Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La conscience mystifiée
Guterman Norbert ; Lefebvre Henri
SYLLEPSE
21,50 €
Épuisé
EAN :9782907993296
Dans La Conscience mystifiée (1936) Henri Lefebvre et Norbert Guterman soumettent à l'analyse l'aspect public de la conscience sociale. Ils démontent les mécanismes qui permettent aux pouvoirs dominateurs d'imposer aux individus des représentations inverses aux réalités. Ainsi peuvent-ils élargir la théorie de l'aliénation de Marx. Pour eux " fétichisme, aliénation, mystification sont trois termes presque équivalents, trois aspects d'un seul fait ". Ce livre au destin maudit (rejeté à sa publication par le communisme soviétique, proscrit et brûlé plus tard par les nazis) était le premier d'une série devant s'intituler Science des idéologies. Les deux auteurs y distinguent deux éléments fondamentaux : la conscience sociale et la conscience privée. Mystifiées, ni l'une ni l'autre ne peuvent passer pour critère de vérité. Hier et aujourd'hui séparés, il s'agissait précisément d'en retrouver théoriquement l'unité. Ce projet ne fut jamais réalisé en totalité : Norbert Guterman, immigré de Varsovie et " sans papiers " dut d'abord fuir la France, ensuite arriva la guerre où Henri Lefebvre entra en résistance. Dans les années 50, Henri Lefebvre rédige seul une série d'articles retrouvés par hasard : La Conscience privée. On a ainsi une idée de ce qu'aurait été le second volet de la Science des idéologies. Où l'analyse de la " conscience individualiste " révèle que les caractères de cette " conscience privée " résultent d'une " privation " du lien lucide avec le social.
La trilogie U.S.A. s'ouvre à l'aube du XXE siècle, sur le destin de personnages pris dans la tempête de ce 42E parallèle : Charley, mécanicien crédule, Janey, jeune sténographe, Mac, ouvrier imprimeur révolutionnaire, Ward, entrepreneur sans scrupules, et Eleanor, décoratrice d'intérieur ambitieuse. De New York à San Francisco surgit la «comédie inhumaine» d'un monde où les fantasmes et les tragédies individuelles se fondent dans le désespoir d'une société. Considéré comme l'une des ?uvres les plus importantes de son époque, U.S.A. vibre d'histoire et de vie à chaque page. Lus ensemble ou séparément, ses trois volumes laissent éclater tout le talent de John Dos Passos.Notes Biographiques : Né en 1896, à Chicago, John Dos Passos y commença ses études qu'il poursuivit tant aux États-Unis qu'à l'étranger et termina à l'Université de Harvard, en 1917, avec «mention honorable». En 1926, avec Manhattan Transfer, Dos Passos atteint à la maturité tant au point de vue de la technique littéraire qu'en ce qui concerne sa conception du monde. Il est mort à Baltimore en 1970.
ORNICAR ? 60 MENTIR sous dir. Jacques-Alain Miller, Deborah Gutermann-Jaquet "C'est d'abord comme s'instituant dans, et même par, un certain mensonge, que nous voyons s'instaurer la dimension de la vérité". Jacques Lacan A l'heure où la langue de Poutine comme celle de Trump sont envahies par le mensonge qui crie qu'il est Vérité, comment aborder ce qui fait la racine du "mentir" ? Dans "Ornicar ? " 60, des psychanalystes explorent, avec Jacques-Alain Miller, les paradoxes du mensonge et de la vérité, tels que Lacan les a formalisés : la vérité menteuse, le mi-dire de la vérité, "différentes facettes du "mentir" . Ornicar ? " accueille aussi des écrivains qui, par leur plume, éprouvent au plus près les impasses de la vérité et se tiennent sur la crête du mentir vrai : Pierre Michon, Catherine Millet, Eric Vuillard, Gwenaëlle Aubry, Eric Marty, entre autres. Une nouvelle rubrique est consacrée aux références que Lacan mobilise dans son Séminaire XV "L'Acte psychanalytique", établi par J. -A. Miller et récemment paru au Seuil. Elle fait signe à l'actualité de la psychanalyse.
Si le devenir homme et le devenir femme font intemporellement question, le XIXe siècle, entre autres parce qu'il a vu la famille moderne se déployer, constitue un moment charnière d'interrogation. En analysant l'intimité, mais aussi la vie de couple et la sexualité des anonymes comme des célébrités, cet ouvrage montre comment, dès l'enfance, ce destin est à la fois programmé, mais aussi mis en déroute par les stratégies individuelles. La littérature en témoigne, avec ses héros androgynes et mélancoliques qui sont relayés dans la réalité par celles et ceux, nombreux, qui décident notamment de se donner la mort de concert dans les années 1840. Le mariage d'amour empêché par une logique matrimoniale qui ignore les sentiments, l'homosexualité inavouable, les frustrations sexuelles sont à l'origine de ces passages à l'acte. Mais le malaise propre au XIXe siècle ne s'arrête pas là. Musset, dans La Confession d'un enfant du siècle, met à jour les spécificités du mal qui affecte la masculinité: privée de gloire guerrière, une génération émasculée voit le jour et traîne son désarroi. C'est à partir de la littérature, des écrits intimes, des ouvrages pédagogiques et moraux de l'époque mais aussi des archives judiciaires que ce livre traque ce qui vacille chez les individus, et les fait douter de leur capacité à incarner l'homme et la femme.
Ce roman basé sur une histoire vraie décrit avec finesse la réalité russe d'aujourd'hui, en dévoilant l'odieux business qui se développe autour de l'adoption internationale.
Résumé : Pourquoi et comment un médiocre parlementaire d'extrême droite, nostalgique de la dictature militaire, ouvertement raciste, misogyne et homophobe a-t-il pu se hisser à la tête du plus grand pays d'Amérique latine ? L'arrivée de Bolsonaro à la présidence du Brésil n'est ni un événement fortuit, ni une parenthèse sans lendemain. Portée par une lame de fond, elle est à la fois le produit des circonstances et la conséquence d'un travail de conquête et de formatage de l'opinion par de nouvelles droites radicales et militantes. Dans un contexte marqué par une profonde crise économique, morale et institutionnelle, ces courants ont exploité les frustrations et les ressentiments de la société brésilienne, pour s'imposer aux affaires. Avec l'appui des vieilles oligarchies et des secteurs les plus conservateurs, ils entendent aujourd'hui solder l'héritage du "lulisme" et dicter leur agenda ultralibéral, rétrograde et autoritaire. Révision des droits sociaux, démantèlement des protections environnementales, privatisation des entreprises publiques, réalignement de la politique étrangère sur les Etats-Unis, croisade morale et sécuritaire..., le tournant engagé risque de réduire à néant les progrès démocratiques engrangés au terme de plusieurs décennies de luttes. Sonnée et divisée, la gauche s'est jusqu'à présent montrée impuissante à contrer la vague réactionnaire. Elle devra, coûte que coûte, retrouver son unité et proposer un nouveau projet mobilisateur pour éviter que le pays, champion toutes catégories des inégalités, ne s'enfonce dans l'abîme.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
Le capitalisme triomphant des années 1990 a perdu de sa superbe. Après avoir promis monts et merveilles, il s'est mué en une machine infernale produisant de la régression sociale et des inégalités, incapable de faire face au changement climatique, et sécrétant une montée générale de l'autoritarisme en lieu et place de la démocratie promise. Face à cela, les programmes de la gauche institutionnelle estiment qu'il faut repartager les richesses et orienter le capitalisme dans le sens de l'intérêt général. Si les profits des entreprises n'ont jamais été aussi imposants, ne pourrait-on pas les réduire pour faire place à plus de social et d'écologie, se demandent-ils ?? Mais ce n'est guère possible car la valeur de l'entreprise est spéculative et déterminée par les anticipations des dividendes. Si les profits sont moindres, les valorisations baisseront et les actionnaires cesseront d'investir même si l'entreprise gagne de l'argent. Une politique sociale et écologique sérieuse doit donc exproprier les actionnaires pour laisser place à des entreprises autogérées par leurs salariés, les usagers et les citoyens. Une nouvelle définition de la démocratie se dessine : une rencontre permanente entre des travailleurs et des usagers ou citoyens pour décider et réaliser ensemble. Le livre se conclut sur l'amorce d'un programme de transformation qui conjugue des mesures sociales et écologiques avec une stratégie d'éviction des actionnaires. Afin de faciliter la compréhension des mécanismes économiques ou de compléter ses connaissances, le livre renvoie à des "tutoriels" en ligne (economie.org) où l'auteur décrypte le fonctionnement de la finance, de l'argent ou encore de la macro-économie. Outil pédagogique, le livre est articulé avec les apports aujourd'hui indispensables de l'apprentissage et de l'acquisition des connaissances en ligne. L'ouvrage engage une réflexion sur le dépassement de la notion même de propriété des moyens de production et trace une voie de transition pour en sortir.
Le Mexique de l'épopée révolutionnaire des compagnons d'Emiliano Zapata et de Pancho Villa, le Mexique des paysans en armes en quête de justice, de terre et de liberté, le Mexique mythique sont conviés dans ce formidable livre d'histoire qui donne âme, chair et sang à ceux qui ont donné sa turbulence, sa dynamique, ses rêves et sa substance à cette révolution, cette guerre paysanne pour la terre et le pouvoir. Pendant dix ans (1910-1920), les révolutionnaires Emiliano Zapata, Pancho Villa et des milliers de chefs régionaux se battent tout à la fois contre un régime militaire corrompu et une bourgeoisie libérale qui tente de prendre le pouvoir. Zapata et Villa sont restés dans la mémoire des humbles du Mexique comme des figures que l'on invoque à chaque fois que l'on proteste contre les possédants et contre les gouvernants. C'est ainsi que les Indiens du Chiapas, éternels oubliés d'une "modernité" barbare qui ravage périodiquement le pays, ont brandi à leur tour la bannière du zapatisme. Adolfo Gilly nous invite à comprendre le Mexique d'aujourd'hui et les aspirations de son peuple à travers l'épopée et la réalité d'une révolution dont le souvenir et les idéaux hantent et enchantent encore ce pays. Voici la seconde édition en français de ce livre qui n'a cessé, depuis sa parution au Mexique en 1971, d'être réédité aussi bien en espagnol qu'en anglais.