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Errance et sens de l'être et de la lettre dans la littérature
Dranenko Galyna ; Hanus Françoise ; Nazarova Nina
L'HARMATTAN
28,50 €
Épuisé
EAN :9782343223001
L'errance n'est ni le voyage programmé, ni le vagabondage sans but mais un cheminement tâtonnant, au risque de se perdre. Elle est liée à une quête incertaine, une conquête, la rencontre d'une terre promise. Vingt-cinq auteurs ont exploré les sens particuliers qu'a pu revêtir cette expérience commune aux écrivains étudiés. Ce qui caractérise l'ensemble, c'est la diversité, la richesse et l'originalité des points de vue. A l'instar des héros mythiques traditionnels - Ulysse, le Juif errant ou Don Quichotte - qui accomplissent des périples concrets à visée psychologique, philosophique ou morale, voire mystique, l'errance apparaît dans nos textes au sens littéral mais aussi au sens symbolique. Il existe toute une gamme d'errances métaphoriques, de variantes inédites qui poussent les lecteurs à lire ou relire des ouvrages connus et, bien plus, à en découvrir de nombreux autres.
La diversité des communications ici réunies sur le thème de l'écrivain solitaire ou solidaire dépasse le cliché romantique de l'artiste maudit réfugié dans sa tour d'ivoire. Toute oeuvre est reliée à un contexte appris, vécu ou rêvé. Selon les lieux et les époques, la portée esthétique, éthique ou politique de l'oeuvre littéraire a pu varier ainsi que l'attitude des écrivains entre fermeture et ouverture au monde, engagement ou retrait, solitude et solidarité. Des auteurs comme Mauriac, Camus, Char ou Neruda en témoignent. Cette problématique persiste aujourd'hui. Quelle que soit l'origine géographique, culturelle, linguistique des intervenants, venus d'Europe, d'Inde, du Maroc ou du Sénégal, leurs réponses multiples font de la solitude comme résistance un thème récurrent, presque un invariant de notre présence au monde, de même que le lien qui existe entre solitude et solidarité chez les écrivains étudiés. Ainsi, l'interdépendance des êtres humains fondée sur la communication paraît-elle universelle.
La nostalgie fait-elle partie des universaux de l'esprit humain ? Ce thème a été développé pat vingt-quatre intervenants qui en ont décliné des variations sur tous les tons, dans tous les genres. Des classiques de Chateaubriand, Mauriac à Camus, ont côtoyé des contemporains comme Koltès, Modiano ou Enard, des voisins tels que Joyce, Barry ou Nothomb ont rencontré des écrivains lointains d'Estonie, de Hongrie, du Liban, de Russie, célèbres ou inconnus, parfois émigrés : Kundera, Sandor Marai ou Isabel Allende.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.