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Le retour de Lilith
Haddad Joumana ; Jockey Antoine
L'INVENTAIRE
16,30 €
Épuisé
EAN :9782910490966
Lilith, la première femme, la rebelle partie hériter sa vie, chante son retour. Dans ce recueil qui mêle chant, récit biblique, drame, ode, chaque avatar de Lilith - Néfertiti sa fille, Lilith elle-même, Dieu créateur de Lilith -, raconte Lilith à son tour et déploie la parole tentaculaire de la femme hydre aux mille visages, pouvoirs et désirs. La poésie de Joumana Haddad ne s'encombre pas de négociations avec les convenances, mais son impudeur et ses accents de défi ne la rendent jamais obscène. Au contraire, la voix de femme puissante et magnifique qu'elle fait entendre donne à ce chant un ton prométhéen qui transcende le mythe du monstre et du mal. . . Joumana Haddad, poète, nouvelliste, journaliste et traductrice libanaise est née en 1970 à Beyrouth où elle vit et travaille. Responsable des pages Culture du quotidien libanais An Nahar, elle a déjà publié plusieurs recueils dont Invitation à un dîner secret (1998), Deux mains vers l'abîme (2000) et ses ouvrages sont traduits en plusieurs langues.
Dans ce texte poétique sensuel et fervent, Lilith la scandaleuse devient la porte-parole de toutes les femmes libres d?être et d?aimer. Par l?auteur de J?ai tué Schéhérazade. «Je suis Lilith la femme destin. Aucun mâle n?échappe à mon sort, et aucun mâle ne voudrait m?échapper, Je suis la vierge Lilith, visage invisible de la libertine, la mère amante et la femme homme. La nuit car je suis le jour, le côté droit car je suis le côté gauche, et le Sud car je suis le Nord. Je suis la femme festin et les convives. On m?a surnommée sorcière ailée de la nuit, déesse de la séduction et du désir, reine des plaisirs solitaires. On m?a délivrée du carcan de procréatrice pour que je sois le destin immortel. Je suis Lilith aux seins blancs. Irrésistible est mon charme car mes cheveux sont noirs et longs, et de miel sont mes yeux?» Lilith, c?est la première femme, compagne d?Adam qui a fui le paradis car elle refusait de se soumettre à l?homme dont elle se considérait l?égale; la menaçante, la tentatrice, que la Bible ne mentionne qu?à contrec?ur et la plupart du temps sans la nommer, sur laquelle la tradition hébraïque est plus prolixe mais pas moins accablante. Elle est l?incarnation de la féminité primale, celle que le mâle redoute car elle est capable de se libérer de son emprise, voire de prendre le pouvoir par la ruse. Elle se trouve donc associée aux sorcières, aux serpents, aux sirènes, aux goules? en un mot aux créatures démoniaques capables d?asservir l?homme. Mais elle est aussi et pour les mêmes raisons une figure de la féminité glorieuse, puissante et libre, revendiquée par les féministes depuis les années 1970. Rien d?étonnant donc à voir l?auteure de J?ai tué Schéhérazade s?emparer de ce personnage biblique dans un texte incandescent, pour évoquer la féminité dans son plein épanouissement, la femme égale de l?homme dans le désir et dans l?accomplissement. Ce long poème en prose sensuel et fervent s?inscrit dans la même tradition que certains quatrains d?Omar Khayyâm ou les poèmes d?Abû-Nuwâs, avec lesquels il partage un érotisme joyeux indissociable de la vraie liberté d?être et d?aimer. «De la flûte des deux cuisses monte mon chant, Et de ma luxure s?ouvrent les fleuves. Comment pourrait-il ne pas y avoir de déluge, A chaque fois qu?entre mes lèvres verticales brille un sourire?»
«Le Livre des Reines» est une saga familiale qui s'étend sur quatre générations de femmes fortes et extrêmement résilientes. Les quatre branches d'un arbre bien ancré dans la terre de leurs origines malgré la force des vents contraires qui tentent à plusieurs reprises de les emporter. Quatre reines d'un jeu de cartes mal distribuées par le destin, mais dont chacune tente de tirer le meilleur avec la plus grande dignité.4e de couverture : "Le Livre des Reines" est une saga familiale qui s'étend sur quatre générations de femmes prises dans le tourbillon tragique des guerres intestines au Moyen-Orient - au coeur de territoires de souffrance, du génocide arménien au conflit israélo-palestinien, en passant par les luttes entre chrétiens et musulmans au Liban et en Syrie.Reines d'un jeu de cartes mal distribuées par le destin, Qayah, Qana, Qadar et Qamar constituent les branches d'un même arbre généalogique ancré dans la terre de leurs origines malgré la force des vents contraires qui tentent à plusieurs reprises de les emporter. Une lignée de femmes rousses unies par les liens du sang, par une puissance et une résilience inébranlables.Avec la parfaite maîtrise d'une écriture finement ciselée, tout en retenue, élégante, Joumana Haddad construit un roman d'une extraordinaire intensité.Notes Biographiques : Joumana Haddad est née en 1970. Elle dirige les pages culturelles du quotidien An-Nahar, ainsi que le magazine Jasad (Corps), qu'elle a fondé en 2009. Journaliste et traductrice polyglotte, elle a interviewé de grands écrivains comme Umberto Eco, Wole Soyinka, Paul Auster, José Saramago et Mario Vargas Llosa. Poétesse, elle a publié cinq recueils, dont Le Retour de Lilith (Babel n° 1079), pour lesquels elle a reçu divers prix, notamment le prix de la fondation Metropolis bleu pour la littérature arabe (Montréal, 2010).Actes Sud / Sindbad a également publié ses essais J'ai tué Shéhérazade. Confession d'une femme arabe en colère (2010 ; Babel n° 1158) et Superman est arabe (2013).
Née à Beyrouth en 1970, Joumana Haddad dirige les pages culturelles du quotidien An-Nahar ainsi que le magazine Jasad (Corps), qu?elle a fondé en 2009. Elle a publié cinq recueils de poésie pour lesquels elle a reçu divers prix, notamment le prix de la fondation Métropolis bleu pour la littérature arabe (Montréal, 2010). Chez Sindbad/Actes Sud elle a publié J?ai tué Schéhérazade. Confessions d?une femme arabe en colère, qui a fait grand bruit et a été traduit dans une douzaine de langues, Le Retour de Lilith (Babel n° 1079) et Superman est arabe (2013).
Mêlant témoignage personnel, méditations, poèmes et cris, la poétesse libanaise, secrétaire générale du Booker Prize arabe et responsable des pages culturelles du quotidien An-Nahar et du magazine érotique Jasad, nous offre une belle illustration du nouveau féminisme arabe. "Tuer Schéhérazade", c'est à la fois vivre et penser en femme libre, en femme arabe et libre, comme il en existe tant et qu'on s'interdit de voir et d'entendre.
Décembre II, le petit roi ventripotent, n'est pas plus haut que trois pouces, et si gros, qu'il ne peut plus boutonner son manteau de velours rouge. Autoritaire - il n'est pas roi pour rien -, rouspéteur, il surgit, à tout instant, dans la vie solitaire du narrateur auquel il dicte ses quatre volontés. Ils ont ensemble de longues conversations. Chacun raconte ce qui se passe dans son pays. Pour l'un, le bureau, les jours qui se ressemblent tous. Pour l'autre, les nounours en sucre, les étoiles qui deviennent des rois et une profusion de boîtes à rêves, qu'on ouvre, le soir, en s'endormant... Le narrateur est mélancolique, le petit roi, guilleret. Il a de quoi: chez lui, on naît déjà grand, puis on rapetisse, l'enfance est au bout de la vie et la vie n'a pas de fin. Le petit roi sait aussi comprendre, compatir, et sa logique est imparable: inversons la nuit et le jour, et le rêve deviendra réel! Comment entrer dans son royaume ? Il suffit de fermer les yeux et de se faire tout petit... Avec ce " petit prince " revu et corrigé, s'ouvre un univers peuplé de machines-à-sauver-les-caniches, de poètes ralentisseurs-de-circulation et de dragons bleus pétaradant au milieu des embouteillages. Tout ce que nos yeux ordinaires ne nous permettaient plus de voir...