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Traité de Brest-Litovsk 1918
Sabatier Guy
SPARTACUS
7,00 €
Épuisé
EAN :9782902963935
Dès mi-novembre 1917, le gouvernement bolchevik a entamé des discussions avec l'Allemagne et ses alliés ; le 2 décembre (calendrier russe de l'époque), à Brest-Litovsk, un armistice est signé et les négociations de paix s'engagent. Les conditions imposées par l'Allemagne et ses alliés, les conséquences prévisibles de la paix sur la Révolution, provoquent de vifs débats au sein même de la direction bolchevique ; les socialistes-révolutionnaires de gauche se déclarent eux aussi hostiles à cette paix qui subordonne la révolution au bon vouloir de l'impérialisme allemand. Fin janvier 1918, les négociations de paix sont rompues ; l'armée allemande reprend l'offensive en direction de Petrograd, et le gouvernement se replie à Moscou. Quelques jours plus tard, Lénine obtient à une très courte majorité l'accord du Comité central du Parti sur les conditions de la paix ; le 3 mars, malgré l'opposition persistante des "communistes de gauche" , à laquelle appartiennent plusieurs Commissaires du peuple, et celle des socialistes-révolutionnaires de gauche - qui, deux semaines plus tard, quitteront le gouvernement - la paix est signée. C'est ce débat, entre ceux qui, comme Lénine, considéraient que la poursuite de la guerre entraînerait la chute du pouvoir révolutionnaire et les oppositionnels, qui voyaient dans la paix l'arrêt de la Révolution, que présente et met en perspective cet ouvrage. On y trouvera en annexe La tragédie russe, le point de vue de Rosa Luxemburg sur la paix de Brest-Litovsk.
Les écrits de Félix Pyat témoignent de sa persistance révolutionnaire. Dès 1848, à l'Assemblée nationale, il prend position clairement contre la présidence de la République. Il défendra le même point de vue en 1888 à la Chambre des députés. De manière constante et résolue, avec une verve de pamphlétaire qui jamais ne s'égare, il lutta contre toute expression d'un pouvoir personnel, qu'il fût héréditaire (de droit divin), constitutionnel (type Monarchie de juillet), élu (suffrage universel) ou issu d'un coup d'Etat (dictature bonapartiste). Selon lui, en République, le peuple, qui seul est souverain, ne doit pas déléguer son pouvoir à un président qui ne ferait qu'en abuser. Karl Marx rendit hommage à Pyat pour avoir dénoncé "avec férocité le manque de courage dont fait montre la classe littéraire". C'était en 1858. Cela semble plus que jamais d'actualité !
Le mélodrame de la République sociale et le théâtre de Félix Pyat, considéré comme l'une de ses parties les plus structurantes, sont révélateurs de l'intensité des rapports qu'entretiennent l'idéologie et la mimésis sous la monarchie de Juillet. En effet, le public-peuple de cette époque (1830-1848), confronté au bouleversement des représentations du monde, vient s'émouvoir au spectacle de tableaux édifiants, susceptibles d'éclairer sa lanterne tout en apaisant ses angoisses existentielles. Il y a une interaction entre les drames populaires joués, en particulier, sur les scènes des théâtres du boulevard du Temple (dit "du Crime") et les différents évangiles démocratiques, républicains ou sociaux (saint-simonisme, fouriérisme...) se propageant dans une atmosphère de prophétisme exalté qui - au delà de la critique du régime de Louis-Philippe, symbole de la trahison des idéaux de 1830 - renouent avec le millénarisme révolutionnaire néo-chrétien au travers d'une foi en la résurrection du peuple-dieu (incarné depuis 1789 par le peuple français et sa déclaration des droits de l'homme). La scène dramatique est alors le foyer ardent d'une religion de Monime dont l'esprit hante tous les secteurs de la cité et le paradis terrestre semble une promesse dont la réalisation est inscrite dans un proche avenir. Le théâtre de Félix Pyat est religieux, de caractère eschatologique, dans le sens où il ne procède pas à une simple politisation républicaine du mélodrame, mais à une dramatisation du programme de la République sociale tel qu'il avait été élaboré en 1793. Son esthétique de l'exemplarité, dépassant le tragique de ses premières œuvres et parvenant à l'écriture de pièces réformatrices, exalte le droit au travail tout en ritualisant les valeurs fraternelles telles que la solidarité et l'amour. Cette dernière apparaît comme la clef du salut, de la régénération sociale et annonce le spiritualisme de la révolution de février 1848.
Résumé : Félix Pyat fait partie de la génération politique et littéraire qui, issue de la Révolution de Juillet 1830, renversa Charles X, le dernier roi de "droit divin" ayant été sacré à Reims. Après des études à Bourges, il participe aux barricades des Ecoles du Quartier Latin à Paris. Il a vingt ans ! Ses parents voulaient qu'il embrasse une carrière d'avocat, mais, passionné de théâtre avec la vogue du mélodrame sur le Boulevard dit "du Crime", il écrit ses premières pièces tout en se consacrant au journalisme. Il publie plusieurs articles sur des sujets divers et variés touchant aux arts et à la politique. Ainsi, il se fait remarquer par une série de quatre feuilletons rédigés pour le journal La Presse en 1836 : il traite des châteaux royaux tels ceux de Versailles, Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye et Vincennes, choisis parmi les symboles renommés, à savoir les monuments historiques de la monarchie absolue d'avant 1789. A cet égard, le règne de Louis XIV et le château de Versailles sont les incarnations typiques de l'Ancien Régime mis en cause par une jeunesse peinte avec ses bousingots (chapeaux étudiants) sur le célèbre tableau allégorique d'Eugène Delacroix : La Liberté guidant le peuple. En février 1848, Pyat participe à l'instauration de la République. Il n'a pas encore quarante ans ! Mais, après une proscription de 30 ans, due à ses engagements politiques (en particulier sa lutte lors du siège de la capitale et sa participation à la Commune de Paris en 1871), Pyat renoue avec le souvenir d'anciennes connaissances, devenues, au fil du temps, des monuments littéraires. Il fait alors publier, en 1888, des souvenirs sur Eugène Sue et George Sand qui apportent des ultimes éclairages sur son panthéon personnel et le 19e siècle. Surnommé le "Vétéran de la Démocratie" en raison de son dévouement à la cause républicaine, Pyat est élu à Marseille contre le général Boulanger, en 1888, et siège à la Chambre des Députés jusqu'à sa mort dans sa maison de Saint-Gratien.
De Robert Poudérou, Gilles Costaz a écrit dans L'Avant-Scène : "Il est un des auteurs qui a le plus cassé les silences de l'Histoire de notre pays, de la rafle des enfants juifs à Bordeaux en 1942 (J'ai l'honneur...) à la persécution des tziganes à la même époque (Les Princes de l'Ailleurs), de l'esclavage (Le Nègre qui riait et qui dansait) à la guerre d'Algérie (Pendant que vous dormiez). C'est l'oeuvre de cet auteur-citoyen que nous voulons mettre en relief et saluer dans cet ouvrage.
Dès la naissance officielle de Solidarité, lors des grèves d'août 1980, une divergence apparaît entre la pratique des luttes et l'engagement de négociations avec le gouvernement qui aboutiront à un accord dès la fin du mois. L'aggravation de la situation sociale en 1981 s'accompagne d'une opposition croissante au sein du syndicat entre ceux qui cherchent une meilleure gestion de l'économie, et ceux qui veulent assurer le contrôle des travailleurs sur l'ensemble de la société. Le 13 décembre 1981, l'état de guerre est proclamé ; une répression meurtrière s'abat sur le mouvement revendicatif. Solidarité, suspendue, sera déclarée illégale en octobre 1982. Dès juin 1982, indépendamment de la direction officielle de Solidarité, se crée une organisation clandestine - Solidarité combattante - hostile à la politique de consolidation de la société poursuivie par la direction du syndicat. Ce sont les positions, la vie, les aspirations de ce mouvement clandestin, qu'on trouvera dans ce livre à travers un ensemble de documents - communiqués, déclarations et articles de ses journaux - qu'il a lui-même produits.
A l'Est, les dissidents d'autrefois sont devenus les décideurs d'aujourd'hui et de demain. A l'Ouest, les intellectuels antitotalitaires ont mis au point une critique à géométrie variable : en concentrant leur tir sur le Tout-Etat et le bolchevisme, ils ont laissé le champ libre au Tout-Capital et enterré l'idée même de révolution sociale sous les ruines du marxisme-léninisme. Leurs mensonges réconfortants sur la démocratie réellement existante et les droits de l'homme se sont substitués au mensonge déconcertant du communisme prétendument réalisé. L'anticommunisme - non plus l'anti-soviétisme, ou l'anti-parti communiste, celui-ci étant en coma dépassé - a changé de sens : il n'est plus tourné vers l'ennemi extérieur, mais vers l'ennemi intérieur, ces dissidents du monde occidental qui n'ont jamais dissocié la critique du capital de celle de l'Etat.
Les bouleversements et les crises périodiques que la révolution industrielle imposa au monde du travail provoquèrent à la fois le développement des luttes ouvrières et l'éclosion de projets de réforme sociale prétendant concilier progrès technique et harmonie entre les hommes. En montrant que l'histoire des sociétés était indissociable de celle de la propriété, Karl Marx apporta au mouvement ouvrier naissant à la fois la compréhension du monde qui le créait et l'illumination des buts qu'il devait se donner. Karl Kautsky expose comment il y parvint en soumettant à la critique historique et sociale les grands courants de pensée qui ont accompagné l'avènement de la bourgeoisie capitaliste. Mais cette activité intellectuelle de Marx ne doit pas être séparée de son action militante, qui la rendait nécessaire et qui l'enrichissait en même temps. Dans " L'histoire de la Ligue des communistes ", Friedrich Engels relate la constitution du premier noyau de révolutionnaires auquel il appartint, dans cette Europe occidentale du milieu du XIXe siècle où il faut encore abattre le despotisme monarchique mais où, déjà, surgit la perspective d'une société libérée des oppressions, celle de la société communiste.
Fille de commerçants juifs, Rosa Luxemburg naît en 1871 à Zamosc en Pologne. Théoricienne marxiste, son activité militante au sein du parti socialiste révolutionnaire « Prolétariat », menée en parallèle de ses études au lycée de Varsovie, l oblige à s exiler en Suisse très jeune. Elle poursuit à Zurich des études d économie politique, lance le journal La Cause ouvrière et cofonde le Parti social-démocrate du royaume de Pologne. Naturalisée allemande, elle s installe en Allemagne en 1898 et s engage au Parti socialdémocrate. Elle rejoint également la Deuxième Internationale, où elle anime l aile gauche marxiste, s opposant aux tendances réformistes de Bernstein ou Millerand. Lorsque la Révolution éclate en Russie, Luxemburg regagne la Pologne pour participer à l élan insurrectionnel. Arrêtée, elle manque d être exécutée. De retour en Allemagne en 1906, ses prises de position antimilitaristes lui valent deux nouvelles arrestations et plusieurs séjours en prison. C est la révolution allemande qui la délivre en 1918. Exclue du SPD, elle s investit alors clandestinement dans l organisation du mouvement révolutionnaire spartakiste qui se déclenche le 5 janvier 1919. Cependant l insurrection échoue et subit une sanglante répression de la part des sociaux-démocrates nouvellement à la tête du pouvoir. Rosa Luxemburg est alors arrêtée, avant d être exécutée le 15 janvier.