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Les lettres (1220-1240). La perle de l'école rhéno-flamande
HADEWIJCH D'ANVERS
JUBILE
17,78 €
Épuisé
EAN :9782866793456
À la source de la mystique rhéno-flamande, l'un des grands textes du patrimoine chrétien, d'une étonnante modernité. Hadewijch d'Anvers vécut en Flandre, au XIIIe s. Mais ce n'est qu'au XIXe s. que les érudits redécouvrirent ses Poèmes, puis les Lettres et les Visions. Il fallut encore attendre les années 1950 pour que Hadewijch ressuscite à travers son œuvre. Tout indique qu'elle rédigea les lettres ici présentées entre 1220 et 1240. Un siècle plus tard, Ruysbroeck l'Admirable, qui jamais ne la cite, lui a sans doute emprunté le meilleur de ce que l'on admire chez lui. Sa vocation et sa mission hors pair n'ont jamais été vraiment évaluées à leur juste mesure. Elle fut au départ du mouvement des béguines, l'un des plus beaux fleurons du monde chrétien. Ce mouvement essentiellement féminin donnait la priorité à la vie contemplative. Leurs vertus étaient hautement reconnues. Un siècle après Hadewijch, des contemporains évaluaient le nombre des béguines à quelque deux cent mille. Rares sont les mystiques qui ont parlé comme elle de Dieu et de l'homme. Son originalité propre la différencie d'une Thérèse d'Avila ou d'une Élisabeth de la Trinité. Sa connaissance de la littérature profane, de l'amour courtois et l'étendue de sa culture théologique sont impressionnantes. Le mouvement de sa pensée et son expérience mystique suivent les mêmes lignes que le courant intellectuel et spirituel connu sous le nom d'école rhéno-flamande, qui se développera avec Maître Eckart, Tauler, Suso... Ce courant mystique annonce ses ambitions : on veut connaître Dieu d'une connaissance qui n'est pas scolastique, mais on aspire à une connaissance infuse qui dépasse images et concepts, et qui sera le meilleur chemin d'ascension de l'âme vers Dieu. Il y a là une aventure spirituelle aussi remarquable par la qualité que par le nombre de ceux qui en furent les acteurs. Hadewijch est sans égale dans cette constellation, tant par sa justesse et sa profondeur théologique que dans l'épanouissement exceptionnel de sa vie contemplative.
Ces quatorze Visions forment les stations du chemin spirituel qu'Hadewijch propose aux béguines de son entourage pour les encourager dans leur marche vers l'union à Dieu. Les visions se déroulent toutes selon un processus similaire : une " tempête intérieure ", suivie d'un rapt en esprit, précède la vision proprement dite, qui se présente à la fois sous la forme d'images symboliques et de dialogues avec un ange, le Christ, dont le sens nous est donné par les réflexions d'Hadewijch. Chaque vision s'achève dans une extase, une plongée dans l'océan abyssal de la Déité. Cette succession, tempête - vision - plongée dans la Diété, peut être mise en parallèle avec les trois degrés de la vie spirituelle : purification, illumination, union, ou les trois degrés de la théologie : symbolique, spéculative, mystique. Un thème unique s'en dégage, celui d'un amour incomparable, qui n'appartient qu'à Dieu, qui est comme son identité et la norme absolue de son agir, et qui constitue le fondement de l'" exemplarisme spirituel ". Pour Hadewijch, l'exigence de l'amour de Dieu est de nous porter à l'aimer, et à aimer toutes choses, comme lui seul peut les aimer : en imitant les trois Personnes divines dans la totale désappropriation de soi pour entrer, par le Verbe fait chair, dans l'étreinte des Personnes de la Trinité, dans l'Unité infinie de leur essence.
Hadewijch d'Anvers était un être de feu. Un être dévoré par un désir taraudant, d'une inimaginable intensité: le désir d'atteindre ce qu'elle appelait la "fruition", cette jouissance où l'être échappe à ses limites, transporté par une exultation, un amour extrêmes, proprement indicibles. Mais cette transfiguration consume une telle énergie qu'elle ne peut durer. Assez vite l'être retombe dans son quotidien, dans l'ordinaire des jours. Toutefois, ce qu'il a vécu était d'une si rare violence qu'il est repris par le désir de le vivre à nouveau. Commence alors l'attente, cette autre forme de la brûlure. Tout paraît insipide. Espoirs déçus. Doutes. Cet instant où l'être s'embrase ne reviendra-t-il donc jamais? Dans ses poèmes et ses lettres, Hadewijch ne parle que rarement et brièvement de la "merveille". Le plus souvent, elle nous entretient de cette interminable attente qui lui est imposée. Il lui faut ne rien faire, ne rien vouloir, il lui faut même désirer sans désirer, car tout ce qui peut entailler la passivité requise tourne à fin contraire.
François Lefort et Carmen Bader nous font partager les aventures de El Hôr, enfant de la rue : ses joies, ses peines, ses terreurs. Nous le suivons dans sa difficile survie quotidienne. A douze ans, et parfois bien avant, les vols à la tire, mais aussi les sollicitations troubles des touristes _ hommes et femmes _ et la tentation de la drogue, masquent mal une immense détresse affective. Excédés, les policiers sombrent facilement dans une violence qui n'est qu'un aveu d'impuissance. Alors, les enfants se réfugient dans les bandes. Là aussi, nous allons suivre El Hôr et rencontrer ses compagnons de misère. Peu à peu, émerge une autre figure d'adulte qui donne sans rien demander en échange. Nous apprenons à reconnaître la grosse voiture poussiéreuse du Père Lefort et une voix qui se voudrait bourrue. Sans aucun doute, l'un des meilleurs ouvrages sur les enfants de la rue. Une écriture dont l'intérêt ne faiblit pas un instant, au service d'une exceptionnelle connaissance d'un des drames de notre temps. Un livre courageux qui ne choquera que ceux qui veulent se cacher la vérité. François Lefort, 44 ans, prêtre et médecin, est depuis de longues années spécialiste des jeunes en danger moral et de la toxicomanie. A la suite d'un tour du monde d'où il a ramené une enquête sur la prostitution infantile, il est allé s'enfouir comme ermite médecin dans le désert mauritanien. A son initiative, s'est créée une action pour venir en aide aux petits enfants vivant sans famille dans les rues de Nouakchott. Il a su s'entourer de Mauritaniens qui, avec le feu vert des autorités, ont adhéré à ce vaste projet. Carmen Bader, 43 ans, journaliste à RFI, est spécialiste de l'Afrique.
L'auteur, journaliste brésilien, conduit le lecteur à travers le Brésil sur les traces des petites filles esclaves de la prostitution. Avec lui, c'est la descente dans l'enfer où se débattent des enfants innocents livrés à des adultes sans scrupules. Misère, mais aussi drogue et corruption politique, forment l'arrière-plan du pays désolé où il nous entraîne. Ce temps est le nôtre. Ce pays pourrait être le nôtre demain et ces victimes seront nos propres enfants si nous n'y prenons garde. Gilberto Dimenstein nous avait déjà ouvert les yeux, avec un rare courage, sur ces garçons des rues que des tueurs tirent comme des animaux malfaisants. A nouveau, il ouvre le premier un dossier qui sera médiatisé lorsqu'il sera bien tard pour agir. Pourtant, l'opinion publique seule peut provoquer le nécessaire sursaut. C'est tout l'objectif de ce livre. On se souviendra, devant l'abjection de certaines situations, que le combat passe par la lucidité. Les petites filles de la nuit sont victimes de leurs bourreaux et de notre indifférence. Reporter brésilien connu internationalement, Gilberto Dimenstein, 36 ans, est aujourd'hui directeur de l'agence de Brasilia de la Folha de São Paulo. Son précédent livre, Brésil, la guerre des enfants, a été salué dans le monde comme un exemple d'enquête de journalisme d'investigation. Gilberto Dimenstein a obtenu plusieurs prix de journalisme au Brésil, dont le Prix Maria Moors Cabot.
Voici le livre de l'incroyable. Un incroyable devenu vrai. Une adolescente innocente, une enfant (quinze ans) détenue en camp de rééducation, et cela au Laos qui est peut-être le pays le plus convivial de notre temps agité! Il n'est ni respect ni estime sans vérité. Ceux qui aiment le Laos, ceux qui aiment son peuple, c'est-à-dire tous ceux qui ont eu la chance de connaître l'un et l'autre, comprendront qu'il fallait aussi que cette vérité soit dite. Les autres, ceux qui luttent pour le respect des droits de l'enfant, puiseront dans ce témoignage bouleversant de fragilité, une raison nouvelle de ne jamais baisser la garde : si un pays comme le Laos n'est pas à l'abri, qu'en est-il des autres, infiniment plus durs ? Au-delà d'un quotidien insupportable, raconté au jour le jour, l'auteur nous fait pénétrer dans les méandres d'une idéologie sans nuances lorsqu'elle échappe à ses promoteurs pour se perdre dans une incontrôlable logique interne. Personne n'a intérêt à enfermer des gamines dans des camps de rééducation pour y subir les traitements et les humiliations que raconte l'auteur. Ainsi, ce livre prend une place exceptionnelle parmi ceux, nombreux, qui ont été publiés sur cette période et dans cette partie du monde. Il ne faut plus que de toutes jeunes filles puissent être détenues dans des pays comme le Laos. L'inimaginable, parce qu'il s'est pourtant produit, doit ouvrir les yeux. Pour cela, il faut accepter de regarder la vérité en face. Il faut remercier l'auteur d'avoir eu le courage de nous y contraindre. Souvannavong V. , née au Laos en 1960, est originaire d'une ancienne famille de la capitale. En 1975, elle est encore élève au lycée de Vientiane lorsque les forces communistes prennent le pouvoir. Arrêtée lors de la rafle du 29 septembre, elle sera maintenue captive, sans jugement, durant presque quatre ans. Elle effectuera quatre séjours dans différents camps de rééducation avant de s'enfuir en Thaïlande en traversant le Mékong à la nage. Après une année passée dans les camps de réfugiés, elle retrouve sa mère à Paris le jour de Noël 1979. Grâce à une longue et courageuse tentative d'intégration à la vie française, elle occupe aujourd'hui un poste dans une société multinationale.