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Les terres promises
Guyon Isabelle
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782343135892
Les Terres promises ne sont pas seulement des lieux réels que nous espérons atteindre. Ce sont, plus largement, ces landes imaginaires dans lesquelles nous sommes transportés grâce à un livre ou à un endroit particulier, ces pays de mirage qui permettent de ré-enchanter notre vision du monde, parce que nous aspirons à des meilleurs possibles, à des lendemains qui chantent... La lucidité acquise avec les années dévoile parfois la face cachée et décevante de ce que nous prenions pour des terres d'espoir. Mais nous les remplaçons par d'autres et, malgré tout, l'intensité du souvenir des premières est fondatrice car c'est une force qui nous pousse à poursuivre notre quête, à continuer à les chercher ici-bas et à contribuer, même avec nos faibles moyens, sinon à leur avènement, du moins à nous en approcher le plus que nous pouvons... Le récit d'Isabelle Guyon évoque les terres promises qui jalonnent l'existence de son personnage principal, une jeune fille que nous suivons de l'adolescence à l'âge adulte. Tout au long de cette histoire, nous la voyons surmonter peu à peu les obstacles successifs auxquels elle est confrontée. Elle fait aussi l'expérience de la pauvreté et du dénuement. Les liens tissés avec les autres et la ténacité sont, comme dans les précédents textes du même auteur, les piliers essentiels sur lesquels elle s'appuie pour avancer.
Ce roman relate la rencontre entre deux personnages devenus adultes, Pierre et Maria, qui se sont connus enfants. Lui, quasiment mutique depuis son plus jeune âge, vit reclus, tant il lui est difficile de communiquer avec l'extérieur. Elle, tournée vers ce qui l'entoure, ne cesse au contraire de regarder les autres. Le récit s'attache ainsi à plusieurs autres personnages croisés par Maria sur son chemin vers son ancien camarade d'école. Le texte évoque le poids de la famille sur chacun de nous, ainsi que celui, parfois, de la pauvreté sur l'enfance, dont les conséquences se prolongent à l'âge adulte. Il met également en lumière la puissance destructrice que l'école peut exercer sur certains enfants passés par son tamis. Comme une flambée d'oiseaux battant des ailes s'intéresse à nos fragilités, mais aussi à nos forces. Dans leur combat pour survivre face aux obstacles semés sur la route de leur existence, les différents personnages du récit trouvent un secours renouvelé dans le pouvoir salvateur de l'art.
Nous vivons aujourd'hui dans une civilisation de l'image, on pourrait même dire de la dictature de l'image, fixe ou animée. Alors que ce qui a constitué l'humanité depuis presque ses origines ce sont les mots. Dans Au commencement étaient les mots, Isabelle Guyon nous invite à partir à la redécouverte de notre relation à la langue, aux mots. Cherchant à comprendre cette puissance du Verbe et son influence sur nous, elle interroge d'une façon sensible, d'anecdotes en réflexions, notre rapport à ces mots que nous partageons. Elle évoque aussi bien leur utilisation à des fins idéologiques, dans cette époque où la "communication" et les discours sont rois, que leur force exercée par eux sur notre psychisme.
Au fil de ses rencontres d'adultes et de jeunes Sourds, Isabelle Guyon a été témoin des multiples difficultés de parcours et de vie auxquels les Sourds sont confrontés encore aujourd'hui ; C'est cette expérience qu'elle a voulu partager avec les lecteurs. Ce livre est aussi une mine d'informations pour qui veut connaître un peu mieux le monde des Sourds.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.