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Triste flic
Hamilton Hugo ; Holmes Katia
PHEBUS
19,75 €
Épuisé
EAN :9782752903150
On avait fait la connaissance de Pat Coyne dans Déjanté (Éditions Phébus, 2006), on le retrouve aujourd'hui dans cette deuxième aventure en ex-flic mis sur la touche après avoir été blessé dans l'exercice de ses fonctions. Séparé de sa femme Carmel, il vit avec son fils Jimmy, un adolescent qui semble tout prêt à marcher sur les traces de son père. Entre les bières ingurgitées au pub et les séances de thérapie qu'on lui inflige pour tenter de le ramener à la "normale", Coyne a tout le temps de méditer sur les transformations de l'Irlande, plongée dans les tourbillons de la mondialisation. Mais un sac de billets disparu et des immigrés clandestins roumains vont replonger Coyne dans l'action: il doit défendre son fils accusé de meurtre, se réconcilier avec sa femme, harceler de coups de téléphone anonymes son ancien directeur de banque, et... sauver le monde. Peuplé de personnages aussi truculents qu'émouvants, voici un polar grinçant, dont le héros demeure, contre vents et marées, réfractaire à la modernité! Biographie de l'auteur Hugo Hamilton est né à Dublin en 1953 d'un père irlandais et d'une mère allemande. Auteur du retentissant Sang Impur (Prix Femina Etranger 2004) suivi du Marin de Dublin (2007), et de romans policiers - tous parus aux Editions Phébus -, il est considéré comme l'un des plus grands écrivains contemporains.
Roman autobiographique ou autobiographie en forme de roman, Sang impur évoque l'enfance de l'auteur dans le Dublin pauvre des années 50 et 60, entre une mère allemande que les braves gens du coin traitent de nazie - alors qu'elle est issue d'une famille où l'on détestait Hitler - et un père. délirant engagé dans le combat nationaliste irlandais pur et dur, qui exige qu'aucun mot d'anglais ne soit prononcé sous son toit. Pour les gamins de cette drôle de famille, la violence est partout : à l'école où on les traite en parias, dans la rue où les graffitis en forme de croix gammée fleurissent sur leur passage, et jusqu'à la maison par la main du père frappeur, pitoyable et risible tout ensemble, qui impose ses lubies à coups de taloches, mais échoue lamentablement dans toutes les entreprises de la vie. Sentiment de la critique anglo-saxonne : " Le livre le plus captivant que j'aie jamais lu... " RODDY DOYLIE. " Ne soyez pas étonné si, demain, vous voyez ce livre prendre rang parmi les classiques. " COLUM Mc CANN. " Une prose d'une simplicité trompeuse, envoûtante... Sang impur rappelle L'Attrape-C?ur de J.D. Salinger, dont la brillance est ici égalée, voire surpassée... Hugo Hamilton. est le plus grand auteur irlandais dont vous n'avez pas encore entendu parler. " JOSEPH O'CONNOR.
Au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale, l'enfant errant croise Maria, dévastée par la perte de son fils Gregor lors d'un bombardement. Parce qu'il a son âge et qu'il passe par là, l'enfant devient Gregor. Soixante ans plus tard, il se souvient. Son errance en Europe, sa jeunesse contestataire et même son amour de la musique ne lui ont jamais apporté la paix. Il sera toujours un homme sans passé, un homme sans visage qui cherche à se faire une place dans ce monde.
Abandonné par sa femme, mis en congé à durée indéterminée après un incendie qui a failli lui coûter la vie, Pat Coyne mène une bien triste vie, remâchant ses diatribes réactionnaires entre deux pintes de Guinness. Mais lorsque son fils se retrouve impliqué dans une sordide affaire d?immigration clandestine et accusé de meurtre, l?ex-flic reprend du service. Pour l?aider, il va devoir plonger dans les bas-fonds de Dublin, où pullulent les escrocs minables et les petites frappes sympathiques.
Vid Cosic est un jeune Serbe de Belgrade, charpentier de métier, venu chercher un travail à Dublin. Dès son arrivée en Irlande il noue une amitié, très alcoolisée, avec un avocat, Kevin Concannon, à qui tout semble réussir, mais qui est résolu à taire le chaos familial dans lequel s?est déroulée son enfance. Immigré doué pour l?espoir, un peu naïf, Vid Cosic croît en l?avenir de l?espèce humaine et ne songe qu?à faire le bien autour de lui. Cette amitié représente pour lui une chance d?appartenir à un nouveau peuple, mais elle sera la source de mille catastrophes, bagarre avec un électricien raciste, incendie de l?entrepôt où Vid travaille, colère plus qu?agressive de Kevin quand il apprend que Vid tente de le rapprocher de son père, un violent notoire. Décidément la bonté et l?altruisme, quand c?est Vid qui les pratique, n?ont pour écho que haine et vengeance.
Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère... La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil? Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire. Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur.
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....