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Pyrenees. Une histoire environnementale du tourisme
Hagimont Steve
CHAMP VALLON
26,00 €
Épuisé
EAN :9791026710509
L'esthétique des paysages, la diversité de la faune et de la flore, l'ampleur des panoramas, la sévérité des cimes et des parois, le calme des lacs et la vigueur des torrents, les bienfaits des eaux, du climat et de la lumière, l'éveil sensoriel et intellectuel suscité par l'effort dans l'ascension, par la contemplation et par la vitesse dans les descentes neigeuses, l' "authenticité" des rencontres ; voilà autant de raretés désirables que des franges croissantes de la population sont venues consommer en montagne depuis le XVIIIe siècle. La montagne, offrant de communier avec la "nature" , présente dès lors une somme de ressources économiques que les promoteurs du tourisme s'attachent à faire fructifier. Ils étendent ainsi la marchandisation du monde aux espaces mêmes qui permettent d'y échapper. Le tourisme, dont l'importance culturelle, économique et politique est souvent négligée, éclaire l'attitude ambivalente des sociétés contemporaines face aux autres qu'humains, entre fascination quasi religieuse et appropriation commerciale. Suivons dès lors, sur le temps long, la transformation en produits touristiques des eaux, des paysages, du vivant, de la neige et des imaginaires, dans un espace pionnier du tourisme mondial : les Pyrénées.
Hagimont Steve ; Minovez Jean-Michel ; Vlès Vincen
Les stations de sports d'hiver ont-elles un plan de repli ? Les recommandations des scientifiques sur l'adaptation à l'enjeu climatique se heurtent aux enjeux économiques et à l'injonction d'attractivité des territoires. L'ensemble des articles de ce numéro consacré aux sports d'hiver pyrénéens dessine un examen tout à la fois critique et compréhensif des stratégies de développement territorial par le tourisme en général et les sports d'hiver en particulier. Montrant le poids du passé dans les enjeux présents, ils examinent la construction et l'évolution de l'ancrage territorial des stations, et confirment, s'il en était besoin, la dimension fondamentalement spatiale et politique du rapport du tourisme à l'environnement - de sa mise en marché à sa destruction en passant par ses rétroactions.
Résumé : Ballerines, richelieus, derbies, boots, baskets, mocassins, sandales compensées que l'on soit doté de petits petons ou d'un joli cou-de-pied, on les aime nos chaussures, elles sont l'accessoire de mode indispensable ! Cette chronique familiale pleine de vie, drôle et cocasse célèbre l'art d'être bien chaussé en toute circonstance. En famille, entre amis, lors de grandes occasions ou en vacances tout est prétexte à des tribulations entre parodie, fétichisme et vécu. Et si nous étions tous un peu des accros de la chaussure ?
Comment faire rire et transmettre un message positif à partir d un sujet qui n a rien de drôle et qui touche une multitude de personnes: le trouble panique? C est tout le projet de cette bande dessinée psy. Olivia met en scène, de façon humoristique et décalée, ce trouble qui l a fortement perturbée pendant une période de sa vie. On suit son personnage drôle, ultra-féminin, dans la progression du trouble, la désocialisation, le séjour en hôpital psychiatrique, le traitement médicamenteux et ses effets secondaires, et la thérapie qui l aide à s en sortir.Le projet véhicule un vrai message d optimisme. On peut souffrir du trouble panique mais réussir à surmonter ses peurs, grâce aux thérapies cognitives et comportementales. Et comment mieux aborder la maladie qu en commençant par la dédramatiser? Car c est bien la trajectoire d une guérison que nous offre ce personnage, dans un esprit très « girly ».En plus de l histoire, un petit cahier co-écrit avec Christophe André donne des conseils pour faire face à la crise de trouble panique, les clés pour comprendre le mécanisme de la peur et les thérapies qui permettent de guérir.
Un soir de Noël, des cadeaux, une dinde et surtout toute la famille réunie. Onze personnes avec leurs histoires, leurs envies, leurs défauts qui vont transformer cette soirée en empoignade tragi-comique. Un vrai repas de famille : en entrée, des piques et des reproches ; des vacheries en plat de résistance ; mais pour finir, en guise de dessert, de l'amour, surtout ! Toute ressemblance avec de vraies personnes serait, évidemment, un pur hasard !" O.H.
La période qui voit le passage de la ville de l'Ancien Régime à la ville haussmannienne ou haussmannisée semble bien connue et les conditions de cette transformation ont été largement analysées. Schématiquement, on considère que le milieu urbain s'assainit tout au long du XIXe siècle, passant de la stagnation miasmatique encouragée par les activités artisanales à la dynamique industrielle symbolisée par la rectification urbaine qui associe percée, aménagement du réseau viaire, nettoiement généralisé de l'espace public grâce aux égouts et à la distribution de l'eau, renouvellement de l'air grâce aux grands mouvements urbains, humains et économiques. Cet ouvrage aborde la ville du point de vue de deux acteurs qui ont joué un rôle fondamental dans les transformations du milieu urbain : le médecin et l'ingénieur, en mettant en avant la cohérence et surtout les limites de leurs approches respectives, traduites par les dysfonctionnements connus par le milieu. Pour ce faire, l'auteur adopte un point de vue original, celui du sol et du sous-sol urbains, par opposition à l'air et à l'eau qui sont considérés depuis plus d'un siècle comme les principaux vecteurs de l'environnement et de la salubrité. L'évolution du milieu urbain, principalement étudiée dans le cas de Paris, révèle les limites des transformations mises en ?uvre au XIXe siècle. L'imperméabilisation du sol, la production de boues, les effets de l'assainissement ou le paludisme urbain traduisent l'échec (certes relatif) et les effets pervers du projet hygiéniste. En définitive, le milieu urbain échappe rapidement à la science.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.