Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Libération, la biographie
Guisnel Jean
LA DECOUVERTE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782707140777
Que reste-t-il de mai 1968 ? Libération. Le quotidien fondé en 1973 par les maoïstes et Jean-Paul Sartre est sans doute la plus étonnante aventure de presse de l'après-guerre en France. Et son histoire se confond avec celle des trente dernières années. Ses succès sont innombrables, ses échecs aussi. Cette histoire extraordinaire est celle de journalistes venus au départ de l'extrême gauche, vite oubliée, et qui se sont insérés dans cette fin de siècle avec tant d'ardeur, qu'ils en sont devenus les hérauts. Libération a été fait par des centaines d'hommes et de femmes dont la plupart sont restés inconnus de leurs lecteurs. Certains de leurs parcours sont, à bien des égards, exceptionnels. Grâce à une enquête en profondeur, nourrie d'une connaissance directe de l'histoire du quotidien, mais aussi de centaines d'entretiens avec ceux qui y ont participé, Jean Guisnel apporte de surprenantes révélations sur les pages secrètes de cette histoire. Et, surtout, il nous fait découvrir dans ce livre les talents, les découragements et les enthousiasmes de ces journalistes et de ces fabricants. A travers eux, il propose une vision passionnante des mutations de la société française en cette fin de siècle : l'équipe de Libération a lancé des modes, en a suivi d'autres, a initié nombre de débats de société, formant désormais partie d'une légende qui méritait d'être contée. Libération, c'est une aventure moderne.
Résumé : Soixante-quinze ans d'histoire de l'espionnage français mis en lumière. Décolonisation, affaires d'Etat, violation des lois au nom de la démocratie, terrorisme... Plus de 40 hommes de l'ombre s'expriment : Stéphane Hessel, résistant durant la Seconde Guerre mondiale ; Raymond Nart, traqueur des espions russes ; Christian Prouteau, créateur du GIGN... Entrez dans les coulisses des services secrets. David Korn-Brzoza, documentariste, et Jean Guisnel, journaliste spécialiste des services secrets français, ont travaillé pendant deux ans pour recueillir ces témoignages inédits.
Résumé : Voici, pour la première fois, une enquête complète sur la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). La DGSE n'a qu'un but : défendre les intérêts de la France. Pour cela, la loi l'autorise à "entraver" clandestinement, à l'étranger, les ennemis de notre pays. Si la Boîte, comme la surnomment ses 7000 agents, baigne dans le secret, l'ouverture est très nette : plus personne ne parle aujourd'hui de la DGSE sans évoquer sa spectaculaire vitrine, Le Bureau des légendes, série que notre enquête éclaire d'un jour nouveau. Assassinats ciblés, chasse aux "taupes" chinoises, infiltrations croissantes, recrutement, cyberguerre, opérations secrètes en Afrique... Autant d'histoires inédites enfin révélées dans ce livre.
Résumé : Pendant des mois, elle s'est préparée. Guerre peu banale, voulue par la première puissance militaire et économique du monde, contre un pays arabe, grand comme la France et moitié moins peuplé, riche de son seul pétrole. Il est tentant de ne voir dans cet événement si longtemps annoncé qu'une bataille pour des richesses naturelles, qu'une tentative de faire main basse sur les réserves pétrolières de l'Irak. En réalité, la compétition oppose surtout un président américain obnubilé par son projet impérial à un tyran sanguinaire, dont le pays demeure une clé de voûte du Moyen-Orient. A Bagdad, Saddam Hussein fait se succéder depuis plus de vingt ans agressions et provocations diverses. A Washington, George W. Bush, fils de son père, veut à tout prix en découdre. Il trouve dans les dissimulations et les rodomontades de l'adversaire qu'il s'est choisi le ressort d'une vindicte personnelle, nourrie des conseils d'une camarilla pousse-au-crime, ancrant ses propres convictions dans un bellicisme forcené. Avec pour ambition de recomposer le Moyen-Orient, et d'assurer à long terme la pérennité d'Israël. Dans ce livre-événement, nourri de nombreuses révélations puisées aux meilleures sources, Jean Guisnel mobilise les résultats des multiples enquêtes qu'il a menées depuis des mois. Il explique pourquoi, dans la guerre mise en oeuvre contre Saddam Hussein, la lutte contre le terrorisme a bon dos, de même que la volonté de stopper la production d'armes nucléaires, biologiques et chimiques, ou de promouvoir la démocratie. Dans sa croisade contre les racines du terrorisme, George Bush a trouvé un dragon à terrasser.
La carrière de Charles Hernu recoupe toute la vie politique française entre la dernière guerre et cette fin de siècle. Une enfance populaire, une entrée dans la vie publique dès 1946 et, à partir de cette date, une quête éperdue de légitimité et une ascension incessante vers les hautes fonctions de la République. Tour à tour ou à la fois compagnon de route des communistes, franc-maçon, chrétien, radical-socialiste, il est successivement fidèle à Pierre Mendès France et à François Mitterrand, et ses amitiés sont parfois aussi surprenantes que son idéologie fluctuante. Célèbre très jeune, il a toujours vécu sans un sou et a connu beaucoup de hauts et de bas _ politiques et personnels _ sans jamais cesser d'avoir une vie " affective " très intense. Son réseau d'influence et ses relations étaient d'une complexité rare. L'enquêteur, au cours de deux cents interviews, n'a franchi que difficilement certaines limites de son univers. Charles Hernu a conduit sa vie sur toutes les routes de France : né à Quimper, Parisien dans l'âme, député de Saint-Denis, puis candidat à Saint-Etienne et à Châteauroux avant de s'ancrer à Villeurbanne, il a fréquenté les milieux les plus divers et partagé quelques lourds secrets que le livre révèle. Venu tard au socialisme (après le Parti radical et le PSU), il s'est violemment heurté à la SFIO et à Guy Mollet, mais a toujours montré un dévouement non exempt d'une crainte révérencieuse à l'égard de l'actuel président de la République. A la fin de sa vie, il aura eu la joie de recevoir son bâton de maréchal sous la forme du ministère de la Défense, auquel il devra néanmoins renoncer après les graves turbulences de l'affaire Greenpeace. Adoré par les militaires pour avoir converti la gauche à la force de frappe et à la défense de l'armée, Charles Hernu est mort comme il l'avait souhaité : en militant, au cours d'une réunion publique en faveur des Arméniens. Jean Guisnel est journaliste à Libération, spécialiste des questions de Défense. Auteur de Services secrets : les services de renseignement sous François Mitterrand, avec Bernard Violet (La Découverte, 1988) et Les Généraux, enquête sur le pouvoir militaire en France (La Découverte, 1990).
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.