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Les objectifs pédagogiques. En formation initiale et en formation continue ; Suivi de L'éduateur et
Hameline Daniel ; Schwatz Bertrand
ESF
22,34 €
Épuisé
EAN :9782710117131
Tout commence avec une question qui n'est banale qu'en apparence et qu'il n'est pas fréquent de voir poser avec rigueur: "Quand un cours, un stage, une session seront terminés, qu'est-ce que ceux qui les ont suivis (élèves, étudiants, adultes, etc.) seront capable de faire?". Tenter de répondre à une telle question, c'est entrer dans la pédagogie par les objectifs. Un enseignant ou un formateur n'ont pas défini leurs "objectifs pédagogiques" quand ils ont annoncé ce qu'ils ont, eux, l'intention de faire. Définir un "objectif pédagogique", c'est formuler à l'avance, en termes de capacités ("être capablede..."), ce que les "apprenants" peuvent être en mesure d'escompter de leurs apprentissages. C'est examiner à la lumière de ces résultats escomptés lavalidité des méthodes, des contenus, des procédures. Comme le souligne Bertrand Schwartz dans la préface, l'affaire n'est pas si simple. Mais une chose est sûre: les enseignants et les formateurs qui s'yessayent sont conduits à retourner leurs perspectives et à voir leur pratique d'un oeil nouveau. C'est cet entraînement pratique que vise cet ouvrage en présentant des exercices commentés. Certes, définir les objectifs ne résout pas tous les problèmes que pose une situation d'apprentissage. La pédagogie par les objectifs tente de mettre de la rationalité dans le "sous-système" enseigner-apprendre. Elle a les ambiguïtés de toute rationalisation: on se gardera bien de l'oublier dans ce livre. Mais elle en a aussi les avantages. Elle nous aide à mieux répondre à trois questions faussement simples: "qu'est-ce qu'on veut?", "qu'est-ce qu'on peut?", "qu'est-ce qu'on fait?". Biographie de l'auteur Daniel Hameline est né en 1931 à Nantes. Docteur ès lettres et sciences humaines, il est maître de conférences à la faculté de philosophie et directeur des études de l'Institut supérieur de pédagogie de l'Institut catholique de Paris. Il enseigne ensuite à l'université de Paris-Dauphine où, après avoir été responsable du service de pédagogie universitaire, il est attaché au département d'éducation permanente. Enfin, il exerce les fonctions de professeur ordinaire de philosophie de l'éducation à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'université de Genève. Il y préside la Fondation des Archives Institut Jean-Jacques Rousseau.
Les débats sur l'école battent leur plein. On peut imaginer, si l'on ignore l'histoire de la réflexion éducative, qu'ils sont complètement nouveaux et que l'opposition entre les tenants du " savoir " et ceux de la " pédagogie " est apparue ces dernières années, à l'occasion de récents projets de réforme. Il n'en est rien. Aussi, Daniel Hameline a-t-il choisi de nous apporter un éclairage, tout à la fois distancié et impliqué, qui permet de comprendre les enjeux et de penser les oppositions que nous rencontrons aujourd'hui. Il quitte, provisoirement, l'actualité directe pour montrer comment, depuis les Lumières, l'idée moderne d'éducation a été traversée par des " courants " et des " contre-courants " : le progrès des sociétés, l'éducabilité des hommes et des peuples, la demande toujours plus grande de " démocratie "... Tout cela, ce sont des " lieux communs " qui ont fait naître, très tôt, des inquiétudes : l'instruction ne fait pas de miracles et ne nous délivre pas de tous les maux de la terre ; l'éducation se heurte à la " fatalité de l'atavisme " et la " démocratie " peut n'être qu'une dangereuse illusion. La question du rôle de l'Etat, l'évolution des rapports entre l'école et la famille, l'impact des sciences humaines ont aussi soulevé de nombreuses polémiques dans lesquelles il convient de tenter d'y voir clair... A partir de ces analyses, Daniel Hameline en vient à une " révision des lieux communs de l'éducation moderne " : il ouvre des perspectives pour agir aujourd'hui, avec obstination, modestie et pudeur pour " l'éducation des hommes ". Homme d'archives et enseignant d'histoire des idées, l'auteur est aussi quelqu'un de profondément engagé. Il s'efforce de penser ce qui nous arrive et ce que nous fabriquons en éducation. Son livre est indispensable pour qui veut se dégager des polémiques à courte vue. Il est essentiel pour qui veut comprendre ce qui s'est passé en matière éducative depuis deux siècles. Il est déterminant pour qui veut agir aujourd'hui de manière sensée dans un domaine où le tumulte des passions l'emporte trop souvent. Sa clarté, son humour, la vigueur de sa pensée en font un ouvrage auquel il faudra sans cesse revenir... Ph. M.
Transhumer, c'est se déplacer et se ressourcer dans des lieux divers. N'est-ce pas là une définition de la formation ? Sur le plan éducatif, cela se prépare au sein d'institutions qui devraient prémunir contre les écartèlements insupportables, déchirants ou paralysants. Ceux qui y accompagnent les transhumants participent à la légitimation de la dynamique d'alternance : ils insufflent à l'accompagné le sentiment profond d'être adéquat, satisfaisant et fiable. La transhumance autorise à partir, revenir, repartir et revenir encore, dans le temps, dans l'espace. Dans les cultures. Sans dénier la charge de souffrance, souvent causée ou accentuée par le rejet et l'obstruction, et loin de l'angélisme d'une imagerie pastorale, il y a bien là matière à réfléchir, à examiner ce que la métaphore nous fait comprendre. La transhumance culturelle est un savoir-être. Y œuvrer exige des moyens d'investigation, un savoir-faire. Parmi eux, le récit et le travail autobiographique ont une place privilégiée. Ce livre le montre et illustre l'hypothèse forte que transhumer entre les cultures se raconte et se réalise avec sérieux et joie, d'un pas assuré et délié, si le déplacement est autorisé.
Résumé : Chacun l'a remarqué depuis longtemps et beaucoup s'en agacent : le monde éducatif fait un grand usage de " formules ". Chaque réforme du système scolaire apporte son lot de termes inusités, voire fabriqués pour l'occasion. En 1917, la formule " école active " est pratiquement absente du vocabulaire commun. En 1922, elle est sous toutes les plumes pour dire la nouvelle idée de l'éducation scolaire. Et cet emploi perdure aujourd'hui quand se sont banalisées les méthodes actives. Comment les manières de parler viennent-elles aux gens qui s'occupent d'éducation ? Les textes fondateurs de l'Ecole active sont-ils bien ceux que l'on croit ? Certes, le terme a été promu par des savants. En réalité, c'est d'abord tout un milieu qui en parle, où s'effectue une sorte de diffusion, par cercles concentriques, que nul ne contrôle. Et c'est alors que le concept se fait slogan, pour le meilleur et pour le pire : peut-il en être autrement dès lors qu'il s'agit d'une idée pédagogique ?
Malarewicz Jacques-Antoine ; Godin Jean ; Benoit J
Résumé : Ce livre parle de communication hypnotique. Cette communication est à la fois particulière, voire suspecte dans l'esprit du public et même des praticiens. Elle peut être banalisée mais aussi merveilleusement créatrice. Les auteurs, Jacques-Antoine Malarewicz et Jean Godin montrent comment Milton H. Erickson a démythifié l'hypnose et l'a utilisée comme fondement d'une redéfinition de nombreuses entreprises psychothérapiques. Ayant utilisé l'hypnose pendant toute une vie de psychiatre psychothérapeute. Milton H. Erickson, longtemps président de la Société américaine d'hypnose thérapeutique, se refusant à construire une théorie, a fondé une nouvelle pratique marquée par l'obstination, la générosité, le sens inventif que lui ont appris ses propres handicaps et, en particulier, par un humour plus parlant que toute technicité. Pour ses patients, ses amis, ses élèves, M. H. Erickson a ouvert de nouveaux horizons. Grâce à son génie de la communication simultanée avec le conscient et l'inconscient d'autrui, il a créé des actes thérapeutiques originaux et efficaces. Les exemples cliniques de cet ouvrage font percevoir, à la fois, l'habileté du psychothérapeute créateur d'un champ relationnel approprié à chaque cas et l'ouverture offerte aux capacités latentes de solutions apportées par le patient à sa propre cure. Dans ces voies nouvelles, les auteurs figurent parmi les premiers en France à pouvoir nous transmettre cette pratique de l'hypnose moderne.
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
Les expériences de "classe inversée" apparaissent aujourd'hui prometteuses. Alors que, dans les "classes traditionnelles", on "fait cours" à l'Ecole avant d'envoyer les élèves "travailler" chez eux, dans les "classes inversées", le professeur propose aux élèves de prendre connaissance d'un exposé enregistré ou d'une séquence illustrée puis les accueille en classe pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la réalisation d'exercices ou de projets... On comprend que ce modèle pédagogique soit particulièrement attractif : à l'ère du numérique, au moment où tant de ressources documentaires sont disponibles, le professeur voit ainsi son rôle renouvelé et peut se consacrer pleinement à l'appropriation des connaissances. Mais il ne faut pas, pour autant, basculer dans la naïveté spontanéiste. Prendre connaissance d'une information ou regarder une vidéo pour en tirer quelques enseignements ne vont pas de soi et le risque existe que beaucoup d'élèves n'en profitent guère. De même, interroger le professeur pour mieux comprendre un phénomène, faire un exercice de manière autonome ou travailler en petits groupes pour résoudre un problème ne sont pas des comportements faciles à mettre en oeuvre. Etre intellectuellement actif, s'engager dans un travail et le mener à bien ne se décrète pas, cela se forme. Et, précisément, l'ouvrage d'Alain Taurisson et de Claire Herviou nous montre comment faire. Prenant appui sur des travaux scientifiques éprouvés et des expérimentations solides, présentant les références théoriques nécessaires et donnant de très nombreux exemples d'outils utilisables, les auteurs fondent une véritable "pédagogie de l'activité", garantissant pleinement l'engagement de chaque élève tant dans la prise d'information que dans l'assimilation et le réinvestissement des connaissances. Ils font ainsi de la "classe inversée" une véritable "pédagogie alternative". Au service de la réussite de toutes et tous. Et pour retrouver le bonheur d'enseigner...
La façon de considérer l'erreur dans l'apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années. On est globalement passé d'une conception négative donnant lieu à sanction à une autre, où les erreurs se présentent plutôt comme indices pour comprendre le processus d'apprentissage et comme témoins pour repérer les difficultés des élèves. Sans nier qu'il existe des erreurs liées à l'inattention ou au désintérêt, l'auteur montre avec précision qu'il est possible de s'appuyer sur les erreurs commises pour renouveler l'analyse de ce qui se joue dans la classe et pour mieux fonder l'intervention pédagogique. Ainsi identifie-t-il, en s'appuyant sur de nombreux exemples, huit types d'erreurs pour le quelles il propose médiations et remédiations. Mettre l'erreur au coeur des apprentissages dépasse largement la sphère technico-didactique pour questionner le sens des activités scolaires. Cela peut être angoissant pour les enseignants mais n'est peut-être pas si étranger qu'il y paraît à la question de la violence à l'école.