Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Monsieur l'Aumônier. Témoignage d'un aumônier de prison
Hanne Olivier
GIOVANANGELI AR
13,45 €
Épuisé
EAN :9782758701347
Olivier est aumônier catholique en maison d'arrêt. Chaque semaine, il fait le tour des cellules en lançant : "Bonjour, c'est l'Aumônier !" La plupart des détenus l'accueillent pour une chicorée et un moment de discussion, quelques-uns veulent prier, tous se confient. D'une cellule à l'autre, on lui raconte la vie de famille, les addictions, le procès, les espoirs ; on ment, on s'énerve, on pleure. Sans rien cacher des difficultés et de ses moments de doute, l'auteur croque la vie carcérale et ses rayons de soleil : la sortie, la messe, le rappel du pardon. Dans les couloirs de la prison, on croise avec lui une multitude de personnages hauts en couleurs : un proxénète repenti, un vieillard libidineux, un musulman qui va à la messe, un Sicilien manipulateur, un évangéliste vengeur, un gitan à la gâchette facile, un gardien anticlérical qui force les détenus à aller à la messe, et même un cannibale muet ! Tous cherchent une porte de sortie dans leur vie.
L'Europe découvre l'islam avec la conquête de l'Espagne au VIIIe siècle, mais c'est avec les croisades que s'améliore la connaissance de la culture arabe au XIIe siècle. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l'on appelle à l'époque l'Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l'adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se risquent en Orient. Les traductions se multiplient, accompagnées de dossiers polémiques. Pourtant, malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L'arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu'à susciter une véritable fascination au XIXe siècle à travers l'orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l'existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l'arabe en Europe avant le XXe siècle ? Cet ouvrage retrace quatorze siècles d'étude de la langue arabe et du Coran en Europe, montre comment la civilisation occidentale a construit son rapport à l'islam, et pourquoi la question culturelle l'emporte finalement sur la différence religieuse.
Extrait Extrait de l'introduction Mahomet est le seigneur des deux mondes, des deux races et des deux nations : les Arabes et les non-Arabes. C'est lui notre prophète : il a ordonné le bien et défendu le mal. Nul ne fut plus véridique que lui dans ses négations et ses affirmations. Al-Bûçîrî (mort en 1294), Poème du manteau. C'est le début de la matinée à Médine. Le calendrier traditionnel a retenu la date du 13 du troisième mois lunaire, c'est-à-dire le lundi 8 juin 632. Abu Bakr, ami et beau-père de Mahomet, dirige la prière rituelle des croyants. Soudain, une main écarte la tenture séparant la demeure du prophète de la salle de prière. Un homme vieilli apparaît, la tête enveloppée d'un bandeau. Un témoin affirme qu'il semblait en bonne forme ce jour-là et qu'il souriait. On crut même qu'il était guéri. Abu Bakr se recule afin de laisser à son gendre la première place, mais celui-ci l'invite à poursuivre : «Conduis la prière.» Une fois le rite achevé, Mahomet prend la parole devant les musulmans : «Ô hommes ! Le feu est attisé, les séditions approchent comme les ténèbres de la nuit obscure. Je le jure par Dieu, vous ne pouvez rien dire à ma charge. Je n'ai déclaré licite que ce que le Coran a déclaré licite, et je n'ai déclaré illicite que ce que le Coran a déclaré illicite.» Ce sont ses dernières paroles publiques. La mort du prophète L'homme rentre alors dans sa chambre et se couche, son épouse 'Âisha à côté de lui. Le prophète agonise, parvenu au bout de son destin à soixante-trois ans - ou soixante-cinq selon d'autres traditions - homme de prière, seigneur de tribus, législateur, guerrier. À quoi attribuer sa mort ? A l'empoisonnement dont il a été victime quelques années plus tôt ? Au paludisme de la région médinoise ? Peut-être plus simplement à l'épuisement d'une vie qui a tout connu, tout traversé : l'angoisse, l'extase, la persécution, l'amour, le pouvoir et la guerre. Épuisé, Mahomet appuie sa tête sur le sein de 'Âisha. Les deux époux restent ainsi jusque vers onze heures. La jeune femme lui propose de se nettoyer les dents. «Veux-tu que je te donne ce cure-dents ?» 'Âisha mâche un petit morceau de bois avant de le tendre à son époux. Celui-ci gratte lentement ses dents, comme il avait coutume de le faire, mais ses forces l'abandonnent. Sentant le corps de son homme de plus en plus pesant et une sueur abondante, 'Âisha regarde le visage du mourant. La bouche entrouverte et les yeux vers le ciel, Mahomet bredouille une dernière parole, mystérieuse : «Mais la plus haute compagnie dans le Paradis...» La jeune femme cherche à le rassurer : «On t'a donné à choisir, et tu as choisi, je le jure par celui qui t'a envoyé avec la vérité.» Puis Mahomet s'éteint. 'Âisha dépose alors sa tête sur un coussin, sort de la pièce pour annoncer le décès du prophète et appelle les autres femmes à se battre la poitrine et le visage en signe de deuil. La nouvelle se répand rapidement et un trouble immense envahit la ville de Médine, si bien qu'on en oublie presque d'enterrer le corps de Mahomet, resté dans la maison avec les femmes. Les hommes se rassemblent mais déjà des divisions surgissent entre eux, notamment entre les Médinois et les fiers Mecquois qui ont accompagné le prophète dix ans plus tôt. Qui pourra désormais être le Prince des Croyants ? Certains proposent de nommer deux chefs, issus des deux villes de l'islam. Mais 'Omar, cousin de Mahomet, prend la parole devant tous les autres et s'adresse au beau-père du défunt : «Étends ta main, ô Abu Bakr !» L'autre s'exécute et 'Omar le reconnaît comme calife, le khalifa, bientôt imité par l'ensemble des croyants. Les partisans de 'Alî, gendre et cousin de Mahomet, dénonceront par la suite un coup d'État visant à écarter du pouvoir le plus proche parent du prophète.
Une incompréhension culturelle autant que religieuse semble imprégner les rapports entre l'Europe et le monde musulman, qui seraient incompatibles et hostiles. Pourtant, il existe entre eux de nombreux parallèles mystiques, éthiques ou philosophiques, souvent méconnus. A travers l'histoire croisée de l'Europe et de l'Islam, puisant dans les grands textes religieux, littéraires et politiques qui ont construit les deux civilisations, Olivier Hanne peint le tableau de la naissance et de la croissance de deux sentiments d'appartenance, montre leurs antagonismes profonds, tout en soulignant ce qu'ils ont pu avoir en commun dans le passé, afin de préparer l'avenir.
Résumé : Les attentats répétés en Europe et l'instabilité au Moyen-Orient relancent régulièrement la question du djihad. Mais si l'on utilise souvent cette notion, on en explique rarement l'histoire et les fondements. Sur quels textes s'appuient les terroristes pour justifier leurs actes ? Que dit le Coran sur la guerre ? Comment le djihad est-il devenu la forme légale de la guerre dans l'histoire de l'islam ? Retraçant l'histoire du djihad depuis les origines de l'islam jusqu'à Daech, Olivier Hanne propose une lecture critique des principales sources historiques. Il montre que le djihad fut interprété de manière souvent contradictoire dans le monde musulman, et dévoile comment il fit l'objet de multiples réécritures et manipulations de la part des autorités politiques, jusqu'à devenir une idéologie contemporaine meurtrière à travers le djihadisme. Alors que les études sur le sujet sont généralement fragmentées, se focalisant sur l'islam médiéval ou sur le terrorisme contemporain, Olivier Hanne éclaire les violences de notre temps grâce à une fresque de quatorze siècles.
Durant le Second Empire, l'armée et la marine ont fait dix campagnes sur quatre continents. Jamais, depuis 1815, les armes françaises n'avaient servi une politique d'une telle ampleur. Inscrits aux plis des drapeaux de nos régiments, les noms de Sébastopol, Solférino, Palikao, Puebla, Bazeilles témoignent avec d'autres de l'audacieuse diplomatie européenne de Napoléon III et de l'expansion mondiale de la France. Pour la première fois, ces campagnes et ceux qui y prirent part sont évoqués dans un album. Des montagnes de Kabylie au delta du Mékong, de la haute vallée de Mexico au plateau de Floing, où l'Empire meurt avec les dernières charges héroïques de la cavalerie, ce livre fait revivre ce pan si riche de gloires et de misères de l'histoire militaire française.
La révolution politique et sociale de 1789 entraîne un bouleversement de l'art de la guerre, qui atteint sa pleine maturité sous Napoléon Ier. L'Empereur opère, en effet, la synthèse entre les théories des penseurs militaires du Siècle des lumières et les premières expériences de guerre des masses menées par les généraux de la République. Il est à l'origine de la guerre moderne. La révolution militaire napoléonienne présente de façon inédite les innovations de la guerre napoléonienne et explique les victoires impériales. Grâce à une approche thématique et cartographique, le lecteur découvre les rouages de la machine de guerre de Napoléon et comprend les ressorts de ses manoeuvres. A travers la correspondance de l'Empereur et les témoignages des combattants, le lecteur participe aussi aux travaux de l'état-major impérial, chevauche avec les aides de camp pour transmettre les ordres, marche au feu avec les grognards. Les batailles est le deuxième volume d'une tétralogie qui donne les clés des différentes composantes de la révolution militaire napoléonienne.
En 1942, en Asie, le Japon a atteint les buts de sa brutale politique expansionniste qui l'ont conduit successivement à agresser la Chine, l'Indochine, puis les Etats-Unis. En Océanie, les soldats de l'empire du Soleil-Levant se sont rendus maîtres de l'archipel des Salomon, limite ultime de leurs conquêtes. Sur une des îles de l'archipel, Guadalcanal, le contrôle d'un aérodrome japonais devient alors un objectif pour les Etats-Unis et leurs Alliés, qui craignent une menace pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Le 7 août 1942, les marines débarquent à Guadalcanal. La bataille s'engage aussitôt. Pendant six mois, Américains et Japonais sont aux prises dans plusieurs opérations terrestres et navales. Le bras de fer, qui se termine par une victoire américaine, constitue un tournant de la guerre dans le Pacifique. Le reflux des armées du Mikado se continuera ensuite inexorablement. Ce livre retrace tous les enjeux et épisodes de la bataille de Guadalcanal, qui est un fait d'armes fondateur du corps des marines. Des témoignages inédits de vétérans américains enrichissent la fin du récit.
Le champ de bataille de Waterloo compte de nombreux monuments qui perpétuent le souvenir des combattants. Au bord du chemin d'Ohain, immortalisé par Victor Hugo, une stèle marque l'emplacement occupé par la batterie du capitaine anglais Mercer. Celui-ci est l'auteur de célèbres souvenirs sur la campagne de 1815. La première partie de son journal, consacrée aux opérations des Quatre-Bras et de Waterloo, relève de l'anthologie. Mercer narre ce qu'il voit, ce qu'il entend, mais avec une acuité rare. La seconde partie relate son voyage depuis Waterloo jusqu'à Paris. Elle constitue une très intéressante description des meurs d'une France déchirée et de nouveau occupée. Rarement partial, malgré sa fierté anglaise affichée, l'auteur se comporte en gentleman, offrant autant de panache dans la vie quotidienne avec les civils que dans le danger des batailles. Témoignage de premier ordre sur les ultimes moments du Premier Empire, cette relation mérite amplement la place que la postérité lui a réservée.