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Verbier psychanalytique
Hachet Pascal
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782343121819
Cet essai de psychanalyse allie des réflexions courtes à des fragments discursifs. Le choix de la notule et de l'aphorisme vise à ouvrir des pistes pour la pensée et la pratique. Cette option a pour but corrélatif de vacciner contre l'esprit de système (la volonté d'asséner une "conception du monde", dont Freud perçut le risque lorsqu'il déploya des hypothèses métapsychologiques et se garda de manière explicite) ou de géométrie (auquel Blaise Pascal opposa en son temps l'esprit de finesse). Ces boutures et floraisons renouvellent, complètent et di- versifient également les réflexions princeps de l'auteur au sujet des mises en crise de la continuité d'existence, du désir et de la création sous l'impact du trauma psychique, que ce dernier procède d'expériences familiales ou sociales catastrophiques ou de leur monumentalisation aveugle et souvent folle par l'infans qui s'en fait structurellement l'écho. Ce petit livre s'inscrit donc dans la filiation des textes psy- chanalytiques brefs, poétiques à force de densité et vice- versa, que nous devons à Nicolas Abraham, Jean-Bertrand Pontalis et Paul-Claude Racamier. Le lecteur a toute latitude pour se l'approprier, de façon linéaire ou sur le mode du picorage.
La parution, en septembre 2005, du Livre noir de la psychanalyse a suscité de nombreuses réactions dûment indignées parmi les psychanalystes. Pascal Hachez a choisi de contrer l'offensive cognitivo-comportementaliste de Catherine Meyer & Co au moyen d'un Livre blanc qui présente un panorama de travaux psychanalytiques récents (1990-2005). Ces recherches démontrent a l'envi que la psychanalyse n'est pas précisément moribonde ! De nombreux psychanalystes, toutes " écoles " confondues, continuent d'interroger, avec originalité et un certain succès, les formes sans cesse renouvelées de la souffrance psychique. Les investigations qui portent sur les deuils pathologiques, les secrets de famille, les abus sexuels, l'adolescence et les personnes longtemps considérées comme " incurables " ou encore atteintes de maladies somatiques graves, le témoignage impliqué de quelques collègues et l'intérêt accru pour divers aspects de notre vie quotidienne ainsi que pour les œuvres culturelles marquantes, réalisent de passionnantes avancées. Ces études sont à mettre au crédit d'une pensée et d'une pratique plus exigeantes et inventives que jamais.
La toxicomanie est devenue un problème politique et social, mais elle représente toujours, pour les professionnels du soin et les familles, un gigantesque défi thérapeutique. Les institutions d'aide spécialisées se sont certes multipliées, mais les cliniciens demeurent bien en peine pour comprendre et soigner la souffrance psychique des toxicomanes. Ce livre, qui témoigne d'une longue pratique psychothérapique avec des patients toxicomanes et leur entourage, révèle que la toxicomanie, loin d'être un acte autodestructeur, est souvent une stratégie de survie psychique mise en œuvre pour anesthésier l'impact insupportable d'expériences douloureuses ou honteuses soit personnelles, soit liées à des secrets de famille qui ont marqué les générations précédentes. Indispensable pour les professionnels de l'aide aux toxicomanes, cette réflexion claire et vivante guidera également les usagers de drogues et leur famille, ainsi que tous ceux qu'intéresse ce fait individuel et collectif majeur.
Longtemps en Occident, les mythes n'ont pas eu bonne presse. Notre approche rationaliste les a réduits à de purs et simples mensonges. Mensonges peut-être, mais mensonges indispensables. Ainsi en est-il de Clovis et du mythe d'une identité française " pure " depuis quinze siècles. Cette fiction fournit des repères rassurants à ceux que désoriente l'affaiblissement de l'Etat-nation sous l'effet de la mondialisation économique. En parallèle, l'exploitation de cette contre-vérité manifeste par des politiciens et par des hommes d'Eglise compromet une prise de conscience efficace des transformations sociétales. Cet exemple illustre la redoutable ambiguïté du mythe. Il n'a besoin ni de pourfendeurs ni d'apologues, mais d'une compréhension de sa part de lumières et de sa part d'ombres. Si le mythe est nécessairement passager, il est dans tous les cas nécessairement mensonger, car nul n'est capable d'accepter sur-le-champ une réalité amère. Avec des succès divers, le mythe aide les individus à assimiler les expériences difficiles qu'ils partagent et participe à la genèse et à l'équilibre des liens sociaux.
Les travaux de Nicolas Abraham (1919-1975) et de Maria Torok (1925-1998) ont amorcé une refonte de la métapsychologie freudienne et ont apporté un éclairage décisif pour de nombreuses situations cliniques. Ces psychanalystes ont mis l'accent sur les expériences de vie traumatisantes - qui peuvent survenir à tout âge de notre vie et ne sauraient se réduire à des fantasmes frappés de censure surmoïque, mais ont pour effet de cliver plus ou moins sévèrement le Moi (donnant lieu à un " incorporat " ou à une " crypte ") - et sur les effets transgénérationnels des expériences de vie insuffisamment élaborées par nos ascendants (donnant lieu au " travail d'un fantôme dans l'inconscient "). Pascal Hachet présente dans cette perspective onze essais, qui touchent tant à l'histoire de la psychanalyse et à la clinique qu'aux œuvres culturelles - comme le " Nom de la rose " d'Umberto Eco et le " Titanic " de James Cameron - et aux faits de civilisation. Il témoigne ainsi de la fécondité des " renouveaux dans la psychanalyse " impulsés par Abraham et par Torok.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.