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Contre la présidence et autres écrits pamphlétaires
Pyat Félix ; Sabatier Guy
NON LIEU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352703228
Les écrits de Félix Pyat témoignent de sa persistance révolutionnaire. Dès 1848, à l'Assemblée nationale, il prend position clairement contre la présidence de la République. Il défendra le même point de vue en 1888 à la Chambre des députés. De manière constante et résolue, avec une verve de pamphlétaire qui jamais ne s'égare, il lutta contre toute expression d'un pouvoir personnel, qu'il fût héréditaire (de droit divin), constitutionnel (type Monarchie de juillet), élu (suffrage universel) ou issu d'un coup d'Etat (dictature bonapartiste). Selon lui, en République, le peuple, qui seul est souverain, ne doit pas déléguer son pouvoir à un président qui ne ferait qu'en abuser. Karl Marx rendit hommage à Pyat pour avoir dénoncé "avec férocité le manque de courage dont fait montre la classe littéraire". C'était en 1858. Cela semble plus que jamais d'actualité !
Pyat Félix ; Sue Eugène ; Cooper Barbara T. ; Litt
Mathilde n'est pas la mieux connue des oeuvres d'Eugène Sue mais mérite bien qu'on la redécouvre. Ecrite en collaboration avec Félix Pyat, la pièce offre une image des dangers que représente pour la France de Louis-Philippe et Guizot l'importance accordée à l'argent et à la mobilité sociale. Le scélérat riche, pervers et froidement cynique qu'est Lugarto, métis brésilien venu s'installer dans la bonne société française, est un monstre qu'il était, et est encore, permis de condamner comme une caricature irrecevable de l'homme noir, mais qu'une bonne partie du public théâtral de l'époque prenait en haine puisqu'il représentait le règne immoral de l'argent. D'autres choisissaient d'en rire, exagérant plus encore les traits détestables du traître pour en faire une parodie. Nous offrons le drame sérieux et sa version parodique dans ce volume ainsi que de nombreux comptes rendus.
Résumé : Félix Pyat fait partie de la génération politique et littéraire qui, issue de la Révolution de Juillet 1830, renversa Charles X, le dernier roi de "droit divin" ayant été sacré à Reims. Après des études à Bourges, il participe aux barricades des Ecoles du Quartier Latin à Paris. Il a vingt ans ! Ses parents voulaient qu'il embrasse une carrière d'avocat, mais, passionné de théâtre avec la vogue du mélodrame sur le Boulevard dit "du Crime", il écrit ses premières pièces tout en se consacrant au journalisme. Il publie plusieurs articles sur des sujets divers et variés touchant aux arts et à la politique. Ainsi, il se fait remarquer par une série de quatre feuilletons rédigés pour le journal La Presse en 1836 : il traite des châteaux royaux tels ceux de Versailles, Fontainebleau, Saint-Germain-en-Laye et Vincennes, choisis parmi les symboles renommés, à savoir les monuments historiques de la monarchie absolue d'avant 1789. A cet égard, le règne de Louis XIV et le château de Versailles sont les incarnations typiques de l'Ancien Régime mis en cause par une jeunesse peinte avec ses bousingots (chapeaux étudiants) sur le célèbre tableau allégorique d'Eugène Delacroix : La Liberté guidant le peuple. En février 1848, Pyat participe à l'instauration de la République. Il n'a pas encore quarante ans ! Mais, après une proscription de 30 ans, due à ses engagements politiques (en particulier sa lutte lors du siège de la capitale et sa participation à la Commune de Paris en 1871), Pyat renoue avec le souvenir d'anciennes connaissances, devenues, au fil du temps, des monuments littéraires. Il fait alors publier, en 1888, des souvenirs sur Eugène Sue et George Sand qui apportent des ultimes éclairages sur son panthéon personnel et le 19e siècle. Surnommé le "Vétéran de la Démocratie" en raison de son dévouement à la cause républicaine, Pyat est élu à Marseille contre le général Boulanger, en 1888, et siège à la Chambre des Députés jusqu'à sa mort dans sa maison de Saint-Gratien.
Résumé : Terre incandescente et inhospitalière, Djibouti est le point de rencontre de trois rifts formant des paysages désertiques "de roc, de sable et de sel". Dénué de ressources naturelles autres que la mer, le soleil, le vent et la chaleur, ce petit Etat de l'Afrique de l'Est est pourtant un acteur essentiel de la région. Stratégiquement situé, Djibouti est la porte de la Corne de l'Afrique, et le port du géant éthiopien enclavé. Havre de stabilité entre l'Erythrée totalitaire et la Somalie décomposée, il est l'oeil du cyclone et accueille la plus importante base militaire française à l'étranger. Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1977, dispose surtout d'atouts touristiques spectaculaires où le minéral domine et le vivant est en sursis : de la banquise de sel du lac Assal aux cheminées de calcaire ocre aux formes surréalistes du lac Abbé, en passant par la mystérieuse forêt du Day et les mangroves de l'île de Moucha. Cet ouvrage est une invitation au voyage sur cette terre volcanique inondée "de lumières et d'espaces", qu'avaient décrite en leur temps Monfreid, Gary, Kessel et Rimbaud.
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Cette dictature d'Asie centrale est l'un des pays les plus fermés du monde - l'un des pires, avec la Corée du Nord, en terme de liberté de la presse. Il est donc particulièrement méconnu. Les rares informations qui s'en échappent donnent lieu dans les médias occidentaux à des portraits souvent caricaturaux qui ne retiennent que le culte de la personnalité du Turkmenbachi et les formidables réserves de gaz dont il dispose. Pour la première fois, ce livre présente ce pays complexe, entre tradition et modernité, dans tous ses aspects: sa géographie et son histoire, sa politique et son économie, sa population et sa culture. Des mouvements d'opposition au blocage des sites internet, du zemzem, ce lézard du désert, aux öwlats, les tribus sacrées, du contenu des programmes télévisés à la cérémonie de mariage, des violences conjugales à l'internement psychiatrique forcé, du travail des enfants à la rentrée universitaire 2009, du grand jeu des gazoducs au développement surveillé du tourisme, du système agricole aux prénoms des enfants, de la fusillade de septembre 2008 au trafic de drogue, des superstitutions quotidiennes à l'alphabet, du théâtre au nomadisme en passant par la cuisine, un lac artificiel géant au milieu du désert ou la réécriture de l'histoire officielle, ce livre offre une présentation complète, claire et synthétique de la société turkmène contemporaine, avec de nombreuses informations récentes et inédites, et près de 300 photographies.