Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Baccalauréat technique. De la technologie industrielle aux sciences de l'ingénieur (1944-2014)
Hamon Christian ; Lebeaume Joël ; Lamard Pierre
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753536111
La création méconnue du baccalauréat technique après la Libération est un fait dont l?importance est sous-estimée. Vitrine de l?enseignement technique, à la fois vivier pour le recrutement de ses professeurs et inspecteurs généraux et des ingénieurs des Arts et Métiers, et modèle pour d?autres diplômes moins prestigieux comme les brevets et baccalauréats de technicien puis les baccalauréats technologiques, ce baccalauréat, devenu scientifique et un temps étiqueté "bac e", constitue pour ses promoteurs, un laboratoire d?innovations pédagogiques et un outil au service de la reconnaissance de la valeur culturelle de l?enseignement technique. En étudiant une période pour laquelle les recherches demeurent rares, cet ouvrage comble un vide dans l?historiographie de l?enseignement. Il explique comment et pourquoi une fraction de l?enseignement technique se détache de sa vocation professionnalisante et devient, en 70 ans, une discipline d?enseignement général de sciences de l?ingénieur dispensé au baccalauréat scientifique et en classes préparatoires aux grandes écoles d?ingénieur. Cette histoire inédite de la technologie industrielle révèle un processus original de disciplinarisation en trois phases de restructuration (1944-1958), de secondarisation (1959-1984) et de mise en discipline (à partir de 1985), phénomène complexe lié à des enjeux politique, sociologique, socioéconomique, institutionnel et didactique, au sein duquel les missions confiées à l?enseignement technique puis technologique constituent un facteur déterminant.
Résumé : Avec ce recueil, constitué de deux " livres ", on voit se forger et s'affirmer l'expérience clinique d'Helene Deutsch à la croisée d'une formation de psychiatrie classique acquise auprès des plus grands (Wagner-Jauregg à Vienne et Kraepelin à Munich) et d'un intérêt passionné pour la psychanalyse. On trouvera dans le premier livre onze conférences restées jusqu'à présent inédites et qu'elle a prononcées depuis les débuts de sa propre analyse par Freud, en 1918, jusqu'à 1930. Le second est une restitution de la forme originale de La Psychanalyse des névroses, publié en 1930 et devenu " introuvable ". En tant qu'analysante, Helene Deutsch est le cas clinique qui, avec celui de sa fille Anna, a contraint Freud à tout revoir sur le chapitre de la féminité. En tant qu'analyste elle a devancé Freud - son livre paru en 1930 en fait foi - puisqu'elle a démontré, à partir de cas, ce dont Freud ne fera pas état avant 1931 : l'intense attachement de la fille à sa mère, au-delà de la haine. C'est ce que révèle Marie-Christine Hamon grâce à une pratique véritablement analytique des textes.
Deutsch Helene ; Hamon Marie-Christine ; Zilberfar
Résumé : " Qu'est-ce qui cloche? " Voilà la question qui signe la reconnaissance par d'autres d'un "trouble de l'affect" chez certaines personnes apparemment normales. Leur trop parfaite adaptation est pour l'analyste un indice : dans leur travail comme dans leurs réactions affectives, elles ne font jamais que reproduire un modèle ou mimer des sentiments. Les "Comme Si", c'est ainsi qu'Helene Deutsch désigne ces sujets qui, n'éprouvant rien, ne peuvent que s'identifier aux émotions des autres. Elle ne recule pas devant le diagnostic de psychose, schizophrénie ou paranoïa latente. Et pas davantage devant l'identification à l'analyste qui, dans ces cas, est salutaire. C'est l'une de ses grandes découvertes dans les années 1930. Sa communication inaugurale à ce sujet, publiée en 1934, est ici traduite pour la première fois, ainsi que d'autres textes essentiels dispersés en revues, inédits ou épuisés.
Battaglia Christian ; Hamon Marianne ; Le Gallic D
Ce manuel a été conçu pour un public d'adultes désireux de renforcer leurs compétences en maîtrise du français. Il est organisé autour de quatre modules et d'une série d'exercices complémentaires : écrire sans erreurs, lire des textes d'idées, écrire une argumentation, lire et analyser des textes littéraires. Chaque module se décompose en séquences qui peuvent être travaillées indépendamment les unes des autres, en une ou plusieurs séances en fonction du rythme de chacun. Ses activités fractionnables, ses tests autocorrectifs et sa progression font de ce manuel un support de travail idéal dans le cadre d'une mise à niveau individualisée. Pour utiliser au mieux ce livre, nous vous invitons à respecter la progression proposée : à partir d'activités élémentaires, vous serez conduit vers des activités plus complexes en construisant peu à peu les compétences fondamentales.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?