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L'école normale de l'an III. Tome 3, Leçons de physique, de chimie et d'histoire naturelles
Guyon Etienne
ULM
48,70 €
Épuisé
EAN :9782728803569
Il survient parfois un moment de l'histoire où les scientifiques, tous domaines confondus, s'imposent dans un même mouvement de faire le point des connaissances acquises et de tracer les routes à suivre. C'est à un tel moment que nous convient les leçons de l'an III, professées au premier semestre de 1795, retranscrites par le soin de sténographes et aussitôt publiées. Dernière tentative - désespérée - d'offrir à un seul cerveau une connaissance encyclopédique ordonnancée par la raison analytique, ces leçons s'interrompront lors des journées de Prairial qui mettront un point (provisoirement) final à l'expérience si riche de l'École normale. Pour les cours de sciences expérimentales, on fit appel aux plus grands Haüy le physicien cristallographe, Berthollet le médecin chimiste, Daubenton le naturaliste anatomiste. En voici enfin la riche édition critique, qui apporte un éclairage original sur ces sciences dans une période charnière et décisive. Faisant suite à la publication des leçons de mathématiques et de sciences humaines, ce troisième volume sera suivi par celui des cours de littérature et par un volume d'introduction historique générale sur l'institution de l'École normale de l'an III - l'ensemble constituant, à l'instar de l'Encyclopédie mais dans un esprit différent, un témoignage unique sur l'état du savoir à la fin du siècle des Lumières.
Caillet Elisabeth ; Guyon Etienne ; Guillet Philip
Cet ouvrage est le premier d'un ensemble de deux volumes consacrés aux actions de Culture Scientifique, Technique et Industrielle en France depuis les années 1960. Le risque d'oubli des origines et des conditions de développement des actions culturelles scientifiques, qui prit en France une forme originale sous le terme de CSTI, est lié à la disparition inéluctable des anciens témoins alors que les archives des mouvements de CSTI sont disparates voire inexistantes. Afin de palier cette perte de mémoire et d'expérience, les journées "Michel Crozon" tendent à recueillir et regrouper les témoignages des premiers acteurs. Ce volume relate l'émergence des Centres de Culture Scientifique Technique et Industrielle (CCSTI) et met ce mouvement en perspective avec les actions qui se développent à la même période dans les domaines de l'éducation populaire et dans les musées scientifiques et techniques. Il retrace les liens entre les initiatives culturelles scientifiques et les milieux de la Recherche, de l'Enseignement et des Médias, ainsi que la naissance de politiques ministérielles puis territoriales de CSTI en France. Il constitue la retranscription des 27 communications et de la centaine d'interventions qui les ont enrichies lors des débats tenus au Muséum d'histoire naturelle d'Orléans, les 18 et 19 mars 2010. Au-delà d'un travail de mémoire, l'objectif de cet ouvrage est de favoriser une analyse dynamique de l'histoire des mouvements de CSTI, placés dans les contextes changeants des politiques de la Science, de la Société et de la Culture de l'Après Guerre. Il permet aux lecteurs de mieux appréhender la situation dans laquelle évoluent actuellement les politiques, les établissements et les acteurs de Culture scientifique, pris dans de profondes transformations ; il contribue ainsi à la professionnalisation d'un secteur en profond renouvellement générationnel.
Grains et graines, façonnés, usés, cassés, collés ; l'homme et la nature les utilisent pour se nourrir, bâtir ou formuler de nouveaux matériaux. Le sable et la farine forment des tas ; le sel s'écoule ou se bloque dans la salière ; les grains du château de sable sont liés par de l'eau. Ces observations sont si familières que l'on en a longtemps négligé la portée. D'abord source de métaphores, tel l'atome de Démocrite, la matière en grains fait actuellement l'objet de nombreuses recherches scientifiques exploitant des propriétés étonnantes, à mi-chemin entre fluide et solide. On comprend dans ce livre précis et clair, fourmillant d'exemples, pourquoi la matière la plus ordinaire qui soit est une merveilleuse source d'inspiration pour des domaines d'application aussi variés que l'agronomie, les sciences de l'environnement, les matériaux de construction, le génie des procédés, et jusqu'aux sciences humaines et sociales.
Sans jargon ni formules, ce livre débusque les phénomènes physiques qui se cachent dans la maison : dans l'ampoule, le four à micro-ondes, la baignoire, le radiateur, la chaîne-hifi... Un parcours ludique et réjouissant, pimenté de petites expériences toutes simples, pour (enfin) comprendre les grandes idées de la physique !
Qu'y a-t-il de commun entre une roche granitique et la fumée d'une cigarette ? Comment réussir une pâte feuilletée, un cocktail ou une mayonnaise ? Peut-on combattre la pollution dans les sols ou contrôler le trou d'ozone ? Notre univers quotidien est peuplé de mélanges dont la réalisation fait appel à des mécanismes naturels, à des techniques et à des recettes très variés. Mais les raisons profondes du mélange restent souvent mystérieuses même pour les techniciens et les ingénieurs qui utilisent ces procédés. La science du désordre suggère des approches nouvelles. Elles utilisent des analogies avec la marche au hasard d'une fourmi, le chaos des systèmes dynamiques ou l'organisation d'un écoulement turbulent. Etienne Guyon et Jean-Pierre Hulin montrent, à l'aide de nombreuses illustrations, comment, avec un brin de curiosité et quelques expériences, nous pouvons tous porter un regard neuf sur des actes de la vie quotidienne ou des activités industrielles. Cette science de tous les jours a aussi sa place dans une pédagogie de " la main à la pâte ".
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Les seize textes réunis dans ce volume visent à aborder l'histoire des pouvoirs dans l'espace français au cours des deux derniers siècles du Moyen Age de façon à la fois variée et précise : historiographie, iconographie, lexicographie, approche quantitative des phénomènes, étude voire édition de textes didactiques et de documents d'ordre diplomatique ou administratif... Les différentes méthodes appliquées par les historiens récents du fait politique reçoivent ici application et illustration. Les exposés synthétiques voisinent à dessein avec les enquêtes menées autour d'une controverse ou d'une péripétie particulière. Figurent aussi bien les conceptions et les représentations des pouvoirs que les mécanismes qu'ils utilisent et les pratiques auxquelles ils ont recours. Sans doute le pouvoir des rois de France, sa nature, son exercice, occupent-ils la première place mais les réactions individuelles ou collectives de leurs sujets, leurs attentes et leurs craintes ont largement retenu l'attention, tandis que se trouve souligné le rôle déterminant des princes, qu'ils appartiennent ou non à la maison de France. Indissolublement liées, quelques questions majeures se posent à propos du royaume de France à la fin du Moyen Age : quels pouvoirs ses souverains étaient-ils en mesure d'exercer ? Quel type de gouvernement s'efforçaient-ils de promouvoir ? Quels contre-pouvoirs, quel autre modèle les princes pouvaient-ils ou souhaitaient-ils leur opposer ? A ces interrogations, des éléments de réponse sont fournis, à partir d'approches originales.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?