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33 leçons de philosophie par et pour les mauvais garçons
Guyard Alain
LE DILETTANTE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782842637736
Extrait Avertissement Jamais je serai foutu d'écrire un livre de philosophie. Déjà ma thèse, je l'ai pas finie... Sur l'alchimie, elle portait ma thèse, à Dijon, l'or philosophai, l'art et la manière de convertir le plomb en or, tout ça... Avec madame Bonnemine en directrice de thèse... Qu'elle était gentille, madame Bonnemine ! sémillante, sautillante, pétillante ! Et guillerette avec ça ! Toujours la bonne humeur, toujours se mettant en quatre pour ses étudiants, jamais notant sous la moyenne... Mais ça va cinq minutes de chercher l'or du temps dans des pages et des pages, ça débouche sur rien que des mots... Moi, en attendant, j'avais dégotté un petit pactole pour faire le chercheur, boucler ma thèse et puis la soutenir devant un parterre de grigous à besicles. Je voyais le joli pacsif d'oseille à ma gauche, le tas malingre de feuilles noircies de l'autre... Il m'est venu une idée toute salingue... Au début, je l'ai repoussée... Mais la nuit, je me réveillais, et je voyais tout l'artiche, les chiffres avec les zéros d'un côté et de l'autre mes papelards griffonnés sur Nicolas Flamel, le Sieur de la Violette, Van Helmont, Novalis, Bachelard... Alors un beau jour, plutôt que de m'embrener à enfiler des mots à la queue leu leu et laisser croire que l'or, j'allais le trouver au bout de la phrase, j'ai mis les adjas avec toute la thune... J'ai pas demandé mon reste. J'ai balancé les cinq cents pages à la poubelle et adieu l'alchimie, adieu Bonnemine, adieu la carrière et les ors de l'université. Ni vu ni connu, j't'embrouille !... Je raconte ça, mais je m'en fous, y a prescription. C'était dans une autre vie... J'ai tenté à nouveau, depuis, d'écrire de la philosophie. De débiter du bifteck taillé dans l'abstraction. De singer celui pour qui les idées c'est du dur, du noué. Mais c'est plus fort que moi, j'ai la cosse... Le stylo me tombe des pattes... J'ai l'impression que plus je réfléchis loin du sol, plus je monte dans les altitudes pour jouer à l'aérostat, plus je tourne coussin péteur... De la philo bien sûr que j'en fais, mais sans l'écrire. Je fais un peu le philosophe forain, parfois plutôt foireux... «Bonimenteur de métaphysique, décravateur de concepts», jolie carte de visite... M'arrive aussi de jouer au cracheur de feu spirituel pour attirer la clille... Voire au pétomane mental en désespoir de cause... Mais théoriser sur des pages, point... Je les vois bien, les autres, qui se pavanent, qui tètent à la mamelle d'Athéna. Ils trempent leur plume au même lait et t'en pissent des copies... Je ne sais pas comment ils font... Mais je ne les jalouse pas, ils me débectent un peu avec leur aisance, c'est tout... Moi je fais comme tout le monde. J'allume ma télé. Je feuillette les imprimés au cabinet du docteur... Et je ne peux pas manquer de tomber sur eux, les bellâtres encostardés qui jouent les caniches mondains dans les soirées parisiennes. Les caves précieux et maniérés qui michetonnent dans les volières à ribaudes sur les plateaux télé. Ou les petits crevés au teint hâve, tout juste pondus de l'université qui font dans le concept avec des mines et des soupirs de rosière s'agaçant la framboise... Je sais bien pourquoi ils me courent sur le haricot, tous... Quand je les vois philosopher, c'est comme si je voyais des petits clébards en train de se renifler la rondelle un jour de concours canin. La phrase bien troussée ou la référence heureuse, ils s'en foutent qu'elle approche le Bien, le Vrai, le Juste, le Bon... C'est rien que des messages olfactifs, du sémaphore anal à l'usage des autres petits salonnards... En plus ils sont faciles à repérer dans les cafés-philo, les émissions littéraires ou les tables rondes de binoclards. Tous ces michetons du concept, ils ont le cul dressé, et ils jappent de plus belle pour qu'on s'approche de leur fondement. Ils veulent qu'on les hume et qu'on les reconnaisse comme appartenant à la belle fraternité des philosophes. Et ils sont tellement faciles à entendre, ces yorkshires de la pensée, quand ils jappent tout alentour : (...)
Résumé : Le mythe de l'écrivain qui se retire dans sa cabane au fond des bois pour y philosopher sur la nature, faire le point sur sa vie et couper des bûches à la hache, voilà le bon truc pour assurer un succès littéraire et éventuellement s'acheter un appartement en centre-ville grâce à l'artiche raflé dans la combine... Henry David Thoreau s'y était essayé, avant lui le moine chinois Chômei, dès le douzième siècle, plus près de nous, l'inénarrable Sylvain Tesson... Aujourd'hui, c'est Guyard qui se frotte au truc, élit domicile dans un minuscule mazet cévenol, au milieu des chevreuils, des grands chênes, et des bergers mutiques et libidineux. De brefs chapitres, autant d'instants saisis dans la forêt, de fragments de sagesse brindezingue, de conseils de littérature frelatée... Jules Renard zadiste à lui tout seul... Entre expérience taoïste de la fusion avec la nature, conseils d'écriture pour pasticher les maîtres du genre, anecdotes où le talent de conteur le dispute à celui de l'enfumeur, et brûlot collapso-comique, Guyard produit cet opuscule où le luron égrillard cache mal, pourtant, sa nostalgie à bas bruit devant ce qui toujours s'enfuit...
Depuis Platon, la philosophie est une affaire de mecs en mal de muscles, et pour lesquels le concept est un substitut au zguègue. Par bonheur, l'histoire de cette discipline est truffée de gonzesses qui n'eurent pas eu froid aux yeux et montèrent à l'assaut de l'Olympe phallocratique de la pensée. De furieuses gisquettes s'ingénièrent à débusquer la supercherie sexiste et à voler l'héritage aux hommes, d'autres s'appliquèrent joyeusement à le démolir. D'autres encore se mirent à philosopher par-delà femme et mâle, dans un pétaradant carambolage de concepts transgenres. C'est de tous ces phénomènes oubliés qu'on va causer, en dressant les portraits de ces mauvaises filles, goudous, travelos, couires, petits pédés et grandes folles qui s'amusèrent au chamboul'-tout bousculant la respectabilité de la vieille dame philosophie pour la convertir en meneuse de revue d'un cabaret conceptuel d'un nouveau genre.
Le voyou, comme son nom l'indique, il hante la voie. C'est le vagabond, l'errant, le routard, le maraudeur, le gitan, le proscrit, le déserteur, le bandit de grand chemin, le chemineau, le sans feu ni lieu. Celui qui refuse la discipline du travail, et celle de la propriété. Il est plus que dans les marges, il est dans les fossés et les taillis. Il se fait toujours la belle. La belle vie. C'est dommage que le vadrouilleur et le voleur de poule son frère n'aient jamais été en odeur de sainteté chez les honnêtes gens. Ils auraient des choses à leur dire. Et pas seulement sur la voie carrossable, mais sur la vie. Parce que - merde à la fin - pourquoi toujours laisser la métaphore du chemin de vie aux pèlerins et autres mystiques de la randonnée ? Et si la voie du sage était celle du dévoyé ? "Hormis Kant, Hegel, Luc Ferry et consorts, dont la somnolence benoîte de la conscience n'a d'égale que le confort de leur train de vie, le propre du philosophe véridique reste, malgré tout, le goût prononcé pour la dérive et la natchave".
La plupart des poèmes que propose La Paix des jardins ont été écrits à deux époques : les années 1920 puis les années 1950. Dans la première (il a une vingtaine d'années), ce sont des sortes de romances, où la mélancolie se marie au cocasse et engendre une tonalité particulière, manifestant des parentés avec celles de Toulet, Levet, Laforgue ou Kipling, et où apparaît déjà tout le bric-à-brac imaginaire propre à l'auteur. Les poèmes de la fin (dont celui qui donne le titre au recueil) sont souvent plus graves, et peut-être plus beaux. "Tout va, tout vient, chante et s'envole Comme le baladin, Les jours, les mois, ton coeur frivole, Ton jupon blanc, ta tête folle, Et la paix des jardins."
C'est l'histoire d'un type qui rentre du boulot. Dis-sept ans qu'il rentre. Mais ce soir-là sa femme lui dit: "Je veux aller danser!" Il l'a crue. Et les voilà partis. Et pas en dilettante, non... en acharnés! Rumba, samba, calypso, tango, paso, be-bop, boogie, valse anglaise, valse lente, française et musette... et surtout la viennoise! La suprême. Vertige, lévitation et septième ciel. Acharnés, je vous dis! Exhibitions et championnats. Lui en smoking, elle en crino-line. Semelles cuir et bride abattue. Elle est têtue, lui, sagittaire. Ils arpentent les autoroutes et les parquets décapés à la térébenthine. Tout pour l'amour du geste. Tout pour l'amour tout court. Deux astres de swing en fusion... jusqu'à un certain point. "Je crois pouvoir recommander un livre, un très petit livre, mais drôle, très drôle et qui fera la joie des gens d'esprit. J'ai ri aux éclats en lisant Le toucher de la hanche." Edmonde Charles-Roux - Le Progrès "On peut se tromper, s'emballer sur une impression, mais tant pis, je prends le risque: Le toucher de la hanche, est une de mes meilleures lectures depuis longtemps." François Nourissier - Le Figaro magazine
Il a une bonne cinquantaine, il aime Lautrec, les livres, les femmes et les sardines à l'huile. Germain, un des rares privilégiés à vivre de sa plume, peut se permettre quelques caprices et certains états d'âme. Le temps d'écrire son dernier livre, il rêve de changer de style et va tenter de tout bouleverser...
Prendre le temps pour approfondir, explorer son intérieur, se ressourcer. Ce CD offre une grande souplesse d'utilisation : en effet, il n'est pas toujours facile de se déplacer pour aller prendre un cours ; il laisse aussi la possibilité de découvrir un yoga différent, de pouvoir le pratiquer seul ou à plusieurs, au moment où on le souhaite. Le type de yoga proposé : un enchaînement de postures et de visualisations associé à différentes respirations, puis un travail sur la gestion de ses propres canaux énergétiques. La série d'exercices intègre une relaxation complète, un exercice d'ancrage des nadis à partir du chakra du cœur, un exercice de nettoyage des énergies physique et éthérique, une décongestion de la sangle abdominale avec la gestion du ki autour du deuxième chakra. Les postures principales sont visibles à l'intérieur de la jaquette.
Une partouze géante au fin fond de l'Ouest américain, un combat de moissonneuses-batteuses, une expédition en sous-marin nucléaire, la construction d'un château en béton, un face-à-face improbable avec Marilyn Manson, les promenades d'un escort boy avec un malade en phase terminale: autant d'évocations d'une Amérique déjantée dont Chuck Palahniuk s'est fait le chroniqueur. Dans ce recueil d'histoires vraies où se mêlent subversion, tendresse, humour décapant et exhibitionnisme, il démontre combien la réalité peut dépasser l'imagination et dévoile ainsi l'envers du décor de ses romans. Il nous fait découvrir une autre Amérique, dont les héros illuminés ne sont pas si éloignés de nous. On ne ressort pas indemne de ce voyage au bout du bizarre et du tragique.
Le compagnon des années d'écoleConforme aux programmes scolaires et écrit en collaboration avec des enseignants, le Dictionnaire Hachette Junior de poche guidera les enfants dans leur maîtrise progressive de la langue française. Un dictionnaire pour apprendre et comprendre- 25 000 mots et expressions courantes - des définitions claires et précises - plus de 30 000 exemples d'emploi en contexte - 5 000 synonymes et contraires pour enrichir son vocabulaire - Des remarques de grammaire, d'orthographe, de prononciation, l'origine des mots, les mots de la même famille - Les variantes orthographiques issues des rectifications de l'orthographe - Des tableaux de conjugaison - Les noms des habitants des pays et des régions CE-CM 8-11 ans