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Sociétés contemporaines N° 118, 2020 : Des classes populaires et des associations. Quelles redéfinit
Hamidi Camille ; Trenta Arnaud
SCIENCES PO
19,00 €
Épuisé
EAN :9782724636598
Le dossier dirige par Camille Hamidi et Arnaud Trenta explore le rôle du monde associatif dans la redéfinition des rapports au politique des classes populaires. Lionel Arnaud propose la catégorie de "conscientisation pratique" pour comprendre comment l'apprentissage de la musique, de la danse et du bricolage dans une association contribue à l'éveil politique des habitants d'un quartier populaire de Fort-de-France. Samir Hadj Belgacem recourt à la notion de "politisation conflictuelle" pour analyser les processus d'engagement électoral de responsables d'associations investies dans l'encadrement de la jeunesse des quartiers d'habitat social. Yoletty Bracho reprend à son compte le concept "d'économie morale" pour comprendre la circulation des biens matériels et symboliques entre les administrations publiques et les associations implantées dans les territoires populaires de Caracas sous les gouvernements chavistes. En varia, Anne-Catherine Wagner montre comment les entreprises coopératives construisent des représentations particulières du local pour se distinguer des entreprises internationales et financières ; Julien Larrégue examine le rôle de la trace génétique dans l'administration de la preuve pénale, prise dans les logiques de crédibilisation des avocats face aux clients, aux pairs et aux magistrats. Dans la rubrique En Lutte, Camille Noûs se penche sur les mécanismes de financiarisation de l'enseignement supérieur et de la recherche et les trop faibles résistances qui lui sont opposées.
Dans le monde musulman comme en Occident, les féministes dites "laïques" et "musulmanes" s'allient pour trouver des réponses aux problèmes liés au changement du statut des femmes : elles réclament une égalité entre les genres et s'engagent dans la vie politique, religieuse et culturelle pour faire évoluer les mentalités à partir d'un paradigme islamique. Malika Hamidi a décidé de raconter les fondements théoriques et historiques de ce mouvement et sa mise en oeuvre actuelle, en s'appuyant tant sur des textes fondateurs que sur des exemples tirés de l'actualité.
Décliné en quatre parties (littérature, arts plastiques, cinéma et arts vivants), accordant une place centrale au sensible, le livre évoque les rapports que les artistes nouent avec les idées de Jacques Rancière. Des entretiens sont réalisés par les auteurs avec la plasticienne Esther Shalev-Gerz, le cinéaste Sylvain George, le photographe Philippe Bazin et la philosophe Christiane Vollaire. Un quatrième entretien a été réalisé avec Firat Yücel, cinéaste que le philosophe a côtoyé lors de l'occupation du quartier de Gezi à Istanbul, en Turquie. Le livre atteste de la volonté d'analyser les concepts du philosophe dans un rapport indissoluble entre pratique artistique et pensée théorique, en particulier à travers la notion de dissensus, et le propos montre son évolution, vers une politique de la représentation. Comment maintenir vive cette volonté de division, et éviter le " consensus dans le dissensus" ? Le livre revient sur le rôle des productions artistiques selon Rancière.
Dans le monde musulman comme en Occident, les féministes dites "laïques" et "musulmanes" s'allient pour trouver des réponses aux problèmes liés au changement du statut des femmes : elles- réclament une égalité entre les genres et s'engagent dans la vie politique, religieuse et culturelle pour faire évoluer les mentalités à partir d'un paradigme islamique. Malika Hamidi raconte ici les fondements théoriques et historiques de ce mouvement et sa mise en oeuvre actuelle, en s'appuyant tant sur des textes fondateurs que sur des exemples tirés de l'actualité. Son message est clair : la femme musulmane peut et doit s'engager dans le combat féministe.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?