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Ville, frontière, participation. De la visibilité des processus démocratiques dans la Cité
Hamman Philippe
ORIZONS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782296088399
Cet ouvrage collectif rassemble des sociologues, urbanistes, géographes et historiens pour questionner les interactions entre la ville, la frontière et la participation citoyenne sous l'angle original des processus de mise en visibilité ou d'invisibilisation des dynamiques démocratiques dans la Cité. Trois entrées sont explorées pour déplier ces enjeux, en termes territorial, politique et économique et social. Dans un premier temps, la dialectique des frontières de et dans la ville est interrogée, afin d'analyser la démocratie locale entre visible et invisible. On aborde ensuite les processus de visibilisation de ces pratiques démocratiques, suivant les dynamiques et les outils de la mobilisation et de la participation citoyenne. Enfin, ce sont les "sans voix" des villes invisibles qui sont enquêtés, c'est-à-dire les acteurs et les scènes impensés de la ville et de la démocratie. Ces recherches de terrain illustrent les limites des dispositifs d'action publique participative, et approfondissent un croisement du regard entre les frontières de la ville et celles du politique.
Résumé : L'ouvrage offre un état des lieux, à la fois large et synthétique, rétrospectif, d'actualité et prospectif, des rapports complexes entre rural, environnement et nature en promouvant un regard ancré dans les sciences sociales dont la sociologie et la géographie sociale. L'ouvrage remet en question aussi bien une vision passéiste du rural (vu en soi comme conservatoire de traditions, de la nature, etc.) que la tentation de fin de l'histoire où le rural serait dissout dans un urbain généralisé. Il renouvelle ainsi conjointement les études rurales et d'environnement françaises à l'heure des appels au "développement durable".
Un certain nombre de politiques environnementales se sont développées ces dernières années à l'échelle urbaine : énergie, logement, transports, nature en ville, etc. Les habitants sont directement interpellés à travers leurs gestes courants, leurs modes de vie et d'habiter. Diverses initiatives dites éco-citoyennes ont émergé autour du bâti, de l'aménagement d'espaces collectifs, des modes de mobilité (covoiturage...), ainsi que de pratiques qualifiées d'" éco-gestes " (ressource en eau, jardins potagers, etc.). Les sciences sociales font néanmoins état d'une capacité de mobilisation inégale entre les groupes sociaux. Là où une " écologie de l'abondance " ou " de standing " se manifeste dans des écoconstructions " performantes " mais réservées à des catégories aisées, des pratiques moins ostentatoires mais bien réelles peuvent se concrétiser dans une " écologie populaire ". Ce dossier d'Espaces et sociétés renouvelle les débats en pensant la " durabilité " dans la fabrique des territoires, à partir des couronnes urbaines périphériques qui se caractérisent par une forte hétérogénéité des classes moyennes et populaires, qu'il s'agisse d'espaces périurbains non-agglomérés, de grands ensembles de banlieue et même d'espaces périphériques de villes-centres. Ces espaces révèlent un dynamisme sans cesse renouvelé d'engagements écologiques au quotidien, fruits d'initiatives citoyennes, en marge du discours dominant des politiques publiques, et de réappropriations de politiques impulsées " par le haut ".
Destiné à un large public, l'ouvrage offre une synthèse des connaissances en sciences sociales sur les coopératives énergétiques citoyennes et met au débat la prise en compte à la fois collective, territoriale et individuelle des questions écologiques, en se fondant sur des expériences concrètes et leur restitution, vivante et distanciée, à partir d'observations et de propos d'acteurs.
Cet ouvrage collectif aborde les réalisations de tramway et leur négociation comme un analyseur du projet urbain et de la fabrique de la ville, à l'aune de la problématique des déplacements. S'appuyant notamment sur les exemples des agglomérations de Strasbourg et de Montpellier, et ouvrant des pistes de comparaisons plus larges (Metz, Grenoble, Bâle), il rassemble les contributions de spécialistes reconnus du sujet et de jeunes chercheurs. Tous enquêtent les interfaces entre transports et urbanisme sans se limiter à une entrée unique. Ils privilégient au contraire les croisements disciplinaires, les variations d'échelles et de focales, ainsi que les questionnements transversaux, entre politique de la ville et développement durable urbain, ségrégation et participation, etc. Ces analyses riches et approfondies intéresseront les spécialistes de la question tant du côté de la recherche et de l'enseignement que de celui des acteurs et des opérateurs: ministères, collectivités territoriales, experts et professionnels de la ville, grands groupes. Le citoyen curieux de décoder son environnement quotidien et son façonnage par les politiques locales et leurs modes de communication s'y plongera également avec intérêt.
Dans la première partie de Les deux pères, Josy Adida-Goldberg retrace sous forme de chronique l'histoire de sa famille - de l'arrivée à Constantine de son ancêtre, juif tétouanais, Salomon Adida, vers le milieu du 19e siècle, au départ d'Algérie de sa famille en 1961. On y trouve des morceaux d'histoire captés par l'enfant et la jeune fille. Dans la deuxième partie, la narratrice retrace la relation d'une transhumance depuis Constantine, en passant par Strasbourg puis Paris. C'est aussi une expérience intérieure: les contingences et les interrogations en articulant la trame. Dans la troisième partie, enfin, elle donne la parole à son époux défunt. Et avec émotion, elle lui fait dire ce qu'il s'est obstiné à taire. Récit attachant qui évoque une Algérie disparue, il témoigne d'un itinéraire et de l'acclimatation d'une famille, arrachée à son lieu d'origine par al guerre. C'est aussi un document sur la migration et l'intégration des juifs d'Algérie sur le territoire métropolitain. Benjamin Stora, historien et politologue, professeur d'Histoire du Maghreb à l'INALCO, dit en quoi Les deux pères transcende le simple récit autobiographique.
De 1886 à 1914 paraissent les Archives d'anthropologie criminelle qui veulent révolutionner la notion de criminalité (école française de Lacassagne contre école italienne de Lombroso). Les débats sur l'homosexualité y sont particulièrement importants tout en donnant un aperçu sur la conception typiquement fin-de-siècle de cette sensibilité, ils mettent en avant la personnalité toute littéraire de Marc-André Raffalovich qui tenta de devenir le Magnus Hirschfeld français.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.