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Vomito negro
Hak Pavel
VERDIER
14,70 €
Épuisé
EAN :9782864326557
Une île quelque part sous les tropiques des Caraïbes. Villas de luxe, milliardaires se reposant entre deux raids boursiers, jet-set. Mais aussi crime organisé, trafics humains en tout genre, prostitution, misère. Un frère et une soeur sont les héros du roman, descendants de captifs venus de l'autre côté de l'océan, esclaves dans les plantations. Marie-Jo est kidnappée. Son frère est poursuivi par la police et la mafia locales. Il part à la recherche de sa soeur sur le continent. Vomito negro raconte leur lutte pour la survie et croise leurs itinéraires respectifs avec le récit de leur père évoquant sa traversée à fond de cale. Comment Marie-Jo échappe à Sidney Parker et au docteur Godrow ? Comment son frère, passé clandestinement sur le continent, devient membre d'un escadron de la mort ultra-secret ? Avec ce nouveau roman, Pavel Hak poursuit son exploration des conséquences ultimes du capitalisme contemporain, celles de la prédation sans limites, de la marchandisation des corps et d'une déshumanisation à laquelle ses personnages répondent par une effrayante volonté de vivre. Cette urgence passe tout entière dans la phrase, dont la vitesse fait de ce roman une course hallucinée, qui a les fulgurances d'un poème.
Wu Tse ramasse des corps gelés dans les rues d'un pays indéfini et survit en mangeant des cadavres. Près de la frontière, il est embauché comme ouvrier sur un chantier où les accidents se multiplient mystérieusement à l'approche des jours de paie. Accompagné de la belle Kwan, il tue un homme riche, le vole et s'enfuit...
Résumé : Un homme, accompagné d'une jeune femme, s'envole en Afrique pour une expédition de chasse. Une fois sur place, il s'enfonce dans un univers de violence guerrière et sexuelle qui semble ne devoir connaître aucune limite. A travers leurs confrontations avec des Militaires, des braconniers, la maladie, la nature elle-même, les protagonistes de ce roman barbare - où la sauvagerie ne se pare d'aucun alibi, fût-il littéraire - atteignent à une dépersonnalisation sans reste, qui les situe dans un monde hors de toute norme.
L'histoire d'un groupe de fuyards après l'attaque de leur village. Les interrogatoires de plusieurs femmes par des militaires, puis le récit de leur évasion. La quête d'un homme qui retourne dans son village pour y déterrer les morts de sa famille pris dans la terre gelée. En surplomb de ces différentes actions: le monologue mi-prophétique mi-halluciné d'un tireur embusqué. Sniper est un livre de guerre. Une guerre qui n'est pas située, mais que l'on sent proche de nous. Le texte va à l'essentiel: les horreurs, les visions que ces horreurs suscitent, ce que l'humain immergé dans ces horreurs et ces visions devient. En poussant la représentation de la guerre aussi loin, Pavel Hak permet une réflexion sur la guerre dont on connaît peu d'équivalents.
Lutte à mort confirme l'extraordinaire force expressive de l'écriture de Pavel Hak, lorsqu'elle s'applique aux thèmes déjà explorés dans ses romans : la guerre, l'exil, la prostitution, les tortures physiques et morales infligées aux individus. Cette fois, non plus seulement à nos portes, dans des pays en proie au chaos, comme dans Sniper, mais chez nous, d'une façon plus insidieuse mais non moins destructrice. C'est ce parcours infernal, jusqu'à l'absurde - d'une région en guerre à une terre d'exil qui n'est pas également hospitalière à tous, conduisant les protagonistes à s'affranchir de toute loi - que décrit Lutte à mort. L'enchaînement fatal des violences, la logique qui sous-tend cet enchaînement inéluctable, en font un texte important, qui renoue avec une certaine tradition du théâtre politique. Les moyens de la fiction, lorsqu'ils portent la parole, l'incarnation des personnages et le réalisme visuel des situations vécues au degré d'intensité qu'atteint ici Pavel Hak, redonnent au théâtre lu son statut de littérature par excellence.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Car nous sommes dans un temps où les vents soulevés charrient de la poussière des confins du désert, car nous sommes dans des villes où nos pas hésitants arpentent nos faillites, détaillent nos abandons, où nos regards brouillés par le sable d'Afrique semé par les grands vents ne discernent plus rien du chemin à tracer, des directions à prendre, car nous sommes en passe de devenir fantômes, frères de déréliction de ceux à qui hier nous tendions des aumônes, fantômes vivants pourtant, tributaires de nos tripes, de nos muscles, de nos désirs éteints, nos regrets murmurés, suspendus aux rumeurs nous n'avons plus de lieux où poser nos fardeaux." M. R. Nous avons souhaité accompagner la publication posthume du dernier livre de Mathieu Riboulet, Les Portes de Thèbes, Eclats de l'année deux mille quinze, d'un ensemble de textes d'écrivains que nous savons particulièrement sensibles à son oeuvre. Mathieu Riboulet est né en 1960 dans la région parisienne. Après des études de cinéma et de lettres, il a réalisé des films de fiction et des documentaires avant de se consacrer à l'écriture. Il est mort à Bordeaux le 5 février 2018. Suivi de A contretemps, décidément de Mathieu Riboulet.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.