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Le patron
Haedrich Marcel
GRASSET
31,85 €
Épuisé
EAN :9782246808206
Avec Le Patron, les milliers de lecteurs de La Rose et les Soldats vont retrouver avec joie l'auteur capable de les entraîner dans ce grand voyage imaginaire vers leur passé. Ils vont aussi retrouver Marc Waerlé, qui, en 1940, fait la connaissance de Claire-Marielle, une des petites filles de Louis Barrères, le tout-puissant directeur des célèbres industries chimiques. Ambitieux, doué, Marc se retrouve vite parmi les favoris du Patron. Leurs choix vont-ils les séparer ? Marc rejoint la Résistance, alors que Louis Barrères se laisse acculer à la Collaboration. Et pourtant, chacun sauvera la vie de l'autre. Sur ce fond de passions politiques, se déroule l'exquise histoire de Claire-Marielle, La jeune fille, enceinte d'un homme qu'elle ne peut ni ne veut épouser, met au monde et reconnaît un garçon qu'elle baptise Louis : le seul enfant mâle de la lignée Barrères. C'est appuyée, conseillée par Marc qu'elle a tous ces courages. Longtemps leur amour prend ainsi les allures d'une tendresse secrète qui n'est pas le moindre charme du roman. Portrait - à la fois impitoyable, attentif, honnête - d'un représentant prestigieux de cette race en voie d'extinction : les " grands patrons ", autocrates entourés de terreur et de mystère, Le Patron déroule un film extraordinaire de la France de 1940 à 1948. Sens de la fresque, exactitude des détails, admirable documentation : aucun livre n'a ressuscité encore cette époque dans sa vérité quotidienne et historique, tout en contant une intrigue passionnante. Invention des personnages, sens du " petit fait vrai ", intuition des grands mouvements sociaux : toutes les qualités d'un romancier apparaissent ici avec éclat.
Résumé : Etudiant en langue et littérature allemande en 1914, Emmanuel Handrich résilie son sursis et part comme homme de troupe dans l'infanterie. Agent de liaison, "volontaire coureur", il a participé à plusieurs batailles, Champagne et Verdun, au cours de laquelle il est décoré de la croix de guerre. Fait prisonnier à Verdun en mai 1916, comme le futur général de Gaulle qui sera sa référence au cours de la deuxième guerre mondiale, il est transféré en Suisse fin 1917, par échange de prisonniers gravement malades. Professeur au Lycée Henri IV à Paris dans les classes préparatoires et à l'"Agro", il est farouchement anti-munichois en 1938, et bien que non-mobilisable, il s'engage pour la durée de la guerre. Affecté comme interprète au "Service de Renseignement du Deuxième bureau" pendant la "drôle de guerre", il entend l'appel du Général de Gaulle le 18 juin 1940. Résistant dès la première heure, de retour à Paris, il crée avec son jeune élève Pierre Rimey, un réseau de résistance, le groupe "Jacques Messner" qui sera intégré, au printemps 1944, au "réseau Marco/Kléber". Arrêté et déporté au camp de Buchenwald du 21 septembre 1943 au 5 mai 1945, il survit à la "Marche à la mort". Après la Libération, il devient conseiller technique et interprète de la délégation française au procès de Nuremberg.
Le Nouvel Observateur s'est imposé depuis 1964 comme un hebdomadaire de référence dans la presse française. On connaît son aura. Mais on ignore souvent comment il est réalisé de l' intérieur. C'est à travers l'itinéraire personnel de celui qui, enfant, façonnait dans sa chambre un hebdomadaire d'un seul exemplaire et qui plus tard devient maquettiste au Nouvel Observateur que l'on découvre l'envers du décor de ce grand média de la presse écrite. A la mise en page, dans ce lieu stratégique où textes et photos s'assemblent, un homme d'images dans un monde d'écrits nous parle avec passion de son métier de metteur en page et nous fait pénétrer dans les coulisses d'un journal qui se fait. On y rencontre les métiers qui le composent, leurs ambiances, les enjeux, les rythmes, les enthousiasmes et les amertumes qui régissent cette singulière et bouillonnante "symphonie hebdomadaire".
Résumé : A 45 ans, Charles Hedrich décide de plaquer sa vie de chef d'entreprise pour vivre la grande aventure. Du Paris-Dakar au Vendée-Globe, de l'ascension de l'Everest à la traversée de l'Atlantique à la rame, il s'est fixé un incroyable objectif : relever un à un tous les défis de sport aventure du monde ! Un récit extraordinaire dans lequel se succèdent sans relâche les formidables exploits sportifs d'un homme à la volonté de fer.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...