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La science politique
Haegel Florence
SCIENCES PO
24,00 €
Épuisé
EAN :9782724641103
Essentielle à la compréhension du monde, la science politique observe aussi bien les institutions les plus classiques qui organisent la vie des collectivités humaines que les phénomènes agissant à leurs marges ou parfois contre elles. Elle soulève de multiples questions, que les évolutions contemporaines ne font qu'aiguiser : la mondialisation affaiblit-elle les Etats ? Assiste-t-on au regain des nationalismes ? Le monde devient-il démocratique ou autocratique ? Que font les réseaux sociaux à la politique ? Les partis sont-ils en train de disparaître et les modes de contestation de muter ? Pour y répondre, ce manuel s'organise en douze chapitres autonomes, chacun d'eux centré sur une grande notion, de l'Etat à la violence politique en passant par la démocratie, les régimes autoritaires, le vote, les partis, l'opinion publique, les mobilisations, etc. Il restitue la pensée des auteurs tout en respectant le pluralisme des points de vue et en retraçant les controverses intellectuelles et méthodologiques qui animent la discipline. Il décentre le regard et adopte une approche comparative en présentant des exemples issus de toutes les parties du monde et en discutant des références internationales qui font autorité. Une boussole pour explorer le fonctionnement politique des sociétés.
Savoirs : Les nouveaux enjeux de la fonction RH, l?impact des nouvelles générations et du développement durable sur la GRH, l?apport des sciences sociales pour faciliter la compréhension des mécanismes humains. Savoir-faire : Recruter efficacement, bâtir la GPEC de son entreprise, détecter, gérer et fidéliser les talents actuels ou futurs, préparer et conduire les entretiens annuels professionnels et de seconde partie de carrière, piloter un plan de formation, bâtir un système de rémunération, élaborer les outils de pilotage de la fonction RH, détecter le climat social, gérer l?impact du développement durable sur les RH. Savoir-être : Adopter les bonnes postures pour négocier et argumenter, développer son intelligence émotionnelle au service des RH, avoir les bons comportements pour manager les générations. Ce livre de référence, entièrement à jour des textes législatifs, permet d?acquérir une vision globale de la fonction Ressources Humaines et place le capital humain au centre du développement de l?entreprise. Cette 3e édition prend en compte les nouvelles tendances RH, la transformation digitale et la nouvelle loi sur la formation professionnelle.
Essentiels pour comprendre les logiques politiques, les partis sont souvent décriés et leur analyse délaissée, surtout en France. Cet ouvrage a pour objectif de fournir au public les connaissances et les réflexions leur permettant de comprendre non seulement les partis de l'intérieur mais aussi les questions qu'ils posent à la démocratie, comme de rendre visible le renouvellement des travaux à leur sujet Pour chaque parti, le livre apporte un nouvel éclairage sur des enjeux politiques tels que le déclin communiste et la réémergence de l'extrême gauche, les transformations à droite marquées par une interrogation sur l'identité de l'UDF et de l'UMP, la culture d'organisation du PS et des Verts, le poids idéologique du FN. Une réflexion plus générale sur la place des partis dans le système français est ensuite menée par les auteurs à travers, successivement, la transformation du lien partisan, la présidentialisation des partis politiques et l'influence des règles électorales. Un ouvrage par une équipe de chercheurs français qui fournit un cadre pour comprendre la situation des partis aujourd'hui en France mais qui soulève également une interrogation sur une éventuelle " manière française " de les appréhender, en bref qui ouvre un débat.
Lorsque I'UMP est créée en 2002, après le choc du 21 avril, beaucoup doutent de sa longévité. Cette refondation en forme de fusion va pourtant transformer la droite française en l'espace de dix ans. L'organisation de ce nouveau parti, très indexée aux cycles électoraux, s'appuie sur une forte professionnalisation et sur la mobilisation des outils marketing. Ces transformations calquées sur le modèle de l'entreprise n'ont pas conduit à l'effacement des cultures et des idéologies partisanes. Bien au contraire, le peuple de droite existe toujours et l'UMP en constitue un creuset où prime un ordre social traditionnel fondé sur une hiérarchie des genres et des générations et où s'exprime aussi une fibre populaire. Avec le sarkozysme, la droite partisane française a opéré une radicalisation idéologique qui s'explique autant par les stratégies nationales déployées à l'égard du FN que par l'existence de certaines cultures politiques locales proches de l'univers de l'extrême droite. Une approche sociologique, historique et européenne, du phénomène partisan appliqué à la droite française.
Sur une question où circulent tant d'idées convenues, cet ouvrage a pris le parti de diversifier les approches en confrontant des recherches de caractère empirique à des réflexions de philosophes, de démographes et de juristes. Face au système d'équivalence souvent établi entre la banlieue, le rejet des immigrés et le vote Front National, il permet, grâce au travail d'enquête sur lequel il se fonde de saisir l'ambivalence des logiques sociales et des formes d'expression qui caractérisent le sentiment xénophobe dans un environnement spécifique. Il conduit aussi à mettre à l'épreuve l'automaticité du lien entre opinions xénophobes et comportements politiques et à mieux cerner les systèmes de signification que les individus donnent à leurs actes et à leurs croyances. Mais, il ne dissocie pas ces approches reposant sur l'observation empirique de questions plus transversales, en particulier de celles qui portent sur les catégories morales, statistiques ou politiques sur lesquelles repose toute interprétation du phénomène xénophobe.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?