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Le langage et le puits. Poèmes courts complets 1983-1989
Hai Zi ; Yujia Yang ; Vinclair Pierre
UNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782877042420
Cette édition rassemblé l'intégralité des 250 poèmes courts écrits par Hai Zi entre 1983 et 1989, du mythique "Cuivre asiatique" qui lui offre une première reconnaissance, jusqu'à "Au printemps, dix Haizi" , composé 12 jours avant sa mort, dans lequel il se voit comme un "enfant de la nuit, baigné dans l'hiver, épris de la mort" . Enfant des campagnes qu'il connaît intimement, la ruralité est un cadre récurrent de ses poèmes. Partout, les champs de blés, les images de la terre, des sols humides, et l'amour comparé aux arbres en fleurs, s'infiltrent dans ses vers. Parfois joueurs, parfois mélancoliques, ses poèmes touchent une veine sensible pour la population chinoise qui a si longtemps dépendu de l'agriculture pour assurer sa survie. Mais il est aussi influencé par la littérature contemporaine, et son oeuvre est hantée par les figures de Van Gogh, Rimbaud, Baudelaire, Kafka... Les poèmes de Hai Zi sont écrits dans un langage direct, immédiat, débarrassé des ornementations, tout en saisissant la résonnance profonde entre l'homme et la nature. A la suite d'une déception sentimentale, Haizi réalise qu'il existe un fossé infranchissable entre les mondes ruraux et urbains, qui va au-delà des considérations géographiques. Sa poésie se fait plus poignante et désolée, plus intime, plus sombre. A la fois enfant rentrant chez lui après avoir égaré sa joie dans la montagne et homme exilé dans la ville, loin de son village, il ressent la perte d'identité, la perte du foyer, la perte de l'amour, et semble ne plus appartenir à aucun des deux mondes. Malgré son suicide, lire les poèmes de Haizi nous rappelle paradoxalement les merveilles de l'existence, notre lien à la terre, au sol, au pays et nous emporte dans des paysages lointains et insoupçonnés, au fond de nous-mêmes, entre douceur et clarté.
Voici un recueil de conférences données par Ching Hai en divers pays du Monde. Il aidera les chercheurs de Vérité, qui aspirent intensément à la libération éternelle en une seule vie, à trouver des réponses aux questions qu'ils se posent sur la vie, la naissance et la mort, ainsi que sur l'épanouissement spirituel.
Bang Hai-Ja ; Cabanne Pierre ; Juliet Charles ; Sa
Bang Hai-Ja, a créé une patrie d'images, une contrée imaginaire où elle vit, peint, aime et se trouve bien. Elle a sa Corée à elle et son univers, son espace vital, que sont ses peintures, elle naît chaque jour avec elles, discrète, fragile, efficace, parle d'elles avec précision et ferveur. Quand elle n'est pas là, d'autres viennent se promener dans le pays de ses tableaux, découvrent qu'ils s'y plaisent, emportent dans leurs regards et leur esprit sa lumière et cet impalpable scintillement de souffles colorés, ces constellations, ces germinations vibrantes qui épousent les sortilèges de l'immatériel [...] L'art de Bang Hai-Ja n'est ni une aventure, ni un exploit, mais une quête. Sa peinture, d'où se dégage une intense poésie, est un organisme vivant, indépendant, qui produit de rayonnants effets lumineux. Elle-même n'est que le réceptacle et l'intermédiaire de sa propre force créatrice. Elle lui est donnée. " Pierre Cabanne
Issue d'une modeste famille juive fuyant les pogroms polonais, Suzanne Urverg naquit en France. Adolescente elle échappa par miracle à l'Holocauste. Elle devint une enseignante et une scientifique honorée par ses pairs, participant à l'épanouissement de l'Institut Malgache de Recherche Appliquée et à la découverte de médicaments dont le premier antidiabétique d'origine végétale. Elle est aujourd'hui à la tête de l'IMRA et de la Fondation Albert et Suzanne Rakoto Ratsimamanga.
J'avais 16 ans. C'était en 1969. Je vivais chez ma tante à Bên Tre et, un soir, une agente de liaison est venue nous annoncer la bonne nouvelle : il était de retour et voulait me voir ! Le Vietnam était en pleine guerre contre les Américains. Après plusieurs années de mobilisation dans le Nord, les révolutionnaires du Front National de Libération revenaient dans le Sud. Ils se cachaient dans le maquis, près de la frontière cambodgienne. Pour les rejoindre, il fallait attendre que le soleil se couche. La nuit, on se déplaçait plus librement. Ce soir-là, j'ai rencontré mon père pour la première fois."
Jamais auparavant Alvaro de Campos n'avait poussé si loin cet acharnement contre soi-même, cette rage destructrice à laquelle rien ne résiste, pas même sa dignité d'homme souffrant. Cette histoire est la revanche du poète réel sur le vivant imaginaire, la suprême comédie si l'on veut du comédien, mais comédie jouée jusqu'au bout avec la plus grande virtuosité. Alvaro de Campos a sans doute raté sa vie, mais Pessoa, qui écrit sous son nom, n'a pas raté son oeuvre.
Patiente figure entre l'orgue et l'oranger. Quand ils s'étranglent, chaîne et trame, le fil de la lumière et le fil de la mort tissent l'espace éblouissant.
Pessoa Fernando ; Chandeigne Michel ; Viegas Jean-
Hommes, nations, desseins, tout est nul ! Faillite de tout à cause de tous ! Faillite de tous à cause de tout ! D'une manière complète, totale, intégrale : Merde !