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Le XIIe Imam est une femme
Hachtroudi Fariba
ERICK BONNIER
17,00 €
Épuisé
EAN :9782367600093
Dans ce roman, Fariba Hachtroudi, retournée en Iran après trente ans d'exil, pour en u tâter le pouls met en scène une situation à la fois surréaliste, abracadabrante et désopilante, quoique affligeante. Sa plume trempée dans l'humour noir devient alors une arme redoutable. Son héroïne, et narratrice, Anahita, est une jeune journaliste iranienne de trente ans. C'est une enfant de la Révolution islamique. Elle est envoyée en reportage au pèlerinage de Djamkaran : haut lieu de simagrées et singeries d'un autre âge. L'objet et le sujet de son enquête sont le puits de la mosquée censé être l'antre du XIIe Imam, Messie attendu avec ferveur par les chiites. Et ô stupeur, la jeune femme découvre qu'au pays de la lapidation et du machisme, le fameux Messie est... une Messie tout particulièrement féministe. Le récit, haut en couleur, drôle et décapant, marie humour et indignation, dérision et coup de gueule. Le vécu de la jeunesse déboussolée de l'Iran dépeint avec une impitoyable vivacité, le roman glisse peu à peu vers le pamphlet ; l'ironie devient accusatrice, et le lecteur, subjugué par tant de verve, découvre, sur quels mensonges s'est édifiée la pseudo-révolution iranienne. Cette lecture est également une clef de compréhension de la situation actuelle de l'Iran, un pays à la culture millénaire, où le chiisme, pur produit local, fut de tout temps un facteur de résistance face à l'envahisseur étranger, tout autant qu'une arme entre les mains des despotes locaux qui aujourd'hui risquent d'embraser le monde. Entre les ayatollahs de Téhéran et les rois et princes du Golfe persique la nouvelle guerre chiites-sunnites est déclarée. Un retour aux balbutiements de l'islam qui n'est pas de bon augure.
La vie de Fariba Hachtroudi est inscrite en filigrane dans certains de ses livres: L'Exilée retrace son retour clandestin en Iran; Iran, les rives du sang, la mort de sa mère; J'ai épousé Johnny à Notre-Dame-de-Sion son adolescence en France. Ses ouvrages témoignent de l'âpreté du sort mais aussi de l'allégresse et de la sensualité de la vie.
Pour dénoncer le mal, Delfi, une journaliste pugnace, part à la recherche du "secret de fabrication" de la Gelée royale, la "crème miracle". Elle finit par découvrir les secrets inavouables de cette potion magique, mixture qui déride les peaux en enflammant les esprits. Elle est secondée par deux complices: le publiciste attitré de la société productrice d'illusions, et une aristocrate femme de ménage africaine à la sagesse ensorceleuse. Delfi nous entraîne dans les méandres d'une mondialisation à la pensée formatée où l'argent-roi, tyran invisible, nous vend le rêve de l'éternité. Ce roman, traversé de métaphores et nourri de mythes africains, est à la fois une critique acerbe de la marchandisation des hommes et un magnifique portrait d'une jeune femme de notre époque. Un roman féroce, placé sous le signe de la révolte et de la dérision.
Iran, les rives du sang. Une vieille femme est morte mystérieusement à Téhéran. Depuis Paris où elle est réfugiée, sa fille guide l'enquête d'un policier à travers les venelles d'une société que la dictature religieuse a rendu folle. Entre tant de personnages taraudés par la peur et la douleur, en quête d'espoir et de liberté, on n'oubliera pas la figure de la doctoresse Narguesse qui lit dans le ventre des femmes les convulsions du monde. Roman inspiré, roman de combat soulevé par le souffle de la révolte, ce livre va bien au-delà du témoignage. Ecrit en français par une Iranienne, ce livre chargé de fureur et de dérision nous entraîne au coeur de l'Iran contemporain.
Schiffer Daniel Salvatore ; Bogdanov Igor ; Bogdan
2020 : 500e Anniversaire de sa disparition (1520-2020) 2020 signe le 500ème anniversaire de la mort du peintre Raphaël, l'un des trois grands génies de la Renaissance, aux côtés de Michel-Ange et de Léonard de Vinci. Ainsi ce livre commence-t-il logiquement, et de manière chronologique, là où mon précédent ouvrage, Divin vinci - Léonard de Vinci, l'Ange incarné, se termine. D'autant que Léonard fut aussi l'un des principaux maîtres (avec le Pérugin) de Raphaël lorsque celui-ci vécut à Florence, après avoir quitté sa ville natale d'Urbino, foyer intellectuel et artistique des Marches, région, aux confins de l'éblouissante Toscane et de l'élégante, mais secrète, Ombrie, de l'Italie centrale. Né un vendredi Saint, le 6 avril 1483, et mort également un vendredi Saint, le 6 avril 1520, à l'âge de 37 ans seulement, Raphaël, génie précoce, à la vie romanesque et à la mort mystérieuse, mais à l'oeuvre immense surtout, fut considéré, de son vivant, comme un mythe, à l'instar de Léonard. Il est le seul artiste à avoir les honneurs, à Rome, où il s'est éteint après une folle nuit d'amour auprès de sa " Fornarina ", du panthéon, lieu sacré, dédié, dans l'Antiquité, au culte des dieux. C'est donc l'art tout autant que la vie, sinon la pensée, de Raphaël, peintre et architecte adulé par les papes, tout autant que par les princes de son temps, que cet essai s'emploie à élucider : une constante et quadruple interpénétration entre l'idéal esthétique, l'explication philosophique, le parcours artistique et le récit biographique. Mais, non moins étonnant, Raphaël est aussi celui qui, nanti de son incommensurable talent, inspira quelques-uns des plus grands peintres de l'art classique, dont Ingres, ou de l'art moderne et contemporain, au premier rang desquels figure Modigliani.
La plus jolie fille de Paris. Qui est-elle ? Sait-on jamais vraiment qui sont les gens ? En tous les cas, elle risque de vous surprendre. Comme tous les personnages de ces années grandioses, qui s'éparpillent joyeusement des fifties jusqu'aux seventies. Tout y était possible nous en a-t-on dit. A condition de ne pas sortir des clous. Parce qu'entre les yéyés, les rockys, les beatniks, les fachos et quelques guerres sans en avoir l'air, tout n'était pas forcément rose. Parenthèse enchantée sur le papier. Presque parfaite. Oui mais. Il suffit parfois de soulever un coin du tapis pour déterrer de drôles de surprises et de curieux cadavres. On y croise aussi des petites histoires qui auraient bien aimé faire partie de la grande. Des âmes décalées ou recalées dans une société mutante qui allait déjà beaucoup trop vite pour elles. Alors on pouvait toujours essayer de rire, de rêver sa vie, à défaut de vivre son rêve. Autant dire que derrière le pop, le wild et le glossy, des larmes discrètes, secrètes parfois, font couler le rimmel et fader les sourires. C'était sans doute le début de la fin pour toutes les utopies, même si elles s'y montraient encore touchantes, papier glacé et sucre glace, politesse et pince à vélo. Ou calandres chromées et crans d'arrêt. Qui saura qui saura ? Qui croire surtout ? Celles et ceux qui en auront été ou ces autres-là qui sont carrément passés à côté ? Orgueils mouchés, légendes défaites, ballades en marge, doutes et souffrances au beau milieu de ces pages souriantes et presque trop polies, écrites à l'encre de guimauve et de coca-cola. Moments de grâce fugaces, figés, saisis dans le glacis technicolor. Voilà, c'était les heures de gloire... mais à la gloire de quoi ?
Elle, Odette, Bretonne, fille d'ostréiculteurs, diplômée mais pas que, travaille à la Sorbonne, milite pour des causes nobles, justice sociale, droits de l'Homme, liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes. Nous sommes en 1950. Lui, Mohand, Algérien, grand, balèze, déteste l'hypocrisie et les esprits tordus. Né en Kabylie, montagnard de père en fils, berger ayant le certif en poche, il s'expatrie. Motif récurrent, gagner un peu de monnaie. Lieu de leur rencontre, qu'ils n'ont pas choisi, Paris. Rencontre abracadabrantesque. Tout de suite, elle lui saute au cou. Puis, très amoureuse, elle veut qu'ils se marient. Lui acquiesce. La noce, précipitée, fut célébrée en Bretagne, chez les parents d'Odette. Mohand découvre la dégustation des huîtres vivantes. Il fait la grimace mais il finit par reconnaître que c'est bon. Rien à voir avec les cuisses de grenouilles auxquelles il a refusé de goûter. Pauvres bestioles. Le coup de foudre d'avant-avant hier s'étiole dès la naissance du premier bébé. Odette se pose alors des questions. S'est-elle gourée en épousant le Viking du Djurdjura ? Le mariage mixte est-il responsable de la débâcle de ce couple ? Congé lui est donné. Jamais il ne s?est insurgé. Jamais il n?a élevé la voix. Odette l?a façonné, l?a cultivé, le poussant à lire, puis elle l?a chassé. Ne sachant que faire, Mohand reste à Paris jusqu?à sa retraite. Puis il retourne en Kabylie.
Le présent livre se veut un ouvrage de référence sur l'islam en tant que religion. Le lecteur y trouvera un accompagnement en profondeur, sûr et fondé sur les bases scientifiques les plus solides, pour aller à la découverte d'une religion méconnue et souvent mal comprise. A la fin de chaque chapitre, une bibliographie raisonnée et ciblée permet d'élargir l'horizon en fonction des intérêts du lecteur. Il ne s'agit pas d'un livre polémique, mais d'un ouvrage d'histoire des religions qui tente une présentation honnête de l'islam. La méthode de l'histoire des religions s'abstient de tout jugement de valeur sur les thèmes qu'elle étudie. Elle attache une grande importance à présenter toute religion de l'intérieur, en respectant sa structure propre, en laissant parler le plus possible les textes fondateurs, et en mettant le plus possible à distance nos préjugés et nos a priori. C'est ce que l'auteur s'est efforcé de faire ici, en présentant et en commentant des textes du Coran, des textes de la Sunna, de la Sira, ainsi que l'intégralité de la liturgie de la prière quotidienne et de larges extraits de la liturgie de la prière du pèlerinage au Mont Arafât.