Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Essai sur l'accélération de l'histoire suivi de L'histoire va-t-elle plus vite ?. La conquête des fo
Halévy Daniel
B.DE FALLOIS
17,10 €
Épuisé
EAN :9782877064057
L'allure du temps a tout à fait changé, disait déjà Michelet en 1872. Il a doublé le pas d'une manière étrange. Dans une simple vie d'homme, j'ai vu deux grandes révolutions, qui autrefois auraient peut-être mis entre elles deux mille ans d'intervalle. " Daniel Halévy, historien, philosophe, biographe, avait vu beaucoup plus de choses encore, et plus extraordinaires, et en beaucoup moins de temps, quand il écrivit ce livre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L'Histoire va-t-elle plus vite ? Etudiant le rythme des grands courants qui ont animé les empires et les peuples, l'auteur croit discerner dans son déroulement une allure constamment plus rapide. Cette thèse, qui soulève bien des interrogations et des objections, eut à l'époque un grand retentissement. Elle n'a rien perdu de son actualité. Le progrès technique en est-il la cause ? Fait-il courir à l'humanité autant de dangers qu'il lui apporte de satisfactions ? Ce court essai, un des plus denses et des plus riches qui aient été écrits sur la question, contient aussi un panorama fulgurant et passionné de l'Histoire universelle. On pourra lire à la suite quelques-uns des commentaires et des débats auxquels il a donné lieu, notamment une discussion avec Albert Bayet, le père Daniélou, et Raymond Aron, ainsi qu'une réflexion de Daniel Halévy sur Leibniz, le philosophe auquel il a consacré le plus d'attention.
Nous ne vivons pas une crise. Nous vivons bien plus que cela : une mutation profonde de toutes les références et normes socio-économiques. Cette grande révolution macroéconomique implique la réinvention de l'entreprise et du management ainsi qu'une révolution microéconomique qui fait l'objet du second tome de cette étude. A partir d'un modèle à cinq dimensions, l'auteur dessine les pratiques managériales qui devront accompagner cette mutation radicale. Pour éviter le chaos que tous ces changements pourraient induire, il propose de repenser de fond en comble le rôle du manager. Au bout de ce travail, macro et microéconomie seront remises en convergence dans leur dialectique profonde. Les entreprises et les marchés sont les deux faces d'une seule et même médaille. Ils se suscitent, se stimulent et s'inventent mutuellement. Les unes ne sont rien sans les autres ; et réciproquement.
Aux yeux de ses contemporains, Edgar Degas a pu passer pour un peintre renfermé et sauvage, un être abrupt, aux répliques redoutables cette réputation plaisait au maître de l'impressionnisme, il l'entretint toute sa vie. Le degas que l'on découvre au fil de ces deux cent cinquante lettres est bien différent; c'est, sous un triple éclairage, l'artiste, l'ami, l'homme intime. L'artiste rivé à son double défi: une précision toujours plus grande mariée à une invention toujours plus souveraine, capable de faire quinze heures de train pour serrer une main en deuil; l'homme ému par la beauté des femmes et la grâce des danseuses. Dans ces lettres, Degas peint son autoportrait. C'est le quotidien d'un génie, de ses humeurs paradoxales: "je suis triste, quoique gai, ou le contraire."
Daniel Halévy a quarante et un ans lorsque la guerre éclate. Placé dans l'armée territoriale, il obtient avec difficulté l'autorisation de partir au front comme interprète auprès des troupes anglaises en 1915. Cet esprit passionné par le désir de comprendre, d'observer un peuple en guerre, revient ensuite à Paris pour travailler à la Maison de la presse, dans les services du Quai d'Orsay. Il ne retrouve le contact du front, comme interprète auprès de l'armée américaine, qu'en 1917. Tout au long du conflit, non loin des tranchées aussi bien que dans son bureau, sa médiation prend corps dans son journal, éclairé ici par une partie de sa correspondance. Essayiste de talent, remarqué par la critique avant la guerre, son attention se porte tour à tour sur les combattants et sur " l'autre front ", celui de l'arrière où les civils vivent le conflit à leur manière. Attaché à une Europe cosmopolite, conscient que le monde d'hier s'écroule, il s'interroge sur le déclin du continent et songe avec appréhension à son devenir. Marqué par la tradition libérale, Daniel Halévy excelle à saisir sous sa plume les portraits individuels comme ceux des groupes humains. Il offre une vision pleine de profondeur et d'humanité des êtres plongés dans la guerre.
Le Bureau des Risques et Périls est une mystérieuse cellule au sein du ministère de l'Intérieur. Il est composé de trois personnes qui ont pour mission de lire tous les romans policiers qui paraissent afin de relever tous les cas possibles et imaginables de crimes pouvant être commis et de les signaler en "haut lieu". Or voilà que ces trois personnes, une femme et deux hommes, décident de commettre un crime parfait. Lequel suppose non seulement des meurtriers parfaits et des circonstances parfaites, mais également un coupable parfait. Encore faut-il bien le choisir. Et veiller à ce que rien ne vienne mettre en cause sa culpabilité...
A l'automne 1856, Sissi n'a pas vingt ans quand elle accompagne l'empereur François-Joseph dans un voyage à hauts risques à Venise. Un vent de révolte souffle sur la lagune. Après l'occupation française, les Vénitiens n'en peuvent plus de supporter la pesante tutelle des Habsbourg. L'accueil de la noblesse, comme celle du petit peuple, est glacial. Mais grâce à son charme naturel et à son intelligence politique, Sissi saura persuader son mari de prendre les mesures d'amnistie pour ramener le calme. Ce qui lui vaudra d'être surnommée "l'ange bienfaiteur". Envoûtée par la vieille cité lacustre et au prétexte de se soigner, elle y retourne cinq ans plus tard avec ses enfants pour un long séjour où elle peut enfin mener une vie de famille tranquille, loin de ses obligations officielles et de l'archiduchesse Sophie, son envahissante belle-mère. C'est là qu'elle commence sa fabuleuse collection de photographies sur les beautés féminines. En perpétuel déplacement dans toute l'Europe et jusqu'en Egypte, toujours à la recherche d'un mieux-être sans cesse troublé par des drames familiaux, Sissi fait une dernière escale dans la Cité des Doges au soir de sa vie pour assister à l'inauguration de la première Exposition internationale d'art, baptisée Biennale deux ans plus tard. Un voyage qu'elle voulait incognito mais qui, contre toute attente, lui fera rencontrer pour la première fois les nouveaux maîtres de la Sérénissime, le roi et la reine d'Italie. Sissi et Venise, ou le romantisme dans tous ses états...
Mai 2020, quatre-vingtième anniversaire du désastre de Sedan. De nombreux auteurs, historiens français et étrangers, se sont penchés sur cette bataille dont les conséquences furent dramatiques pour la France. L'originalité de cette étude repose sur le fait que l'auteur, qui n'est pas historien, aborde l'évènement essentiellement dans sa dimension humaine, mettant l'accent sur le comportement des combattants, tant français qu'allemands. Il montre les réactions de peur, de panique, mais aussi de courage allant parfois jusqu'à l'héroïsme, d'un côté comme de l'autre. Il développe l'action des chefs, leur perspicacité, leur audace, leur intelligence de situation... ou, au contraire, leur passivité et leur aveuglement. Il plaide pour que soit enfin reconnu le fait que, dans la plupart des cas, les soldats français n'ont pas démérité et que leur honneur est sauf.