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LA FRACTURE DE L'HISTOIRE. Douze essais sur Heidegger
Haar Michel
MILLON
23,20 €
Épuisé
EAN :9782841370092
L'Histoire occidentale, devenue planétaire, donne aujourd'hui des signes d'épuisement. Elle semble incapable d'imaginer son avenir. Sera-t-il un crépuscule interminable, ou verra-t-il une nouvelle aurore ? Depuis longtemps déjà, au-dessus de la " Terre du Soir ", le soleil des grands principes qui firent époque, décline. Sommes-nous sur le point d'entrer dans une longue " nuit du monde ", où seuls nous guideront quelques feux clignotants et nos divers écrans allumés en permanence ? Les utopies sur la " fin de l'Histoire " se sont successivement effondrées. -N'est-il pas également utopique d'espérer un " nouveau commencement " ? En quel espace une " autre Histoire " se situerait-elle ? Par delà celle de l'Etre, qui s'achèverait dans la gigantesque Machinerie technologique ; ou bien, parallèlement à son ultime époque, comme son envers ou son Histoire secrète ? Le plus clair de l'interprétation heideggérienne de Nietzsche sert à poser les bases de la " métaphysique achevée ", que régit la " volonté de volonté ". Cette lecture est-elle tenable ? Et, bien plus, la métaphysique en son essence est-elle oubliable, achevable ? Un tel adieu est-il possible ? Si l'on préfère parler ici de " fracture de l'Histoire " c'est que rien de ce qui a fait date de façon essentielle ne s'achève : les brèches de l'Histoire ne se comblent pas, mais se recomposent imperceptiblement, laissant entrevoir de l'extra-historique ou de l'inachevable. Il ne s'agit pourtant pas dans ces essais de simplement " critiquer Heidegger ", mais de réentendre ou de prolonger les questions invieillissables qu'il nous a léguées - afin d'élucider s'il se peut la lente, douloureuse et incertaine mutation de l'époque.
Résumé : La pensée de Nietzsche, loin d'avoir vieilli, suggère et appelle de nouvelles et continuelles reformulations. Le souci qui fut le sien, celui du dépassement du nihilisme, demeure notre souci premier. Le nihilisme n'est pas l'absence de valeurs et de sens, mais leur affaiblissement indéfini. Les sens anciens, subsistent mais frappés d'asthénie, d'insuffisance, d'irréalité. Dans le nihilisme, rien ne vaut plus, ou tout se vaut, tout s'égalise, tout est égal, équivalent, sans force. Tout est dépassé, usé, affaibli, terni, mourant. Pour sortir d'un potentiellement interminable crépuscule des valeurs et des sens anciens, Nietzsche ne voit d'autre issue que leur renversement, leur totale refondation.
Ce Guide Pratique décrit et illustre pas à pas toutes les techniques de chirurgie reconstructrice disponibles pour les praticiens. Il permet d'envisager la prise en charge de chiens et de chats présentant des plaies traumatiques ou des exérèses de tumeurs grâce à un large panel d'options thérapeutiques pour chaque cas. Après avoir rappelé les modalités de traitement des plaies soumises aux contraintes anatomiques, de tension, de vascularisation, ainsi que les principes généraux de suture et des techniques de lambeaux, les auteurs présentent en détail un protocole récent de gestion des plaies, et les dernières techniques de réparation par micro-anastomose vasculaire des lambeaux et greffe de peau libre. Le lecteur pourra ensuite facilement trouver le protocole adapté au cas auquel il est confronté grâce à la présentation par région anatomique des différentes techniques disponibles. Cet ouvrage offre des textes concis mais très précis et une grande richesse d'illustrations pour guider le praticien et l'étudiant dans la gestion des plaies et la chirurgie reconstructrice.
Longtemps l'homme a été certain de son essence. Métaphysiquement, avant toute anthropologie, il s'est reconnu comme le vivant doué de la parole. Il a été sûr aussi d'être l'animal raisonnable, la créature faite à l'image de Dieu, le sujet pensant, le maître de la planète. Aujourd'hui, où l'humanisme est si bien partagé, ces définitions nous suffisent-elles ? Heidegger, dans le prolongement de la phénoménologie, a eu le génie de retrouver et de décrire l'unité de l'être-au-monde, en revenant en-deçà de la dualité de l'animalité et de la raison. Il a défini le Dasein à partir de sa transcendance, de sa temporalité ekstatique, de son ouverture à l'être, en somme à partir de la pensée-parole. Dans sa critique de l'anthropocentrisme occidental, il a transféré à l'être toutes les facultés humaines, allant ainsi aussi loin que possible (peut-être trop ?) vers une inquiétante dépossession de la subjectivité. Qui niera que c'est dans son monde et dans son époque que l'homme puise ses possibilités et trouve son identité ? Mais qu'est devenu, dans cette définition, le lien à la nature, à la vie, que reconnaissait à l'homme une tradition de plus de vingt-cinq siècles - ce lien aujourd'hui si menacé ? Cet essai tente de situer la vérité de l'homme dans un entrelacement entre une dimension mondiale, institutionnelle et langagière, et une dimension terrestre, charnelle et silencieuse.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.
Au IIème siècle après J. -C., le naturaliste romain Claudius Aelianus décrivait déjà des pêcheurs qui, pour imiter les insectes dont se nourrissent les truites, "enroulent de la laine rouge autour d'un hameçon et fixent dessus deux plumes rouges extraites de dessous la caroncule d'un coq". Mais les Anglais furent les véritables inventeurs de ce sport. En 1653, Izaac Walton en édicta les règles dans son Parfait pêcheur à la ligne, constamment réédité depuis et dont on dit qu'il est le livre le plus vendu, outre-Manche surtout, après la Bible. Il s'agit d'un exposé sur l'art et la manière de pêcher, puis d'accommoder le poisson. Et si certaines recettes (de pêche ou de cuisine) ne trouvent plus d'adeptes, si les exposés scientifiques de Walton prêtent à sourire aujourd'hui (le brochet qui tire sa naissance de l'herbe à brochet par exemple), il reste ce qui a traversé les siècles et charmé des générations de lecteurs à savoir la leçon de sérénité d'un contemplatif.