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La première femme
Gürsel Nedim ; Toscan du Plantier Anne-Marie
POINTS
5,70 €
Épuisé
EAN :9782757810583
Aujourd'hui est un grand jour. A seize ans à peine, il se rend pour la première fois au bordel. Il attend, seul, nu, l'arrivée de celle qui fera de lui un homme. Il est si nerveux que ses pensées se brouillent : est-il en train de rêver ? Il ouvre les yeux : c'est fini. Bien des années plus tard, et bien loin d'Istanbul, le souvenir de sa naïveté revient frapper la mémoire du narrateur... Né en Turquie en 1951, Nedim Gürsel est directeur de recherche au CNRS et enseignant en université. Il est également l'auteur du Dernier Tramway, du Roman du conquérant et des Turbans de Venise, disponibles en Points. " Grâce à ce travail de chercheur, j'ai pu échapper aux loups qui avaient pris le pouvoir dans mon pays. J'ai désormais plusieurs vies à mener : enseignant-chercheur et écrivain. Je ne sais pas ce que je serais devenu si je n'avais pu tout faire à la fois. " Nedim Gürsel Traduit du turc par Anne-Marie Toscan du Plantier Présentation par Juan Goytisolo traduite de l'espagnol par Isabelle Gugnon Prix Ipekçi 1968
Il faut considérer l'oeuvre d'Aragon comme un tout et en chercher l'unité à travers la multiplicité, voire la disparité des textes. Le seul invariant de cette oeuvre est sans doute le changement, ce mouvement perpétuel qui a fait du révolté surréaliste un communiste engagé dans le "Monde Réel" écrit Nedim Gürsel qui se propose de défricher les voies complexes de la pratique intertextuelle dans la poésie d'Aragon tout en mettant l'accent sur des poèmes peu connus des périodes dadaïste et surréaliste. Et il ajoute : Qualifier l'oeuvre d'Aragon de "mouvement perpétuel" ne me serait peut-être pas venu à l'esprit si je n'avais rencontré ces deux vocables dans le titre même d'un de ses livres. Car rien ne saurait mieux expliquer que ce titre hégélien l'incroyable devenir d'un homme et de son oeuvre qui allait traverser d'un bout à l'autre notre siècle des lumières et des ténèbres.
Pierre le Vénérable, Dante, Goethe, Voltaire, Hugo, Renan, Assia Djebar, Salman Rushdie : du Moyen Age à nos jours, ces auteurs ont évoqué Mahomet, faisant du prophète de l'islam tantôt un personnage historique désacralisé, tantôt un héros romanesque fictif. Au Moyen Age, au plus fort de la conquête musulmane, l'Occident chrétien voit en Mahomet un imposteur, un faux-prophète, voire un Antéchrist prêt à combattre le Messie. La littérature médiévale peint de grossières caricatures de rituels musulmans, et n'hésite pas à proférer des injures à l'adresse du prophète. C'est au siècle des Lumières, avec Voltaire et Goethe notamment, que l'on tente d'identifier et d'étudier sérieusement le personnage historique. Mais il faut encore attendre les Romantiques, Lamartine et Hugo entre autres, pour que le prophète de l'islam bénéficie d'une image positive en Occident. Il est même alors qualifié de personnage attachant ! Au XXe siècle enfin, de nouveaux auteurs prennent la liberté de faire de lui un personnage de roman. Avec Driss Chraïbi, Assia Djebar, Salim Bachi, Marek Halter et Salman Rushdie, Mahomet devient imaginaire, de plus en plus éloigné de la figure traditionnelle musulmane. La connaissance de la figure de Mahomet à travers la littérature peut éclaircir quelque peu l'horizon assombri par les fanatismes. Car si le prophète de l'islam ne vécut certes qu'une seule vie, les oeuvres littéraires lui ont permis de revêtir divers habits et de montrer de multiples facettes. Un ouvrage courageux, par un auteur qui a fait l'objet d'un procès en Turquie pour blasphème, pour son roman Les Filles d'Allah.
Après Le Roman du conquérant et Les Turbans de Venise, deux romans à fond historique, Nedim Gürsel renoue avec les nouvelles, genre où s?est d?abord affirmé son talent en Turquie, en France, en Allemagne et en Italie. Les héros de presque tous ces récits sont, comme l?auteur, des exilés. Loin d?Istanbul, réfugiés ici ou là, c?est auprès des femmes, dans la violence amoureuse, la tendresse, la détresse des abandons qu?ils cherchent un sens à leur vie et un remède à leur inguérissable nostalgie. Gürsel aime passionnément les femmes: elles sont son Orient éternel.
L'écrivain turc Nedim Gürsel nous introduit de plain-pied dans l'univers magique du grand romancier Yachar Kémal où nous faisons connaissance avec d'inoubliables personnages en même temps que nous découvrons une société en pleine mutation. Des épopées anciennes aux élégies, les " palimpsestes " du chantre de la Turquie méridionale, un par un, sont décryptés ainsi que le passage de l'oral à l'écrit. Un entretien sur la création romanesque avec l'auteur de Mémed le Mince enrichit cette première tentative d'analyse intertextuelle de l'œuvre de Yachar Kémal. A travers le récit d'un voyage au-delà du Taurus, Gürsel nous promène également dans l'immense plaine de Tchoukourova, la géographie affective de l'auteur.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.