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NUDITE SACREE
HALLEUX
PUB SORBONNE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782859446727
Aux XVe et XVIe siècles, la nudité se diffuse largement au sein des arts figuratifs, essentiellement dans les représentations profanes mais aussi, et parfois de manière surprenante et incongrue, dans les images religieuses, suscitant de la sorte un faisceau d'interrogations et ouvrant un vaste champ d'étude qui a encore été insuffisamment approfondi et thématisé. Cet ouvrage rassemble les actes d'un colloque organisé par le Centre d'Histoire de l'Art de la Renaissance (HiCSA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) à l'Institut National d'Histoire de l'Art en 2008, colloque consacré aux relations souvent ambiguës qui se tissent entre le nu et le sacré dans l'art de la Renaissance. Si la nudité sert fréquemment de support didactique et dévotionnel au message religieux et à la piété, son potentiel érotique, qui s'affirme très nettement à la Renaissance, risque aussi de les déborder et de les contredire, l'accord entre nu et sacré se trouvant alors menacé, troublé, voire rompu. Les différents articles de cet ouvrage prennent ainsi en considération non seulement la manière dont les artistes ont exploité les potentialités sémantiques et expressives de la nudité à des fins dévotionnelles et théologiques, mais également les décalages et les tensions entre art et religion. Partagée entre le propos religieux et l'attrait sensuel de la chair, la nudité est un lieu d'ambiguïté et de trouble qui interroge jusqu'aux fondements de la religion chrétienne et de son rapport au corps, aussi fut-elle en butte aux critiques et à la censure, surtout après le concile de Trente. Au service de la piété du spectateur mais susceptible d'éveiller son désir, la nudité sacrée est au coeur d'une réflexion sur la réception de l'art de la Renaissance. Cet ouvrage, préparé sous la direction d'Elisa de Halleux et de Marianna Lora, est le troisième volume de la collection Histo.art présentant les travaux de l'École doctorale Histoire de l'art de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Le capitaine James Cook fut l'un des plus grands marins du XVIIIe siècle. Lors de ses trois voyages autour du monde, il découvrit de nouvelles terres, pour la plupart des îles de l'océan Pacifique. Sa dernière expédition se déroula entre 1776 et 1779: James Cook fit escale en Nouvelle-Zélande, affronta les icebergs et la banquise, inscrivit les îles Sandwich sur sa carte. Biographie: Martin de Halleux est né en 1966 à Bruxelles. Dix-huit ans plus tard, il traverse le désert du Sahara et en rapporte un premier récit, publié dans un magazine pour la jeunesse. Après des études de communication, il part pour New York, puis Berlin et rentre deux ans plus tard à Paris pour lancer une revue consacrée au photo-journalisme. Il crée ensuite de nombreux magazines spécialisés, entre autres dans l'environnement. Il est aujourd'hui directeur d'une agence de communication. Pour L'inconnu du Pacifique, il s'est basé sur les véritables journaux de bord du capitaine Cook, dont il possède les éditions originales. Il vit à Paris avec sa femme, auteur également, et leurs deux enfants.
De l'Antiquité à la Révolution Industrielle, ce n'étaient pas les mêmes gens qui écrivaient des livres et qui pratiquaient les métiers. Les uns étudiaient la nature, les autres la transformaient. Entre eux, il semble exister une cloison imperméable. En réalité, la faute en est aux historiens des sciences et aux historiens des techniques, qui depuis longtemps se tournent le dos. Prenant à rebrousse-poil l'historiographie classique, ce livre entreprend de montrer comment les connaissances des artisans ont fécondé la pensée scientifique, comment la Révolution scientifique du XVIIe siècle est largement tributaire des techniciens et enfin comment la "nouvelle science" maîtresse de son outil physico-mathématique ambitionne ensuite d'"affranchir les artisans de la routine" en donnant à leur pratique des "fondements certains".
At Lexitis, our planners are printed on paper produced from sustainably managed forests (FSC, PEFC) because we are conscious of our environmental footprint. But we have chosen to go one step further by printing our planners on demand. This means that the copy that you are holding between your hands was printed only once it had been ordered by your bookstore, yourself or one of your acquaintances. And this is the case for all the books that we produce. This means that we have no merchandise in stock, unsold books, unnecessary shipping costs, or pulping costs. We aim to minimise our environmental impact, in fact, to the exact number of copies purchased by our readers. Zero waste. Of course, this is a slightly more complicated process, with slightly higher costs and slightly longer delivery times, but we think that it is worth it. We hope that you do too.
Résumé : Le Sur les Pierres de Théophraste est la seule trace de géologie scientifique grecque que nous ayons conservée. Non que le genre du lapidaire fût négligé, mais il recoupait plutôt des traités relatifs aux pierres précieuses et à leurs vertus magiques. Ces textes, le plus souvent anonymes ou pseudonymes, nous ont été transmis sous forme fragmentaire par des compilateurs. D'origine ancienne et lointaine, égyptienne voire mésopotamienne, ils connurent un fort succès durant la période hellénistique et occupaient, selon la tradition, deux millions de lignes à la bibliothèque d'Alexandrie. La présente édition contient le Lapidaire Orphique, poème bien connu depuis la Renaissance, ainsi que d'autres lapidaires plus rares, Les Kérygmes orphiques, le Socrate et Denys, le Lapidaire nautique et le traité latin de Damigéron Evax. L'introduction analyse le genre du lapidaire, en distinguant notamment ses quatre grands courants, rationnel, magique, astrologique et allégorique. Chaque texte est précédé d'une notice qui éclaire une tradition manuscrite le plus souvent obscure et complexe, et qui fournit de judicieuses pistes d'interprétations. Des notes accompagnent la lecture et sont développées en fin d'ouvrage par des notes complémentaires. L'ouvrage est en outre enrichi par un index des pierres.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.