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Passions alpines. Sexualité et pouvoirs dans les montagnes suisses (1700-1900)
Guzzi-Heeb Sandro
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753528451
Les régions de montagne ont souvent été perçues comme des terres pauvres, peuplées de gens arriérés, en marge en quelque sorte de la "grande" histoire ; plutôt un terrain d'étude pour les anthropologues, à la recherche de structures primitives, que pour les historien-ne-s. En utilisant des approches et des outils originaux, cet ouvrage en propose une image très différente. Au centre de cette recherche, les vallées latérales du Valais participent en effet aux grands mouvements qui agitent l'Europe du XVIIIe et XIXe siècles, et parfois même les anticipent. On est certes loin des salons parisiens, des parlements et des universités prestigieuses, mais les grandes questions religieuses, politiques et culturelles - rôle de l'Eglise, éducation, libertés, droits individuels et collectifs - passionnent et divisent les communautés locales. Cela ne devient visible qu'au travers de l'analyse de nombreux conflits locaux qui engendrent l'émergence de factions et de partis politiques, révélant d'étonnantes continuités de la fin du XVIIe au début du XXe siècle. Les fronts sont influencés par l'opposition de groupes parentaux, mais les factions - et cela est fondamental - se structurent également autour d'idées et de valeurs partagées, qui façonnent les identités, les solidarités et les réseaux sociaux. Cette perspective, qui s'intéresse plus aux comportements sociaux qu'aux discours officiels, fait émerger des acteurs qui ont souvent échappé à l'histoire politique classique : les paysans et éleveurs, les travailleurs des couches populaires et parmi eux les femmes. Elle révèle enfin un aspect insoupçonné : dans les luttes pour le pouvoir et pour des valeurs sociales et culturelles, les attitudes et les comportements sexuels jouent un rôle central et jusqu'à présent négligé.
Résumé : Contrairement à une idée persistante, la "? famille moderne ? " n'apparaît pas au XVIIIe ? siècle : elle prend naissance au début de l'époque moderne, avec l'instauration du mariage tel qu'il a été défini par les réformes religieuses du XVIe siècle. Avec l'émergence de l'Etat et de son puissant moteur, la fiscalité, le pouvoir commence à s'intéresser à la vie intime de ses sujets et à légiférer sur le sexe. Sous l'influence de transformations économiques, de la proto-industrialisation à la diffusion du travail salarié, de nouveaux modèles d'organisation de la parenté et des rapports de genre s'affirment. S'éloignant d'une approche culturelle, dominante ces dernières décennies, l'auteur s'appuie sur des études de cas, menées notamment en Suisse, et les confronte aux grandes évolutions perceptibles à l'échelle européenne. Il porte son attention sur la diversité des expériences, se penche sur les réalités parfois contradictoires des couches paysannes comme des classes populaires ou des élites. Des pratiques diverses selon les contextes, les milieux ou les allégeances politiques et religieuses peuvent ainsi être présentées. Dans cette perspective, l'idéal romantique de l'amour-passion et de l'intimité, qui a longtemps dominé les représentations de la vie conjugale, apparaît surtout comme un puissant instrument de distinction sociale et culturelle. Une synthèse pour mieux comprendre les héritages qui pèsent encore largement sur nos conceptions de la sexualité, de la famille et des relations conjugales.
Né en 1959 dans le Michigan, Peter Gizzi est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes dont le tout dernier (Archeophonics, 2016) fut finaliste pour le prestigieux National Book Award. De son travail, il dit ceci : "Je crois que je suis un poète narratif. Je raconte juste mon étonnement de citoyen devant ce monde". Gizzi dit aussi qu'il est désireux d'écrire à la frontière du connu quand on ne connait encore ni la structure du temps qui vient, et quels méandres seront ceux de l'histoire, ni la structure des choses qui sont, et les mystères de la physique. Chaque de ses livres est un voyage étonné au delà des frontières du monde identifié. Le recueil ici traduit, son avant-dernier, daté de 2011 s'intitule Chansons du seuil, précisément pour cette raison : ce sont des poèmes écrits sur le seuil entre les vivants et les morts, entre le présent et les souvenirs, entre le connu et l'inconnu, entre le savoir et les sensations. Ils sont à la fois tournés vers les disparus (notamment les morts familiers, mère, père, frère) et vers ce qui n'est pas encore apparu. Le présent pour Peter Gizzi et il écrit ses poèmes au présent est vraiment cette tension ou plutôt cet équilibre : une façon d'avoir deux visages, l'un vers le passé, l'autre vers le futur. Une dernière chose. Si Chansons du seuil s'appelle Chansons, c'est que Gizzi tient au lyrisme, mais à un lyrisme réinventé. Ces poèmes ne sont pas de ceux qu'on chante à haute voix ils sont plutôt de petits refrains qu'on murmure, des vers qui chantonnent selon les rythmes d'une mélodie à la fois douce et triste.
Rigliano Paolo ; Graglia Margherita ; Guzzi Silvia
Alors que les personnes gays et lesbiennes sortent peu à peu de l'invisibilité, les psychologues, les psychiatres et les psychothérapeutes gardent le silence. Face au déclin des lieux communs, des préjudices et de l'ostracisme social envers les homosexuels, la réflexion théorique et clinique fait piètre figure, la recherche est pauvre et le dialogue scientifique, absent. La réalité aurait-elle changé avant que l'on ne trouve les mots pour la décrire ? À cause d'une incapacité à aborder ses multiples facettes et, pire, une incapacité à la comprendre ? Cet ouvrage entend rompre le silence et surtout contribuer à combler un vide de réflexion. Les auteurs se basent sur les différentes approches psychothérapeutiques à l'homosexualité - de la psychanalyse au cognitivisme et à la thérapie systémique-relationnelle - pour tenter de définir des systèmes interprétatifs capables de stimuler une nouvelle réflexion sur la relation thérapeutique. Ils s'intéressent aux problématiques spécifiques et concretes, comme la décodification de la demande de " guérir " de l'homosexualité, et examinent les questions que les nouvelles conditions sociales des couples et des familles gays et lesbiennes soulèvent.
Résumé : Ici il y a de petits animaux fourrageant et satisfaits Peut-être est-ce comme ça que cela s'appelle peut-être l'amour est-il un petit annal fourrageant entièrement satisfais quand sa bouche ici quand la fourmi et le soleil et la toison C'est une drôle de vue la lueur du soleil et de la toison et une bouche affairée à la nature une bouche affairée à se faire fleurir une beauté à fleurir la bouche.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni