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La matrice des classes sociales. La théorie sociale après le "tournant culturel"
Chibber Vivek ; Mistral Laure ; Gulli Florian
AGONE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782748906134
Suivant la logique du marxisme classique, on devait conclure que l'organisation de la classe ouvrière depuis le XIXe siècle conduirait inexorablement au renversement du système capitaliste. Pourquoi cela ne s'est-il pas produit ? Comment le capitalisme survit-il ? Qu'est-ce qui limite l'existence d'une résistance collective ? Selon les penseurs critiques de l'après-guerre, la théorie matérialiste des classes n'avait pas les moyens de répondre à la question. Dans les années 1970, le "tournant culturel" a inversé la perspective marxiste : pour expliquer et prédire les comportements des acteurs sociaux, cette nouvelle théorie impute un pouvoir bien plus important à la culture, au langage et à l'identité (la "superstructure") qu'à la structure sociale (l' "infrastructure"). Si nous avons gagné quelques éléments de réponse théorique, nous n'avons pas gagné en réponse pratique, c'est-à-dire en termes de lutte contre la domination du capital à l'heure de l'anthropocène. Face au néolibéralisme mondialisé, qui creuse les inégalités en matière de richesse et de pouvoir, Vivek Chibber est convaincu qu'il faut revitaliser les réflexions matérialistes négligées par le "tournant culturel" , mais dont il faut tenir compte des acquis. Chibber s'engage donc dans une fusion des bases du matérialisme et des idées les plus fécondes de la théorie culturelle. Il apporte ainsi une pierre essentielle à la théorie sociale en montrant qu'il est possible d'intégrer les principaux arguments du tournant culturel dans un cadre matérialiste solide. Tout en montrant qu'est possible une théorie de la structure et de la constitution en classe qui repose sur des fondements "matérialistes" identifiables, Chibber montre comment la culture joue un rôle central dans de nombreuses sphères pour étudier ces questions. Il revient ainsi sur les notions d' "agentivité sociale" et de "contingence" pour tester ce qui résiste de l'universalité des propriétés structurelles du capitalisme. Ainsi, plutôt que d'opposer les courants qui ont permis d'analyser les rapports de domination de la société capitaliste, Chibber en tire le meilleur.
Résumé : Je m'appelle Kamala et la nouvelle MISS MARVEL, C'EST MOI ! J'adore jouer les super-héroïnes mais, pour être honnête, j'ai un peu de mal à jongler entre mon identité secrète et ma vie de tous les jours, l'école et le reste. En plus l'autre jour, DEVANT TOUTES LES CAMERAS DE TELEVISION j'ai un petit peu détruit un bâtiment tout entier... aussitôt après (vous croyez qu'il y un rapport ? ) mon idole, CAPTAIN MARVEL, m'a proposé d'intégrer une mystérieuse académie. Son objectif ? "Former les super-héros de demain grâce à des cous du sir dispensés par LES PLUS GRANDS JUSTICIERS DE TOUS LES TEMPS." (ça claque, non ? Je vais étudier avec... les Avengers en chair et en os !! ) au programme ? "Le rôle du super-héros : notions de base" ou bien "distinguer le bien du mal (et toutes les nuances intermédiaires)"... Bref, je suis la dernière recrue de l'ACADEMIE AVANGERS, entourée d'élèves aux pouvoirs fascinants, tous plus doués les uns que les autres ! en classe, je suis assise à côté de SPIDER-MAN ! Aaaaargh ! Pas de pression, surtout ! Comme si le collège c'était pas déjà bien assez coton comme ça !
Résumé : On sait à quel point la réception des études "postcoloniales" aura été tardive et compliquée en France, et comme règne encore une certaine confusion à leur sujet. Un des principaux mérites de ce livre de Vivek Chibber est de partir d'une analyse minutieuse des textes de plusieurs théoriciens indiens issus des Subaltern Studies et devenus des figures incontournables du "postcolonial" - tels Dipesh Chakrabarty ou Partha Chatterjee - pour démonter radicalement non seulement les dérives de ce courant, mais surtout ce dont elles découlent, c'est-à-dire plusieurs de ses thèses fondatrices. La profonde originalité de la démarche de Chibber tient à la fois dans le défi central qu'il lance aux "déconstructions" et "essentialisations" postcoloniales et à l'utilisation plurielle et ouverte qu'il fait de la théorie marxiste, démontrant ainsi - tant dans la forme que dans le fond - sa validité et son universalité. Ce livre et les très nombreux débats qui l'ont accompagné marquent un tournant décisif dans l'appréhension des problématiques Nord-Sud et dans le développement d'une théorie globale du capitalisme et de son dépassement.
Spider-Man, Miss Marvel et Ecureuillette sont de retour à l'école des héros ! Moi, c'est Doreen mais, entre nous, je préfère qu'on m'appelle par mon nom de super-héroïne : Ecureuillette ! Avec ma plus fidèle acolyte, Tite-Pattes, et tous mes super-copains (Spider-Man, Miss Marvel et Kid Apocalypse... une belle brochette, non ? ), on est de retour à l'académie Avengers. Youpi !!! La noix sur le gâteau ? Captain Marvel a engagé de nouveaux profs pour nous faire cours : Thor, le dieu du Tonnerre en personne, mais aussi deux des Gardiens les plus déjantés de la Galaxie, j'ai nommé (roulement de tambour)... Rocket et Groot ! La classe intergalactique, pas vrai ? Mais ça, c'était sans compter sur tous ces phénomènes inexpliqués qui se multiplient à l'académie : ils touchent plusieurs enseignants, mais aussi des élèves ! Tout part en cacahouète, c'est moi qui vous le dis ! Attention les yeux, les amis ! Quelqu'un s'amuse à semer la zizanie au sein de l'académie Avengers et j'ai bien l'intention de découvrir qui ! Foi d'Ecureuillette !
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
« En août 1988, à la suite d'un concours de circonstances, je me suis inscrit dans un club de boxe d'un quartier du ghetto noir de Chicago. Je n'avais jamais pratiqué ce sport, ni même envisagé de le faire. Hormis les images stéréotypées que chacun peut s'en former à travers les médias, le cinéma ou la littérature, je n'avais eu aucun contact avec le monde pugilistique. Je me trouvais donc dans la situation du parfait novice. Trois ans durant, j'ai participé aux entraînements aux côtés des boxeurs du cru, amateurs et professionnels, à raison de trois à six séances par semaine. À ma propre surprise, je me suis pris au jeu, au point de passer mes après-midi au gym avant de passer entre les cordes disputer un combat officiel. Les notes consignées au jour le jour dans mon carnet de terrain (initialement pour m'aider à surmonter un profond sentiment de maladresse et de gêne physique, sans nul doute redoublé par le fait d'être le seul Blanc de la salle), ainsi que les observations, photos et enregistrements réalisés lors des tournois et "réunions" où se produisaient des membres de mon club ont fourni la matière des textes qu'on va lire. »