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Jeanne d'Arc
Hanne Olivier
GIOVANANGELI AR
16,85 €
Épuisé
EAN :9782758701682
1429. La France est plongée dans les affres de la guerre et Orléans est assiégé. Vaincu par les armées anglaises et méprisé par le duc de Bourgogne, le roi Charles VII peine à établir sa légitimité. Arrive alors à la cour de Chinon une jeune villageoise qui parvient à convaincre le roi qu'elle est envoyée par Dieu. L'épopée de Jeanne d'Arc commence. En quelques semaines, les troupes anglaises sont vaincues, Orléans libéré et le roi sacré à Reims. Les sources historiques permettent de retracer le parcours de la jeune fille, portée par un élan à la fois politique et religieux. L'abondante documentation conservée au Moyen Age sur la "Pucelle" présente aussi un tableau nuancé de son action, car Jeanne rompt avec trop de traditions sociales, s'affranchit des règles du jeu politique et prend même des libertés à l'égard de ses "voix". Devenue une héroïne encombrante, continuant la guerre malgré le roi, elle est capturée devant Compiègne et livrée aux Anglais. Son procès à charge est mené de bout en bout par l'évêque Pierre Cauchon, jusqu'à sa condamnation au bûcher en 1431. Elle devient alors peu à peu une figure majeure du sentiment national français.
Résumé : Les attentats répétés en Europe et l'instabilité au Moyen-Orient relancent régulièrement la question du djihad. Mais si l'on utilise souvent cette notion, on en explique rarement l'histoire et les fondements. Sur quels textes s'appuient les terroristes pour justifier leurs actes ? Que dit le Coran sur la guerre ? Comment le djihad est-il devenu la forme légale de la guerre dans l'histoire de l'islam ? Retraçant l'histoire du djihad depuis les origines de l'islam jusqu'à Daech, Olivier Hanne propose une lecture critique des principales sources historiques. Il montre que le djihad fut interprété de manière souvent contradictoire dans le monde musulman, et dévoile comment il fit l'objet de multiples réécritures et manipulations de la part des autorités politiques, jusqu'à devenir une idéologie contemporaine meurtrière à travers le djihadisme. Alors que les études sur le sujet sont généralement fragmentées, se focalisant sur l'islam médiéval ou sur le terrorisme contemporain, Olivier Hanne éclaire les violences de notre temps grâce à une fresque de quatorze siècles.
La guerre est un phénomène majeur dans l'Europe occidentale au Moyen Age. Les conflits entre royaumes, la violence sociale, la mise en place de la féodalité et le pouvoir donné à la chevalerie rendent omniprésente la réalité militaire. Toutefois, à partir des XIe-XIIe siècles, l'Eglise tente d'encadrer les débordements des soldats par sa législation religieuse et morale, tandis que les monarques cherchent à se faire reconnaître comme les seuls dépositaires du droit de guerre. Si chacun connaît les noms de quelques grandes batailles du Moyen Age, comme Hastings, Crécy ou Azincourt, on ignore souvent les sources elles-mêmes ; pourtant, le retour aux textes médiévaux permet de comprendre les enjeux historiques autour de la guerre, et de goûter la saveur et la diversité de ces écrits. Cette anthologie propose donc plus de deux cents extraits, traduits et commentés, de sources évoquant le monde de la guerre entre les vine et XVe siècles, en Europe occidentale. Les grandes thématiques militaires y sont illustrées par les auteurs médiévaux eux-mêmes : les croisades, les batailles, les valeurs chevaleresques, les questions de ravitaillement, de tactique de combat, d'armement, d'éthique de la guerre.
Mahomet naît à la fin du VIe siècle au sein des tribus du Hedjâz, dans l'ouest de l'Arabie. Orphelin dès l'enfance, il se lance dans le commerce caravanier, s'enrichit, mais s'avère insatisfait des cultes païens. Son existence bascule en 610 lorsqu'il entend une voix céleste lui ordonner de réciter un texte mystérieux, le Coran. Il devient alors le lecteur divin, celui qui appelle les gens de la Mecque à changer de vie devant l'imminence du Jugement. Raillé puis banni de sa cité, il trouve refuge à Médine, où son message rencontre un succès inespéré. Malgré les résistances des chefs tribaux, il organise la vie de la communauté, légifère et lance ses troupes à l'assaut de la Mecque, prélude à l'unification de toute la péninsule. Les sources qui narrent son épopée et justifient son titre prophétique ne cessent d'interroger l'historien, car elles sont essentiellement musulmanes, donc partiales, et tardives, puisque rédigées entre le VIIIe et le Xe siècle. L'étude critique de cette documentation par la recherche moderne dévoile de multiples contradictions dans les récits, mettant à jour les "zones grises" de cette biographie officielle, parfois en opposition avec le Coran. La figure de Mahomet ressort de ces analyses plus complexe, moins monolithique.
L'Europe découvre l'islam avec la conquête de l'Espagne au VIIIe siècle, mais c'est avec les croisades que s'améliore la connaissance de la culture arabe au XIIe siècle. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l'on appelle à l'époque l'Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l'adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se risquent en Orient. Les traductions se multiplient, accompagnées de dossiers polémiques. Pourtant, malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L'arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu'à susciter une véritable fascination au XIXe siècle à travers l'orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l'existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l'arabe en Europe avant le XXe siècle ? Cet ouvrage retrace quatorze siècles d'étude de la langue arabe et du Coran en Europe, montre comment la civilisation occidentale a construit son rapport à l'islam, et pourquoi la question culturelle l'emporte finalement sur la différence religieuse.
Lorsque, en novembre 1945, il fait ses premiers pas sur le sol indochinois, Marcel Bigeard ignore alors, comme il l'écrit dans ses Mémoires trente ans plus tard, "qu'il y aura bien d'autres pas, des milliers de kilomètres parcourus... au cours de longues années et qu'aussi, comme beaucoup d'autres, il serait marqué à vie par ce pays captivant". Bigeard fit trois séjours en Indochine, et c'est au cours du dernier qu'il "sortira de l'anonymat". C'est donc à l'épopée du 6e BPC qu'il commanda durant cette période que la Fondation Général Bigeard a choisi de consacrer ses travaux lors d'un colloque organisé en 2016 à l'Ecole militaire, sous le haut patronnage du ministre de la Défense. Ce livre réunit des contributions d'historiens, de très nombreux témoignages, et des document photographiques provenant notamment des archives personnelles du général Bigeard. Pour la plupart inédits, ces écrits et ces images font revivre le déroulement des opérations, l'atmosphère des combats et celle de la captivité dans les geôles vietminh, et témoignent de l'aura de Marcel Bigeard et du charisme qu'il a exercé sur tous ceux, militaires ou civils, qui ont servi sous ses ordres, croisé sa route ou encore mis en uvre ses méthodes de combat.
Le champ de bataille de Waterloo compte de nombreux monuments qui perpétuent le souvenir des combattants. Au bord du chemin d'Ohain, immortalisé par Victor Hugo, une stèle marque l'emplacement occupé par la batterie du capitaine anglais Mercer. Celui-ci est l'auteur de célèbres souvenirs sur la campagne de 1815. La première partie de son journal, consacrée aux opérations des Quatre-Bras et de Waterloo, relève de l'anthologie. Mercer narre ce qu'il voit, ce qu'il entend, mais avec une acuité rare. La seconde partie relate son voyage depuis Waterloo jusqu'à Paris. Elle constitue une très intéressante description des meurs d'une France déchirée et de nouveau occupée. Rarement partial, malgré sa fierté anglaise affichée, l'auteur se comporte en gentleman, offrant autant de panache dans la vie quotidienne avec les civils que dans le danger des batailles. Témoignage de premier ordre sur les ultimes moments du Premier Empire, cette relation mérite amplement la place que la postérité lui a réservée.
Durant le Second Empire, l'armée et la marine ont fait dix campagnes sur quatre continents. Jamais, depuis 1815, les armes françaises n'avaient servi une politique d'une telle ampleur. Inscrits aux plis des drapeaux de nos régiments, les noms de Sébastopol, Solférino, Palikao, Puebla, Bazeilles témoignent avec d'autres de l'audacieuse diplomatie européenne de Napoléon III et de l'expansion mondiale de la France. Pour la première fois, ces campagnes et ceux qui y prirent part sont évoqués dans un album. Des montagnes de Kabylie au delta du Mékong, de la haute vallée de Mexico au plateau de Floing, où l'Empire meurt avec les dernières charges héroïques de la cavalerie, ce livre fait revivre ce pan si riche de gloires et de misères de l'histoire militaire française.