
Natchave
Le voyou, comme son nom l'indique, il hante la voie. C'est le vagabond, l'errant, le routard, le maraudeur, le gitan, le proscrit, le déserteur, le bandit de grand chemin, le chemineau, le sans feu ni lieu. Celui qui refuse la discipline du travail, et celle de la propriété. Il est plus que dans les marges, il est dans les fossés et les taillis. Il se fait toujours la belle. La belle vie. C'est dommage que le vadrouilleur et le voleur de poule son frère n'aient jamais été en odeur de sainteté chez les honnêtes gens. Ils auraient des choses à leur dire. Et pas seulement sur la voie carrossable, mais sur la vie. Parce que - merde à la fin - pourquoi toujours laisser la métaphore du chemin de vie aux pèlerins et autres mystiques de la randonnée ? Et si la voie du sage était celle du dévoyé ? "Hormis Kant, Hegel, Luc Ferry et consorts, dont la somnolence benoîte de la conscience n'a d'égale que le confort de leur train de vie, le propre du philosophe véridique reste, malgré tout, le goût prononcé pour la dérive et la natchave".
| Nombre de pages | 192 |
|---|---|
| Date de parution | 10/10/2018 |
| Poids | 256g |
| Largeur | 141mm |
| SKU: | 9782842639587 |
| wmi_id_distributeur: | Not set |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782842639587 |
|---|---|
| Titre | Natchave |
| Auteur | Guyard Alain |
| Editeur | LE DILETTANTE |
| Largeur | 141 |
| Poids | 256 |
| Date de parution | 20181010 |
| Nombre de pages | 192,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
Hors les murs. Journal d'un voyage immobile
Borzycki Cendrine ; Guyard AlainSuivre des commissaires en prison... C'est dans cette aventure peu banale que s'est engagée Cendrine Borzycki, illustratrice. Elle accompagne un groupe de personnes détenues tout au long de leur travail de conception d'une exposition sur le thème du "Voyage", qui sera présentée dans l'enceinte du Centre Pénitentiaire Sud-Francilien. Elle assiste aux séances hebdomadaires au cours desquelles s'élabore le projet, avec le concours de professionnels venus partager leurs savoir-faire ; elle visite les musées qui ont accepté de prêter des oeuvres pour l'exposition, elle saisit, au vol, des instantanés de la vie du Centre Pénitentiaire. Elle raconte avec légèreté et un brin de candeur les péripéties de neuf jeunes commissaires d'exposition, dans un contexte où l'art est peut-être aussi un bon moyen de s'évader.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 € -
Ma cabane sans peine
Guyard Alain ; Jacobi MichéaRésumé : Le mythe de l'écrivain qui se retire dans sa cabane au fond des bois pour y philosopher sur la nature, faire le point sur sa vie et couper des bûches à la hache, voilà le bon truc pour assurer un succès littéraire et éventuellement s'acheter un appartement en centre-ville grâce à l'artiche raflé dans la combine... Henry David Thoreau s'y était essayé, avant lui le moine chinois Chômei, dès le douzième siècle, plus près de nous, l'inénarrable Sylvain Tesson... Aujourd'hui, c'est Guyard qui se frotte au truc, élit domicile dans un minuscule mazet cévenol, au milieu des chevreuils, des grands chênes, et des bergers mutiques et libidineux. De brefs chapitres, autant d'instants saisis dans la forêt, de fragments de sagesse brindezingue, de conseils de littérature frelatée... Jules Renard zadiste à lui tout seul... Entre expérience taoïste de la fusion avec la nature, conseils d'écriture pour pasticher les maîtres du genre, anecdotes où le talent de conteur le dispute à celui de l'enfumeur, et brûlot collapso-comique, Guyard produit cet opuscule où le luron égrillard cache mal, pourtant, sa nostalgie à bas bruit devant ce qui toujours s'enfuit...ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Oiseaux. 60 marque-pages à colorier
Guyard VirginieUn bloc de 60 marque-pages de motifs de mandala végétal à colorier pour plonger au coeur de soi et développer sa créativité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,95 € -

Fleurs. 60 marque-pages à colorier
Guyard Virginie60 marque-pages à colorier à offrir ou à s'offrir. Un bloc de 60 marque-pages de motifs floraux à colorier pour plonger au coeur de soi et développer toute sa créativité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,95 €
Du même éditeur
-
Que pourrais-je vous donner de plus grand que mon gouffre ? Suivi de Solstices terrassés, Mémoire se
Valet Paul ; Benoît GuyLe pseudonyme Valet : je l'ai choisi pour ce qu'il signifie, je ne suis pas libre d'écrire ce que j'écris : la pensée va au-delà de la parole et, pour exprimer ma pensée, il faut que je la soumette aux lois de la parole. Je suis donc le valet de la parole, la valet de la poésie." Paul Valet, entretien avec Madeleine Chapsal, L'Express, 15 août 1963.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -
Le toucher de la hanche
Gamblin JacquesC'est l'histoire d'un type qui rentre du boulot. Dis-sept ans qu'il rentre. Mais ce soir-là sa femme lui dit: "Je veux aller danser!" Il l'a crue. Et les voilà partis. Et pas en dilettante, non... en acharnés! Rumba, samba, calypso, tango, paso, be-bop, boogie, valse anglaise, valse lente, française et musette... et surtout la viennoise! La suprême. Vertige, lévitation et septième ciel. Acharnés, je vous dis! Exhibitions et championnats. Lui en smoking, elle en crino-line. Semelles cuir et bride abattue. Elle est têtue, lui, sagittaire. Ils arpentent les autoroutes et les parquets décapés à la térébenthine. Tout pour l'amour du geste. Tout pour l'amour tout court. Deux astres de swing en fusion... jusqu'à un certain point. "Je crois pouvoir recommander un livre, un très petit livre, mais drôle, très drôle et qui fera la joie des gens d'esprit. J'ai ri aux éclats en lisant Le toucher de la hanche." Edmonde Charles-Roux - Le Progrès "On peut se tromper, s'emballer sur une impression, mais tant pis, je prends le risque: Le toucher de la hanche, est une de mes meilleures lectures depuis longtemps." François Nourissier - Le Figaro magazineÉPUISÉVOIR PRODUIT11,60 € -
Glaces sans tain
SOLUTOJ'ai assassiné puis violé Claire Draingan un soir ensoleillé d'octobre 1974, dans un chemin creux de l'île aux Boeufs.Nous étions âgés à cette époque de dix-sept ans et nous nous connaissions. Suffisamment pour nous saluer et plaisanter ensemble, mais peut-être pas assez pour oser dire que nous étions amis. Nous avions fréquenté les mêmes classes au collège Jean-Charcot d'Oissel, de la cinquième à la troisième. L'arrivée au lycée André-Maurois, à Elbeuf, dans deux classes voisines mais différentes, nous avait un peu éloignés. Elle avait choisi, parce qu'elle se pensait douée pour les langues et qu'elle voulait être journaliste, une filière littéraire tandis que moi, qui ne m'imaginais pas d'autre avenir que celui qu'on me voulait, je m'étais retrouvé, sur le conseil appuyé de mon père, dans une section scientifique.J'étais donc en première C lorsque j'ai tué Claire.De son côté elle avait doublé sa seconde. On lui avait décelé, vers le mois de décembre de l'année précédente, une tumeur au cerveau qui avait failli une première fois la terrasser.Nous nous le rappelons tous bien. Elle s'était mise en quelques semaines à tituber, à vomir en fusée à l'improviste et elle n'était plus capable, à certains moments, de se situer dans le temps ou l'espace. Puis elle avait multiplié des crises d'épilepsie qu'aucune médication ne stabilisait. A la mi-janvier elle avait dû renoncer au lycée. Le diagnostic avait vite été posé au vu d'un électroencéphalogramme éloquent. Quelque ponte parisien lui avait alors ouvert la tête pour extraire de sa cervelle comprimée une noisette grasse, molle et délétère. On lui avait octroyé une convalescence que chacun s'accordait à trouver méritée.Cette opération, dans un premier temps redoutée, s'avéra être un succès au-delà de toute espérance. Elle revint fatiguée, souriante, sans la moindre séquelle motrice ou psychomotrice et se requinqua doucettement en toute discrétion, au fil des mois. L'absence d'issue tragique, comme si les pires craintes n'avaient pas été nourries ou soutenues jusqu'au bout, fit dire à quelques camarades que son histoire de maladie avait été sans doute exagérée et que le chiqué y avait sa part. Si elle s'en était si bien sortie, c'était bien sûr parce que ce n'était pas si grave.Ce premier trimestre avant l'annonce de son cancer ne fut pas assez convaincant pour qu'on lui permît de passer en première. Elle refit donc une seconde, mais cette fois dans un autre lycée que le nôtre.Ses parents, qui avaient beaucoup prié et qui s'étaient cru exaucés, avaient négocié en direct avec le Bon Dieu. On l'avait scolarisée dans un établissement catholique.C'était le moins qu'ils pouvaient faire.Elle ne semblait pas s'en plaindre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 €
De la même catégorie
-
Ces différences qui nous rassemblent
Henkel DanièleAvoir un vécu de migrante - Maroc et Algérie -, d'observatrice du Québec - j'y suis arrivée en 1990 - et de la France - où je vais souvent par plaisir comme pour affaires -, être par ailleurs une grande voyageuse me permettent de m'interroger sur le monde et les sociétés tels qu'ils sont. Sur la manière dont on voit la vie et dont on la vit, sur les enjeux brûlants d'actualité que sont la famille, l'immigration, la religion, la laïcité, la culture, la répartition de la richesse, l'éducation, les jeunes, la place des femmes, l'entreprise, etc. Autant de questions qui, à l'aune de mon expérience et de mes constats, m'interpellent. Cet essai en est la preuve, comme la réponse. Dans cet ouvrage, avec franchise, humilité, humour et, je pense, bon sens, je m'efforce de traiter sans faux-semblants les grands sujets qui concernent chacun, des thèmes au fil desquels une vérité s'impose : quelque part sur le chemin, nous avons abandonné l'essentiel, le contact humain. Et, pour le retrouver, puiser dans les coutumes, la culture, les habitudes des différents pays que je connais bien peut être une solution. A vous de le lire, de le voir, peut-être de l'appliquer. Car ces différences qui nous ressemblent sont aussi celles qui nous rassemblent". D. H.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -
Les naufragés. Avec les clochards de Paris
Declerck PatrickNous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux au visage ravagé ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au-delà, c'est contre la vie même qu'ils se révoltent. Hallucinés, ivres, malades, c'est un autre et impossible ailleurs dont ils s'obstinent à rêver furieusement. Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d'hébergement, au Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d'écoute destinée aux SDF en France.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,60 € -
Les corridors du quotidien. Clinique du quotidien et éducation spécialisée en institution
Fustier PaulCe livre est consacré à certaines formes de prise en charge réalisées auprès de personnes (enfants, adolescents, adultes) manifestant des difficultés d'intégration sociale en lien avec des difficultés d'ordre psychologique. Des institutions construites en dérivation par rapport au modèle traditionnel de l'internat accueillent ces personnes et leur offrent, à côté de traitements spécifiques, un milieu de vie dans lequel elles côtoient des professionnels éducateurs ou soignants qui partagent avec elles le quotidien ou l'ordinaire de la vie. Chez les personnes accueillies, cette "présence proche" a des effets importants de changement psychologique quand elle est l'objet d'un travail d'approfondissement clinique qui en dévoile les enjeux, les avatars, et les tâtonnements. La métaphore du "corridor" désigne ces espaces-temps ambigus au sein desquels se déploient, sous une apparente banalité, des échanges complexes qui permettent une reconstruction du lien social.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,35 € -
Ecouter l'autre. Tant de choses à dire, 6e édition
Vannesse AlfredPuis-je vous parler ?..." "Vous avez un peu de temps ?" ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Ecouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT8,00 €








