Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Souffle de Lumière. Oeuvres 1997-2006
Bang Hai-Ja ; Cabanne Pierre ; Juliet Charles ; Sa
CERCLE D'ART
49,70 €
Épuisé
EAN :9782702207895
Bang Hai-Ja, a créé une patrie d'images, une contrée imaginaire où elle vit, peint, aime et se trouve bien. Elle a sa Corée à elle et son univers, son espace vital, que sont ses peintures, elle naît chaque jour avec elles, discrète, fragile, efficace, parle d'elles avec précision et ferveur. Quand elle n'est pas là, d'autres viennent se promener dans le pays de ses tableaux, découvrent qu'ils s'y plaisent, emportent dans leurs regards et leur esprit sa lumière et cet impalpable scintillement de souffles colorés, ces constellations, ces germinations vibrantes qui épousent les sortilèges de l'immatériel [...] L'art de Bang Hai-Ja n'est ni une aventure, ni un exploit, mais une quête. Sa peinture, d'où se dégage une intense poésie, est un organisme vivant, indépendant, qui produit de rayonnants effets lumineux. Elle-même n'est que le réceptacle et l'intermédiaire de sa propre force créatrice. Elle lui est donnée. " Pierre Cabanne
- Asseyons-nous ici, dit Mlle Johnny. Devant elles, au soleil, s'étendait le jardin et ses centaines de roses. Comme c'est magnifique, dit Johnny, puis elle se mit à raconter tant et tant de choses et aussi à parler de Carl Sponecke, son fiancé, qui était en mission : - Il est parfait, dit-elle, et il ne parle pas. Elle se mit soudain à rire : - Tu crois que les amoureux savent parler ? - Moi, je ne crois pas, se répondit-elle à elle-même, sans cesser de rire. Les insectes bruissaient autour d'elles, tandis que Johnny continuait à parler. De ses parents : papa est adorable, mais il est têtu, disait-elle ; de leur voyage : comme la région est belle, disait-elle ; de Zurich -oh, ces jours heureux à Zurich... Elle parla encore pendant un moment. Puis soudain, elle se tut, avant d'ajouter, hochant la tête : - Et lui aussi, il est beau
Les poèmes réunis ici ont été composés au long des siècles par des moines bouddhistes coréens. En Corée, comme en Chine et au Japon, les moines s'exprimaient par la calligraphie, la peinture, la poésie, ou bien encore en pratiquant les trois car l'art était un support à la vie spirituelle.Empreints de « l'esprit de la Voie », ces poèmes, concis et dénués de toute fioriture, restituent des instants, livrent l'essence de ce qu'ont vécu ces moines pour lesquels la nature était une présence familière et bienfaisante.Dès son adolescence, en partie sous l'influence du bouddhisme, Hai Ja Bang s'est orientée dans la voie de la recherche intérieure. Offrant une sensation de paix, d'ordre et de sérénité, les oeuvres et calligraphies présentées dans ce « Carnet » sont le reflet de sa quête de lumière.
Herman Bang est une des figures les plus singulières et les plus fascinantes de la littérature danoise. On peut même dire qu'il fait partie de ces rares écrivains dont l'oeuvre, aussitôt traduite dans plusieurs langues et en particulier en France, a renouvelé de façon décisive la littérature scandinave de la fin xixe siècle. Né le 20 avril 1857, cet aristocrate se fait très tôt remarquer comme critique littéraire et dramatique et surtout comme romancier. Il a à peine vingt-trois ans lorsqu'il remporte un succès de scandale avec Familles sans espoir, roman autobiographique "fin de siècle" qui témoigne de son admiration pour Balzac, Flaubert, Maupassant et Zola, mais lui vaut une interdiction pour outrage à la morale publique. Tine, son quatrième roman, qualifié "impressionniste", est publié en 1889 et reconnu comme une oeuvre majeure qui retrace l'agonie cruelle du peuple danois lors de l'offensive prussienne de 1864 avec en surimpression les drames de la vie quotidienne et la passion tragique d'une jeune femme. Ce roman a été traduit en France en 1894 et porté à l'écran par le réalisateur danois Carl Knud-Leif Thomsen. Après avoir refusé le Prix Nobel, Herman Bang meurt solitaire et en exil, au cours d'une tournée de conférences aux Etats-Unis, le 29 janvier 1912.
Bang Herman ; Bank Pedersen Christian ; Privat Jac
Herman Bang écrit en chemin. En se déplaçant d'un milieu urbain moderne à l'autre, il crée souvent des personnages provinciaux apparemment immobiles, ces êtres qu'il dénomme existences silencieuses et qui, derrière leur apparent attentisme, voire leur paralysie existentielle fortement trompeuse, sont porteurs d'un profond tumulte émotionnel qu'ils ne parviennent pas à exprimer, mais dont les traces sont détectables dans leurs actes, parfois manqués, et dans ce qu'ils sont incapables, justement, de dire. L'auteur voyageur se penche également sur les êtres excentriques des grandes villes de la modernité européenne, les victimes de ce que Rousseau appelait "le tourbillon social" : dupes de l'apparence, ces auteurs, acteurs (ou serveur dans le cas de Franz Pander) sont les "enfants d'un point mort". Ce "point mort" se trouve chez Herman Bang à l'exacte intersection de la tradition religieuse, culturelle et politique d'autrefois, qui n'offre plus de repères, mais qui ne lâche pas prise non plus, et de l'ordre vide des temps modernes, déterminé par les sciences naturelles et le mécanisme froid de la "sélection" darwinienne. Christian Bank Pedersen