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101, rue Condorcet, Clamart
Hamelin Simon-Pierre
DIFFERENCE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782729120320
Il n'y a rien ici. Ce n'est pas la ville, ce n'est pas la campagne. Ni arbre fier, ni bâtiment d'architecture. Un coin de banlieue, ni cossue, ni misérable. Il y a bien un bois, mais loin d'être forêt. La forêt est trop loin, tout comme la ville.Les rues sont boueuses, aussi pavées qu'elles soient, d'une boue grise éclaircie par le charivari des carrières du bois et de la plâtrière de Meudon. La trouée béante du chemin de fer de Versailles nous jette en plein visage les vents glacés de l'hiver. On entend le fracas du train à heures régulières, jusque tard dans la nuit.Le ciel peut parfois y sembler presque vaste. Ceux d'hiver sont gris ou blanc grisâtre, quand bien même ce ne sont que de piètres hivers, sans neige ou si peu, sans glace sur les fleuves. Il n'y a que le froid, contre lequel ici, on ne sait se battre: les fenêtres ne sont pas doublées, les poêles de mauvaise facture.Plus bas, au croisement de l'avenue de Paris, on trouve quelques beaux immeubles de rapport, certains arbres vénérables, mais ils sont trop rares et ne servent aucune perspective, n'offrent pas de promenade. Il y a cependant quelques maisons de maître couvertes de meulières encavées, pourtant les jardins sont encore pauvres dans ce quartier nouvellement bâti.Mais si l'on marche jusqu'à l'orée du bois, l'été est un enchantement, quand la glycine déborde les palissades, les lilas poussent en bataille dans les chemins creux. On passe parfois le dimanche dans ce semblant de nature, s'il y a le temps, l'envie et de quoi grignoter sur l'herbe.Non, ce n'est pas la ville mais une pré-ville, un faux bourg à côté de la ville, une banlieue immuablement en marge de tout et tristement identique à celles de Prague, Berlin ou Moscou.Et quand on grimpe la rue des Rochers, à son sommet, après la maison des Protopopov et la petite chapelle de la Dormition, avant la nouvelle école française - comme une prison - et qu'essoufflé on se retourne soudain sur le Paris offert, mais si loin dans la brume ou noyé dans le lavis passé du ciel, on ne peut refréner ce sentiment de lourde tristesse, le rappel lancinant de l'incommensurable exil. On ne peut que mesurer et subir, abasourdi, la distance qui nous séparera toujours de la ville, du coeur de toute chose et de la Russie, le pays à chacun interdit.Les Français d'ici sont de petites gens, à l'esprit aussi étriqué que dans n'importe quel faubourg. On nous rudoie facilement du regard, d'un air gêné ou supérieur. Et l'on sait bien comment on parle de nous dès que nous sortons des boutiques aux silences pesants. Alors, on préfère l'épicerie russe de la rue du Moulin de Pierre, où une babouchka de Tachkent nous fait toujours un peu crédit, ou le petit bistrot-bougnat sans cabine téléphonique mais le combiné au comptoir. Le patron, toujours courtois et souriant, connaît toutes les dames russes, qui en hiver viennent lui acheter des sacs de mauvais charbon de terre.
Une plongée dans le Paris surréaliste des années folles Paris, les années 1920. Le mouvement surréaliste embrase la capitale. Les noms d'André Breton, Cocteau ou Picasso fascinent autant les modernes qu'ils choquent les conservateurs. Leurs oeuvres préoccupent sérieusement les pouvoirs en place qui les considèrent comme de dangereux manifestes révolutionnaires. Le dernier objet du scandale étant L'Age d'or, un film écrit par Dali et Bunuel, tellement sulfureux qu'il circule clandestinement sous un faux-titre issu du Capital de Marx : "Dans les eaux glacées du calcul égoïste ". Victor, gueule cassée de la Première Guerre mondiale, est engagé par l'armée française pour infiltrer ce milieu et arrêter la troupe. En fréquentant ces artistes de l'intérieur, Victor va ainsi apprendre à mieux les connaître. Au risque de devenir, à son tour, fasciné par eux... Pour son premier scénario de bande dessinée, le romancier Lancelot Hamelin nous plonge dans le Paris surréaliste du début du XXe siècle et les soirées enivrées des années folles. Un diptyque témoignant à la fois d'une grande érudition et d'une maîtrise narrative exemplaire, magistralement dessiné par le trait tout en volupté de Luca Erbetta.
Stress au travail, violences, harcèlements, les risques psychosociaux représentent une réelle menace pour la santé des salariés et, par conséquent, pour la performance des entreprises. Il est donc urgent de mettre en place des leviers d?action. L?auteur propose une méthode, des outils, des exercices pour intervenir sur le stress et la souffrance au travail et donne des clés pour réfléchir et agir de façon stratégique afin de garantir santé des salariés et la performance de l?entreprise. L?ouvrage tourné vers l?action et la pratique, tient compte des contraintes très variées de chacun des intervenants sur le sujet sans les opposer. Il s?adresse aux professionnels pressés qui souhaitent mettre en ?uvre un plan d?action rapide et efficace.
Hamelin Gwénaëlle ; Neukirch de Maistre Maud ; Int
Résumé : Les conflits, provoqués ou subis, font partie de notre quotidien. S'ils sont appréhendés correctement, ils peuvent favoriser des relations plus équilibrées. La mise en oeuvre de relations apaisées s'appuie sur la compréhension du fonctionnement des personnalités "difficiles" dans les conflits. Cet ouvrage pratique propose ainsi des outils, des conseils et un vocabulaire adaptés aux conflits pour prendre l'avantage dans la vie comme au travail : des techniques du coach et du médiateur pour détecter et gérer six types de personnalités difficiles, illustrées par des études de cas. Des méthodes de gestion de conflits au travail et de négociation, adaptées à des situations fréquentes. Un test pour évaluer son intelligence émotionnelle et comprendre ses aptitudes relationnelles. Ce livre permet d'aborder les conflits de manière constructive. Vous y découvrirez des méthodes d'enquête IPRP (intervention de prévention des risques professionnels), de médiation et de régulation d'équipe(r) ainsi qu'une approche globale d'amélioration de la Qualité de Vie au Travail.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Entre 2000 et 2020, entre l'Amérique du Sud et l'Europe, chaque personnage, Lunus, Juan Serafini, Henk, Sofia, Angel, Hernàn et Lucas, en proie à ses démons, emprunte sa voie personnelle. Les uns disparaissent, les autres les recherchent, la crise argentine de 2001 éclate... Chaque protagoniste interagit, de près ou de loin, avec les autres. Au lecteur de rassembler les pièces manquantes de ce puzzle, agencées comme des fractales, ces objets mathématiques qui illustrent si bien "l'effet papillon" ou comment l'inattendu peut se glisser au milieu des phénomènes les mieux ordonnés.
C'est un "autoportrait" que nous offre le grand écrivain marocain dans cette évocation de ses années de formation et de son parcours. "Dans le chemin vers soi-même, on peut dire: je, ou bien: moi, je. A condition d'être à l'écoute de son inconscient. Le moi n'est ni haïssable, ni adorable. C'est un masque singulier d'altérité. Au cours de la composition de cet opuscule, j'espère avoir sacrifié la variété mobile de l'égotisme à quelques lignes directrices, livrées par la force des choses aux accidents de la vie et aux jeux du langage. Tel aura été cet essai qui s'est aventuré entre l'autobiographie, le témoignage et le récit intellectuel." Biographie de l'auteur Abdelkéhir Khatihi écrit ses premiers poèmes à douze ans. Le français devient sa langue d'écriture et il poursuit des études supérieures à la Sorbonne, où il obtient un doctorat en sociologie en 1965. A son retour au Maroc, il mène une intense activité: chercheur, écrivain, enseignant et syndicaliste. En 1971, Maurice Nadeau édite son premier récit, La Mémoire tatouée. Son oeuvre plurielle (en littérature, sciences sociales, critique d'art), traduite en plusieurs langues, a été consacrée par des Prix nationaux et internationaux. Trois volumes de ses ?uvres ont paru à La Différence en janvier 2008.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons...Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.La guerre mondiale, oui oui oui oui oui.J.-Cl. G.Prix spécial du jury du prix des Libraires 2019.Prix des lecteurs L'Express/BFMTV 2019.