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LA VALSE DES AFFLUENTS
HAKOLA T
SERPENT A PLUME
20,75 €
Épuisé
EAN :9782842614133
Carson Clay. Se voyait en faire partie. Voyait le canyon de Burke comme un étroit portail. Un seuil. Se voyait se tendre, étendre ses bras raides qui se calaient, les mains enfoncées, dans chaque versant. Se voyait remonter. En sortir. Se lever. Cela commence en 1899, avec un train de la Northern Pacific, dans une colonie minière enserrée par les deux murs qui bordent le cours du ruisseau Canyon Creek. A Burke. Dans une ville champignon, une ville d'argent et de plomb coupée en deux par le rail, en 1887, avant même d'être dotée d'un chemin carrossable... A Burke. Dans les montagnes Bitteroot. Dans l'Idaho. On l'appelle le " train poivrot " lorsqu'il grimpe les dix kilomètres de Wallace à Burke le samedi soir. Par ce beau matin du printemps 1899, il est censé être juste un " train descente " de plus qui porte sa charge jusqu'à Wallace. Pourtant, ce train-ci va souffler dans l'Histoire comme " l'Express dynamite ". " L'Amérique est au cœur de La Valse des affluents. Une Amérique de rivières et de routes, celles de l'Idaho, qu'empruntent des émigrants européens habités par les promesses d'un Nouveau Monde. Un monde qui se crée dans le bruit et la fureur. Reprenant la trame de La Chartreuse de Parme, Theo Hakola embarque avec maestria ses diables de personnages - Carson, Cecilia, Jewell, Peter, Pirjo... -, aux prises avec l'Histoire et avec eux -mêmes, dans une enivrante traversée du XXe siècle. Et nous livre un roman au souffle épique, digne des plus grandes œuvres de la littérature américaine.
A deux heures et demie, je suis allé faire mes courses au Monoprix de la rue du Temple. Faire ses courses à cette heure-ci est un comportement inhabituel, voire suspect. Ce n'est pas français. Je ne suis pas français. Il y a trente-six ans, je suis devenu accordeur de piano à New York. Il y a quarante-quatre ans, j'ai regardé la division blindée du général Leclerc entrer dans un Paris qui se libérait. Certains chars arboraient des noms de localités espagnoles sur leurs coques d'acier : Jarama, Brunete, Teruel, Ebro... A la peinture blanche. Ebro. Mon Dieu. Il y a cinquante ans, j'ai reçu une balle dans la cuisse sur la colline n° 451 - " Le Bouton " - à la bataille de l'Ebre. Et un mince éclat d'obus m'a arraché un petit bout de crâne. Il y a soixante-dix ans et un jour, je naissais à Burke dans l'Idaho. " Premier roman de Theo Hakola, La Route du sang est une fresque tourbillonnante, à l'écriture audacieuse mêlant poésie, farce et roman historique, qui peint tout ensemble les débuts du syndicalisme aux Etats-Unis, les batailles amoureuses, les étincelles de la Guerre civile espagnole et le quotidien d'un Américain à Paris, et réinvente le mythe de Zorro.
Résumé : Répondant au S.O.S. de sa s?ur, Peter Fellenberg revient dans sa ville natale de Spokane, Washington, pour l'aider à retrouver la trace de sa nièce, disparue pendant un camp de vacances. L'inquiétude est à son comble : l'adolescente a depuis peu embrassé avec passion les principes un peu trop fanatiques de l'église qui a organisé ce séjour. Mais elle pourrait aussi être tombée entre les mains de "rednecks" néo-nazis? Très cinématographique, mené tambour battant et peuplé de personnages aussi singuliers qu'affirmés, "Idaho Babylone" se lit comme une implacable et douloureuse enquête. Un roman éminemment éclairant sur "l'état de l'union" à la veille de la présidentielle américaine de novembre 2016.
Il y a quelques années, je tombai sur un recueil hilarant : Politiquement correct, de l'Américain James Finn Garner. Dans cette série de contes folkloriques revus et corrigés selon la morale d'Outre-Atlantique, les nains étaient devenus des " verticalement contrariés ", Blanche-Neige avait une âme d'écologiste, la puanteur des trolls était considérée comme un trésor culturel et Boucles d'Or avait pris une saignante revanche sur le pouvoir des mâles. Plein d'admiration, je pensai aussitôt : " Génial ! " L'objet eut un succès planétaire. Quelque temps plus tard, je découvris les joyeux récits de Jean-Pierre Enard à faire rougir les petits chaperons. Fondés, eux aussi, sur un détournement de la tradition, mais sous l'angle exclusivement libertin. Que faire, après ces deux magnifiques inventions ? En forger une troisième, peoplisée et up-to-date : sous forme d'un bref roman, des histoires politiquement correctes (à faire rougir les trois petits cochons), dans la bouche d'un moderne marquis de Sade progressivement contaminé par le style cheum et dégueu de nos écrivains à la mode. Le génie est comme l'ail : plus vous vous y frottez, plus vous embaumez. Ainsi naquirent les Histoires chuchotées à Justine, ravissante Lolita posée sur les genoux du Divin marquis. Yann Rebell.
Editeur de Jules verne, mais aussi de Balzac, de George Sand, de Victor Hugo, Hetzel est au cœur de la littérature de son époque. Découvreur de talents, il n'hésite pas à "rewriter" les œuvres de ses auteurs. Il accueille des dessinateurs prestigieux tels Grandville, Gavarni et Gustave Doré, et fait travailler ses "reporters d'images" à l'illustration des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Ignorant les frontières, il adapte des auteurs anglais et russes, invente le marketing éditorial, lutte contre la contrefaçon, lance les cartonnages de luxe. C'est le créateur de la littérature de jeunesse avec des ouvrages du Magasin des enfants, sa revue le Magasin d'Education et de Récréation et les Albums Stahl de Mademoiselle Lili. C'est aussi un auteur qui signe Stahl ou "un papa". Autodidacte, idéaliste, loyal et fidèle, résolument moderne, il contribue à l'instauration de la IIe République. Exilé après le coup d`Etat de 1851, il milite pour une éducation républicaine et laïque dont les lois de Jules Ferry assureront la consécration. Cette vie passionnée d'un homme aussi célèbre par ses colères que par son humour est racontée ici, illustrée par des cahiers hors texte et complétée par des annexes documentaires.
Guerre en Yougoslavie, en Irak, en Palestine, au Venezuela, en Afrique... Que fait l'ONU, à quoi sert-elle ? Et du reste qu'en sait-on ? Quelques images rapides à la télévision de réunions du Conseil de sécurité, quelques courtes interviews de son Secrétaire général et parfois le débarquement des Casques bleus dans une région du globe avec quelques idées reçues : l'ONU coûte cher, les fonctionnaires internationaux sont des nantis, etc. Première enquête d'investigation journalistique au sein du système onusien et de ses organisations internationales, celle-ci intervient à un moment où se pose avec force dans plusieurs grands conflits la question du rôle et de l'efficacité de l'ONU. Faut-il brûler l'ONU ? est donc un livre d'actualité. Enquêter au sein de l'ONU conduit à un constat interne accablant : le droit du travail est quasiment inexistant, l'emploi d'une précarité insoupçonnée - sauf pour les hauts fonctionnaires internationaux nommés aux postes de direction par les Etats, essentiellement les grandes puissances occidentales qui s'octroient 60 % de ces postes -, la justice inique, le harcèlement psychologique, sexuel et le mobbing répandus, la répression syndicale importante, etc. Mais ce n'est pas tout. A cette situation interne s'ajoute le bilan catastrophique de plus d'un demi-siècle d'ONU. Si vous lisez ce livre en une heure, dans le même temps 900 personnes seront mortes de faim. Des épidémies anciennes et nouvelles se propagent, trois milliards d'habitants sur six "vivent" avec moins de deux dollars par jour, un milliard ne sait ni lire ni écrire, un milliard est sans travail, 800 millions d'individus n'ont pas accès aux soins, le revenu par habitant est aujourd'hui plus bas dans 80 pays qu'il y a dix ans... Que reste-t-il de la Charte des Nations Unies ? Faut-il vraiment brûler cette Organisation qui ne serait plus que " le machin " de quelques grandes puissances ?