sylvie Germain, Emmanuel Carrère et d'autres encore. Tous constatent que l'identité n'est pas seulement héritée mais qu'elle se construit et se reconstruit. Le symbole préhistorique de la main imprimée par nos ancêtres au creux des grottes nous montre peut-être le chemin. La main qui dessine, écrit, fidèle interprète de l'intelligence, exprime un besoin spirituel fondamental inscrit en l'homme. Ces empreintes vivantes soulignent la parenté universelle qui, au-delà des mères-patries terrestres, nous unit dans la terre-mère. Etre ici-bas des citoyens du monde...
Hanus Françoise ; Herly Claude ; Scheidhauer Marie
L'histoire de François Cheng est celle d'un jeune Chinois de dix-neuf ans exilé en France, dont il ignore la langue, et qui, au fil du temps, devenu traducteur, essayiste, poète, romancier, construit une oeuvre qui l'impose parmi les plus grands et le mène à l'Académie française. Cet itinéraire singulier a de quoi fasciner. C'est l'écriture de l'auteur et le dialogue instauré au confluent des cultures orientale et occidentale qui ont fourni le thème de ce colloque.
S'intéresser au silence en littérature, lieu privilégié de la Parole, pourrait sembler paradoxal. Cependant, comme en musique, le silence joue sa partition dans l'ombre. Rien de plus protéiforme que le silence ! Il peut constituer la matière mais aussi la manière d'un ouvrage. Ce recueil utilise comme guide la polyphonie du silence dans l'oeuvre de Mauriac à qui cette réflexion touchant la spiritualité est particulièrement dédiée. Diverses gammes de silences sont alors explorées : d'abord le silence comme élément fondamental de la création artistique, ascèse exigeante pour Makine, Modiano, Le Clézio... Puis le silence apparaît sous son aspect mystique, sa transcendance, en relation avec le Mal, la Souffrance et la Mort chez Sylvie Germain et Philippe Claudel. Il est ensuite évoqué dans sa fonction poétique de déchiffrement des choses et des êtres, à la recherche de l'essence du monde, avec des poètes comme Leopardi, Anne Perrier, Paul Celan. Plus près de nous, résonnent les voix assourdissantes du silence des opprimés et des morts des dictatures modernes, à travers les oeuvres de Vercors, Cheng ou de l'Ukrainien Khvylovyi. Enfin, en contrepoint de cette diversité et en accord avec l'art de Mauriac, soucieux de l'essentiel, on note que les écrivains ici rassemblés cultivent l'art de la litote. Et parfois, comme Makine ou Houellebecq, ils considèrent que le silence ou la page blanche sont plus proches de la perfection que toute écriture.
Ces quatre petites histoires mettent en scène un astre bien connu de nous tous : le Soleil. Est-il amoureux de la Terre ? Est-il bon, est-il mauvais ? Quelle est sa véritable histoire ? C'est avec un regard à la fois amusé et pertinent que les auteurs de ces contes et nouvelles, scientifiques pour la plupart, nous livrent leurs visions du Soleil. Ces textes ont tous été primés lors du concours réalisé par le CEA à l'occasion de l'exposition " Soleil " de la Cité des sciences et de l'industrie.
Le conservatoire de Bologne était bien le lieu idéal pour un colloque sur les relations entre musique et littérature. Une vingtaine d'intervenants, amateurs éclairés ou professionnels, venus de France et d'ailleurs, ont rendu hommage à la musique, privilégiée au premier plan. Ses pouvoirs incantatoire, enchanteur, voire thérapeutique ou maléfique, fidèles aux mythes antiques d'Orphée et d'Ulysse, ont été évoqués. Entre musique et littérature, l'accord généralement harmonieux ne fut pas toujours parfait. Mais les rivalités n'effacent pas la complémentarité de ces deux arts. De Mozart et Bach à Quignard ou Kundera, cette approche est souvent lumineuse.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.