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Découvrir Engels
Gulli Florian ; Quétier Jean
SOCIALES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782353670710
L'objet de ce livre n'est pas d'opposer Friedrich Engels à Karl Marx mais de faire apparaître la singularité du premier, son autonomie en quelque sorte. Et de l'extraire un moment de ce « Marx-Engels » infligé aux deux amis par une postérité qui leur a certes fait pire. Les douze textes ici rassemblés abordent, entre autres, la question du mariage, le rôle de la violence, le suffrage universel, la religion, la nature de la causalité historique, l'origine du chômage ou le dépérissement de l'État... Ils révèlent ainsi un homme profondément de son temps et engagé non seulement dans les révolutions sociales et politiques mais aussi dans les débats philosophiques, curieux des bouleversements scientifiques et culturels de son époque, ouvert à un monde déjà mondialisé. Chaque texte, à la manière de la collection, est présenté, mis dans son contexte et commenté, proposant au lecteur des pistes pour aller plus loin.
On reproche encore communément à Aragon (1897-1982) non seulement d'avoir été communiste mais surtout de l'être resté tout au long de sa vie, et ainsi de porter la lourde responsabilité d'avoir été un fervent "stalinien" . Bernard Vasseur reprend la question en examinant les pièces du dossier, en les situant dans leur époque et en les livrant au débat des contemporains, selon la maxime de Spinoza : "ne pas rire, ne pas pleurer, ne pas railler, mais comprendre" . Une causerie vivante et accessible à tous prononcée dans le cadre du cycle Littérature de l'Université permanente consacré à Aragon.
Comment aujourd'hui se représenter la Révolution française de 1789 ? C'est en voulant répondre à cette interrogation que l'historien Claude Mazauric a consacré la présente mise au point. à la fois chrono- logique et conceptuelle. Sous la forme d'une causerie argumentée, soulevant les questions en débat, son texte élargit le domaine abordé lors de la conférence inaugurale du cycle d'histoire de la Révolution, proposé par l'Université permanente.
Suivant la logique du marxisme classique, on devait conclure que l'organisation de la classe ouvrière depuis le XIXe siècle conduirait inexorablement au renversement du système capitaliste. Pourquoi cela ne s'est-il pas produit ? Comment le capitalisme survit-il ? Qu'est-ce qui limite l'existence d'une résistance collective ? Selon les penseurs critiques de l'après-guerre, la théorie matérialiste des classes n'avait pas les moyens de répondre à la question. Dans les années 1970, le "tournant culturel" a inversé la perspective marxiste : pour expliquer et prédire les comportements des acteurs sociaux, cette nouvelle théorie impute un pouvoir bien plus important à la culture, au langage et à l'identité (la "superstructure") qu'à la structure sociale (l' "infrastructure"). Si nous avons gagné quelques éléments de réponse théorique, nous n'avons pas gagné en réponse pratique, c'est-à-dire en termes de lutte contre la domination du capital à l'heure de l'anthropocène. Face au néolibéralisme mondialisé, qui creuse les inégalités en matière de richesse et de pouvoir, Vivek Chibber est convaincu qu'il faut revitaliser les réflexions matérialistes négligées par le "tournant culturel" , mais dont il faut tenir compte des acquis. Chibber s'engage donc dans une fusion des bases du matérialisme et des idées les plus fécondes de la théorie culturelle. Il apporte ainsi une pierre essentielle à la théorie sociale en montrant qu'il est possible d'intégrer les principaux arguments du tournant culturel dans un cadre matérialiste solide. Tout en montrant qu'est possible une théorie de la structure et de la constitution en classe qui repose sur des fondements "matérialistes" identifiables, Chibber montre comment la culture joue un rôle central dans de nombreuses sphères pour étudier ces questions. Il revient ainsi sur les notions d' "agentivité sociale" et de "contingence" pour tester ce qui résiste de l'universalité des propriétés structurelles du capitalisme. Ainsi, plutôt que d'opposer les courants qui ont permis d'analyser les rapports de domination de la société capitaliste, Chibber en tire le meilleur.
Résumé : Est-il encore besoin de découvrir Marx ? Comme souvent, ce qui semble su comme une sorte dévidence est en réalité mal connu. Ce qui sapplique particulièrement à Marx tant le rapport à son oeuvre fut loccasion de grandes passions, de belles actions et de méfaits terribles. Marx nen finit pas dinterpeller ceux qui sessaient à penser nos sociétés et leurs mouvements, les actions humaines et leurs effets. Découvrir Marx, cest laisser de côté les formules et les simplifications pour se confronter directement aux écrits de lauteur. Cet ouvrage, accessible à tous, présente, explique et commente douze textes de Karl Marx, douze textes utiles à la compréhension du monde moderne dont il fut lun des grands annonciateurs et des plus subtils critiques.
Manchester, 16 août 1 819. Quelque 60000 personnes, hommes, femmes et enfants, surtout des ouvrières et ouvriers du textile, sont rassemblées pacifiquement pour des réformes démocratiques. A peine le meeting a-t-il commencé que la troupe charge et sabre la foule, tuant 15 personnes et en blessant plus de 600 : c'est le massacre de Peterloo. Le tisserand Samuel Bamford (1788-1872) avait conduit les habitants de sa ville jusqu'au rassemblement. Dans ses mémoires, il a laissé le récit le plus saisissant de l'événement qui nous soit parvenu. Il raconte d'une plume alerte son engagement dans l'agitation radicale entre 1816 et 1821, une époque de récession économique et de crise politique. Bamford emmène ses lecteurs dans les tavernes pour Ides réunions radicales, dans les prisons et sur les routes du pays qu'il traverse à pied. Il nous fait rencontrer les radicaux célèbres de l'époque, mais aussi une foule d'anonymes des classes populaires. Ces mémoires exceptionnels, publiés entre 1839 et 1842, "une lecture essentielle pour tout Anglais", selon l'historien E.P. Thompson, paraissent en français pour la première fois.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Le Capital est l'oeuvre maîtresse de Karl Marx. Il fait partie de ces quelques productions de l'esprit qui font le corps du débat sur les sociétés humaines et leur devenir.
Butler Judith ; Carbonell Juan Sebastian ; Haselde
Résumé : Judith Butler, pionnière des études de genre, se saisit de la question écologique dans une perspective marxiste. Les réflexions du jeune Marx sont-elles, comme on l'a souvent dit, foncièrement anthropocentriques ? En discutant la conception de la nature comme "corps inorganique de l'homme" développée par Marx dans les Manuscrits de 1844, Judith Butler répond par une tout autre lecture. Ce texte prononcé au séminaire étudiant Lectures de Marx de l'ENS de la rue d'Ulm est complété par une discussion avec le public offrant une traversée des principales oeuvres de Judith Butler. Dans la seconde partie de l'ouvrage, la philosophe se penche sur la célèbre lettre du jeune Karl Marx à Arnold Ruge en 1843. Elle y trouve l'occasion de repenser la tâche de la philosophie comme "critique impitoyable" et sans cesse recommencée de l'ordre établi.