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ABRAHAM, LE MESSAGER D'HARAN
GUITTON RENE
LGF
8,55 €
Épuisé
EAN :9782253126881
Extrait Extrait du prologue : Mon père m'a engendré avec l'une de ses quatre cents femmes, quatre cents favorites ou peut-être plus qui vivaient dans son sérail. On ne les comptait plus. Lui comme moi n'avons jamais su quelle génitrice m'avait mis au monde. Toutes et aucune. Quelle importance ! Les enfants naissaient dans un enchevêtrement d'épouses dévouées à un mari unique qui les honorait toutes. Les nouveau-nés passaient de mère en mère assouvissant les frustrations des mal-aimées. Les filles disparaissaient noyées disait-on, avant d'avoir ouvert les yeux, quand les fils découvraient la volupté charnelle du lait et des mamelles. Mi-dieu mi-homme mon père imposait ses guerres, ses idées, son histoire et chacun devait y croire. Il se persuadait de détenir la clef de l'univers. Aucun discours ne pouvait ouvrir de brèches dans l'hermétisme de son crâne et nul précepteur n'avait pu le détourner de ses certitudes. Gravées en lui dès la naissance elles l'aidaient à ne percevoir aucune angoisse, aucune tristesse, tant il était pétri d'inhumanité, insensible à toute autre vibration qu'à celle de sa gloire. Il ne connaissait que le mépris des peuples et vomissait son venin sur tout le genre humain, d'une couleur de peau à l'autre. A l'encontre de tous il nourrissait des sentiments de haine et foulait les anciennes sagesses, orchestrant à son seul profit un amalgame de violence et de sacré. En monarque cruel il poursuivait ceux qui osaient lever la tête : comme des chevaux en hordes, les égarés fuyaient devant le désastre, pour ne laisser d'eux que des fragments de corps sur ses champs de batailles. Ses intrigues et ses machinations alimentaient un quotidien consacré à sa surpuissance et à sa volonté frénétique de domination. À chaque aurore il haranguait les foules qui l'acclamaient d'ailleurs prêchant un paganisme dont il serait le seul dieu. N'attendez pas de moi pour autant la trahison. Pourquoi nier ma filiation de sang au pitoyable roi de tous les mondes ? Je la revendique au contraire ; chacun peut s'extraire de la pire condition et en éprouver de la fierté ! Nemrod régnait sur la terre jusque dans les endroits les plus reculés et même jusqu'au fond de moi où il avait pris tout l'espace. Il aurait fallu que je vive dans l'insouciance pour trouver la paix. Le meilleur moyen de m'échapper consistait à ne jamais discuter le passé, le présent ou l'après et à obéir à l'auteur de mes jours même si j'avais conscience de la limite des hommes. Je vivais, le temps m'était compté et je mourrai tôt ou tard comme tu mourras toi aussi qui me lis, toi l'autre moi-même frère en humanité. Dans sa semi-divinité mon père se prétendait immortel et se riait de ce qu'il nommait mon «désarroi» : - Tu es en vie, ta mort n'est donc pas d'actualité. Le jour lointain où elle te concernera tu ne seras plus. Tous ses combattants que je voyais périr à mes côtés dans ses guerres, ne s'interrogeaient-ils pas ? Mes questions sur la mort et ma crainte du passage ne me préoccupaient jamais autant que mes peurs de la vie. J'allais atteindre bientôt le seuil de l'âge adulte et redoutais l'avenir. J'avais peur du sens des jours mais peur de leur non-sens aussi, de leur absurdité. Souvent la banalité ajoutait à mon angoisse. Pourquoi vivre ? Comment vivre ? Je m'interrogeais de plus en plus jusqu'à ce que survienne l'événement, jusqu'à ce que mon père m'offre à un autre. Offrir son fils, la chair de sa chair ! Ce fut le cadeau du vaincu au vainqueur. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Motivé par le désir de "savoir" pour rétablir ce qu'il qualifie de "profanation mémorielle", René Guitton, déjà auteur d'un livre remarqué sur les moines de Tibhirine en 2001, a poursuivi des recherches en France, en Algérie, en Italie,enSuisse, en Belgique et dans le reste de l'Europe et de l'Afrique, auprès d'hommes de l'ombre, de responsables politiques, ministres, services secrets français et algériens, juges, ambassadeurs, familles des victimes, responsables du Vatican, des Eglises et des communautés religieuses dont Sant'Egidio, de généraux, de terroristes repentis et non repentis...Grâce à une analyse rigoureuse, documentée, et à des éléments inédits, ce livre s'efforce de faire la lumière, quinze ans après les faits, sur de très nombreuses zones troubles concernant les circonstances de l'enlèvement des moines trappistes en mars 1996 et de leur mort deux mois plus tard, en apportant une foule de révélations.
L'histoire de Fauves, ex-gloire planétaire de la musique rock et de la danse, est marquée du sceau du silence. Et c'est précisément du secret de son enfance que semble se nourrir son imagination tout en démesure, peuplée de personnages écorchés, d'animaux et de masques. Le voile se lève peu à peu sur sa part d'ombre, sur sa propre histoire, avec sa violence, ses interdits, et la barbarie insoupçonnée d'une tradition venue du fond des âges dont Fauves a été victime et qui, paradoxalement, a fait de lui le danseur, le chanteur, l'artiste qu'il est devenu.
L'oeuvre de Rimbaud occupe une place unique dans le monde littéraire. Poèmes de jeunesse, vers, prose, Une saison en enfer et Illuminations... Y pénétrer, c'est entreprendre un voyage qui commence à " Charlestown " – ainsi qu'il appelait par dérision sa ville natale, Charleville –, et dans la maison familiale de Roche, se poursuit à Paris, fait un détour par Bruxelles et Londres avec Verlaine, et aboutit au Harar. Terminus Marseille... En 100 mots, René Guitton nous propose de refaire le voyage, et de partir à découverte de l'oeuvre et de l'homme, des figures qui peuplent ses écrits, des lieux, aimés ou honnis, de ses passions plus ou moins avouables, de son style, d'une vision littéraire où la vie et l'expérience humaine débordent le simple cadrage de ces pages. Un abécédaire sensible et amoureux pour sympathiser avec un pionnier ô combien révolté. Un Rimbaud " soleil et chair ".
S'il m'arrivait un jour d'être victime du terrorisme (&), j'aimerais que ma communauté (&) se souvienne que ma vie était DONNÉE à Dieu et à ce pays (&)". Extraite du testament prémonitoire de l'un des sept moines du monastère algérien de Tibhirine, cette sentence vaut pour témoignage de la détermination et de la foi inébranlable qui animèrent jusqu'au bout ces hommes enlevés puis assassinés par des extrémistes. Sans haine, racolage ou ressentiment, René Guitton nous invite à honorer le souvenir du martyre des sept religieux emportés le 21 mai 1996 par la folie d'une poignée de membres du G.I.A. Des origines de l'implantation catholique au Maghreb aux relations parfois houleuses entre l'Algérie indépendante et le Vatican, l'auteur se livre à un plaidoyer pour la tolérance entre les différentes religions. D'une grande érudition théologique, c'est avec des mots simples qu'il évoque le christianisme à la lumière de la foi dispensée par l'Islam. Comme un parcours philosophique et historique dans ce pays "si loin, si proche" où la violence vient trop souvent endeuiller le passé d'Al Djazaïr, Alger l'invincible. --J.-S. Félix
Résumé : Il y a cinq ans, Timmy a été témoin du meurtre de son père. Avant de s'enfuir, l'assassin, aux yeux très bleus, ce dont le garçon se souvient précisément, lui a lancé : "Dis à ta mère qu'elle est la prochaine". Depuis, l'enfant et sa mère, Laurie, vivent sous cette menace. La jeune femme, célèbre productrice télé, démarre une série choc sur les affaires non résolues. Le premier épisode revient sur l'affaire du "Gala des lauréates" : il y a vingt ans, Betsy Powell et son mari organisaient une grande soirée en l'honneur du diplôme de leur fille. La nuit même, Betsy mourait étouffée. Alors qu'on s'apprête à reconstituer la scène du crime dans la splendide demeure des Powell, quelqu'un épie Laurie dans l'ombre, quelqu'un qui a les yeux d'un bleu éclatant. Commence alors un huis clos haletant.
Résumé : A la suite d'une enquête sur une tuerie de masse, Kay Scarpetta reçoit un appel des plus troublants. Le corps d'une jeune femme a été découvert sur le campus du Massachusetts Institute of Technology à Boston. La victime, jeune et riche diplômée du MIT, est morte moins de deux semaines avant son procès contre la très confidentielle société fiduciaire Double S. Son corps est positionné de manière particulière et recouvert d'un résidu fluorescent de couleur rouge sang, vert émeraude et bleu saphir. Ces deux indices semblent lier l'affaire à une série d'homicides sur lesquels travaille Benton, agent du FBI et mari de Kay. Le docteur Scarpetta est entraînée dans un univers sordide de corruption et de meurtres. Avec, comme seul fil conducteur pour traquer le meurtrier, quelques traînées de poudre.
Présentation de l'éditeur « En amour, on croit être deux alors qu'on est trois. » Cinq nouvelles sur le mystère des sentiments inavoués. Une femme entretenue et gâtée par deux hommes qu’elle ne connaît pas. Un vieil homme qui se tue à la mort de son chien. Un mari qui rappelle constamment sa nouvelle femme au respect de l’époux précédent. Une mère généreuse qui se met à haïr un enfant. Un couple dont le bonheur repose sur un meurtre. Dans la lignée de Concerto à la mémoire d'un ange, de La rêveuse d'Ostende et d’Odette Toulemonde, Eric-Emmanuel Schmitt parle de l'amour sous toutes ses formes : conjugal, clandestin, paternel, filial, mais aussi, amour de l'art ou amour de l'humanité. À travers un suspense subtil et ensorcelant, il dévoile les secrets de plusieurs âmes pour déjouer la complexité du cœur humain.
Résumé : Quand, en septembre 1941, Bernie Gunther revient du front russe, la capitale du Reich a bien changé. Pénurie, rationnement, couvre-feu, crimes. Berlin rime avec misère et terreur. La découverte d'un cadavre sur une voie de chemin de fer puis l'agression d'une jeune femme précipitent Bernie, affecté au département des homicides de la sinistre Kripo, dans de nouvelles enquêtes criminelles. Invité par le général SS Reinhard Heydrich à le rejoindre à Prague pour démasquer un espion infiltré dans son entourage, Bernie est à peine arrivé qu'un des fidèles du Reichsprotektor de Bohême-Moravie est assassiné. Bernie doit trouver le coupable. et vite, s'il veut sauver sa peau. Philip Kerr réussit la prouesse de dépeindre avec minutie les quelques mois ayant précédé l'assassinat d'Heydrich. Terrifiant et palpitant. Macha Séry, Le Monde des livres.