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La rumeur Salomé
Hamidovic David
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204099998
Pourquoi Salomé est-elle encore connue aujourd'hui alors que son prénom n'apparaît pas dans le Nouveau Testament ? Est-ce seulement parce qu'à son évocation on se prend à imaginer une danseuse sulfureuse jouant les effeuilleuses ? On pourrait effectivement s'arrêter à cette simple manifestation d'un fantasme reclus dans un imaginaire plus ou moins enfoui dans l'inconscient de chacun, pourtant, la survivance du souvenir de la jeune danseuse n'est pas fortuite. Depuis deux mille ans, écrivains, musiciens, peintres et autres sculpteurs ont trouvé dans l'histoire de ce personnage anonyme, responsable de la décollation de Jean-Baptiste, une véritable source d'inspiration. Cette femme, instrumentalisée par sa mère, au destin qui semblait tout tracé, est devenue, dès l'Antiquité tardive, une véritable figure "médiatique", et surtout une figure emblématique pour dire "la femme".
Dans une Yougoslavie qui se délite, un jeune homme part à la recherche de ses origines au milieu d'une galerie de personnages hauts en couleurs. Gens sans tombe s'impose comme une oeuvre majeure de la littérature des Balkans. Imaginez un jeune homme, Semir, qui bégaye depuis l'enfance et qui grandit dans l'ombre d'un père mythique : Numan Numi, ce "meurtrier célèbre" qui a défrayé la chronique dans les Balkans. Pendant 47 jours, cet homme a tenu en haleine toute une région, traqué par 41 policiers, avant de mourir criblé de 31 balles. Semir n'a jamais connu ce père, mais toute sa vie sera une enquête sur cette figure légendaire. Le narrateur nous raconte son enfance auprès de tante Badema - elle aussi meurtrière, ayant empoisonné un inspecteur de police - qui l'élève entre récits de cavale et séances de tricot. Une galerie de personnages absolument saisissants : il y a Goulasch, ce voisin obèse qui grossit jusqu'à ne plus pouvoir sortir de sa chambre. Il y a Janko, mathématicien de génie obsédé par la conjecture de Goldbach, qui voit dans les équations la clé du monde. Il y a Clark, ce joueur mythomane qui se prend pour une star de cinéma... Roman d'apprentissage brutal et tendre, Gens sans tombe déploie une fresque des Balkans contemporains où la violence se transmet de génération en génération. Halilovi révèle un talent exceptionnel, conjuguant oralité populaire et sophistication littéraire pour dire la difficulté d'exister quand l'Histoire vous a volé jusqu'à votre nom.
Des fragments mayas aux centuries de Nostradamus, de l'an mil à l'an deux mille, des prophéties de l'Antiquité aux prédictions du New Age, la fin du monde hante les consciences, habite la littérature et prétend hâter l'histoire. Mais ce sont le judaïsme et le christianisme qui donnent tout son sens à l'apocalyptique dont David Hamidovic se fait ici, pour nous, le guide. Bestiaires, être célestes, créatures surnaturelles, mais aussi enfers, paradis : les univers que dessinent le Livre de Daniel, le Livre d'Hénoch, l'Apocalypse de Jean de Patmos, sont à interpréter. En une démonstration savante où la pédagogie le dispute à la virtuosité, ce livre montre combien les visions et les révélations sur la fin des temps dépendent de leur temps. Renouvelant ce champ devenu essentiel aux études bibliques, David Hamidovic explore les mutations de la représentation divine, la remise en cause de la sagesse traditionnelle, la production singulière de l'eschatologie et les milieux spécifiques qui l'engendrent au sein d'une époque en dérèglement. En dévoilant comment l'exaltation de l'omnipotence constitue un antidote aux temps de crise, cette étude met en lumière la part de Dieu et celle des hommes en une leçon qui vaut pour hier et plus encore pour aujourd'hui.
- Vous êtes un homme, il ne faut pas l'oublier, et moi une femme ; on n'est pas des anges, qu'en pensez-vous ? " Avec Adam et Eve (1932), Ramuz donne corps à un projet qui l'a occupé pendant plusieurs années, et qui n'est rien moins qu'une réécriture des premiers chapitres de la Genèse. Destiné à "illustrer un vieux mythe d'Occident" , le roman démontre la fatalité de la Chute. En peignant la désillusion de Louis Bolomey, Ramuz brosse une vision de la condition de l'homme sur terre qu'il assimile à un long désenchantement.
Résumé : Rarement un livre aura été aussi attendu par le grand public et les chercheurs du monde entier. Appelé de leurs voeux depuis des dizaines d'années, cet ouvrage constitue le premier essai historique présentant le déploiement des anges depuis les origines, il y a plus de 4000 ans, jusqu'à l'âge d'or, à l'époque moderne, en passant par le judaïsme, le christianisme et l'islam. Contrairement à l'idée reçue que les anges existent principalement face aux hommes, David Hamidovie montre que ces créatures ne doivent leur existence que dans leur rapport à Dieu. Longtemps menacés dans le contexte des trois religions qui proclament la croyance en un dieu unique, aussi surprenant soit-il, les anges trouvent tout de même une place au point de devenir incontournables. L'ouvrage raconte ce retournement de situation qui explique l'omniprésence des anges dans l'art occidental et plus largement dans notre culture jusqu'à aujourd'hui.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".