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Les fils d'un entrelacs sans fin. La danse dans l'oeuvre d'Anne Teresa de Keersmaeker
Guisgand Philippe
PU SEPTENTRION
22,00 €
Épuisé
EAN :9782757400296
Figure de proue de la nouvelle danse des années quatre-vingt, la chorégraphe Anne Teresa De Keersmaeker n'a cessé depuis de maintenir le corps dansant au centre de ses préoccupations artistiques. Cette analyse met en exergue les éléments qui permettent de définir son style chorégraphique, marqué par une volonté d'assimilation intime et physique des éléments de la composition. Centrée sur le mouvement, ancrée dans un étroit rapport à la musique, la structure compositionnelle met également en valeur une vision exigeante mais éthique de l'interprétation. Ce livre est issu d'une recherche sur le statut de la description, ainsi que son rôle dans l'activité critique et le débat esthétique. L'auteur tente de donner ici au matériau même de la danse l'importance qui lui revient, en alliant étude des textes et analyse des ?uvres composant le répertoire de la compagnie Rosas, de Fase (1982) à Raga for the rainy season (2005).
Klaus Guingand est né artiste au sein d'une famille pauvre de tout. Dans cet ouvrage, il relate, sans langue de bois, son parcours de vie hors du commun, ses innombrables rencontres, son bannissement, sa survie et comment il fut sauvé par Dieu. Découvrez, comment celui qui (enfant) fut qualifié de "honte de la famille" et de fou, est devenu un artiste contemporain pour qui 200 stars et personnalités ont posé, qui exposa au Louvre, donna ses oeuvres pour aider la lutte contre le sida. Il fut encouragé par le galeriste américain Leo Catelli et soutenu par le critique d'art Pierre Restany, deux mythes de l'histoire de l'art. Malgré ces succès, il sera banni du monde de l'art, subira les nuisances d'ennemis. Il connaîtra la marginalisation et sera SDF durant quinze ans. En survie, il continua de créer, notamment une oeuvre avec la participation d'artistes tels que Jasper Johns, Yayoi Kusama, Pierre Soulages... et l'unique oeuvre globale de l'histoire de l'art.
Guisgand Philippe ; Van Aerschot Anne ; Kruszka Sa
La chorégraphe flamande Anne Teresa de Keersmaeker a toujours tenu à distance l'idée selon laquelle, en danse contemporaine, musique et chorégraphie étaient indépendantes. Elle a noué, tout au long de sa déjà longue carrière artistique, de savants échanges avec l'art musical que ce livre tente de mettre en évidence. Ainsi, l'auteur a voulu donner une suite à son ouvrage Les Fils d'un entrelacs sans fin (Presses universitaires du Septentrion, 2008) qui proposait une approche esthétique de la danse dans l'oeuvre de Keersmaeker entre 1982 et 2005. Le présent volume prend la forme d'un essai qui rend compte des pièces les plus récentes (2005-2015) et re-périodise l'ensemble de son travail sous un angle que le premier livre avait un peu délaissé, à savoir les figures du dialogue entre danse et musique.
Il n'existe ni regard idéal ni méthode pour analyser les Åuvres en danse. Telle est la conviction portée par ce livre qui place l'inventivité du spectateur au cÅur de l'analyse. Chacun est invité à sortir du jugement, du goût personnel ou du sentiment d'ineffable pour explorer différentes modalités de regard, entre le temps de la contemplation d'une Åuvre et la formulation d'une pensée construite à son sujet. Isabelle Ginot et Philippe Guisgand proposent ainsi une réflexion sur les enjeux de l'analyse d'Åuvres et de l'éducation du regard. Leur démarche s'appuie sur des ateliers, des jeux perceptifs et linguistiques, des expérimentations ludiques, dans lesquels chacun pourra puiser.
Cet ouvrage propose une étude des rapports de l'anorexie mentale à l'inédie, à savoir le jeûne prolongé avec consommation exclusive de l'hostie chez certaines mystiques catholiques. Il vise à mettre en relief la place centrale de la dévotion eucharistique dans le cadre de cette anorexie qu'on dit " sainte " depuis les travaux de l'historien américain R.M. Bell (Holy anorexia, 1983). La théorie freudienne de l'identification va permettre à l'auteur, dans un premier temps, de démontrer en quoi l'anorexique souffrirait précisément d'une carence de l'" incorporation du père ". Sur les bases historiques de l'inédie (XIIIe siècle), il explore ensuite le rapport sous-jacent à la " souillure alimentaire " dans le judéochristianisme. Enfin, à partir des exemples de deux grandes mystiques inédiques, Catherine de Sienne et Marthe Robin, il suggère une relecture du phénomène corollaire le plus remarquable, objet de débats scientifiques acharnés à la fin du XIXe siècle, la stigmatisation. " Ce jeûne extraordinaire qu'est l'anorexie mentale, suggérait Guillet en 1985, pourrait bien être aussi un tour que nous joue une corporéité demeurée chrétienne à notre insu " : intuition géniale s'il en est, dont Pascal Guingand va extraire une écriture originale, entre psychanalyse et théologie, au plus près de ce rien passionnément noué au corps. L'inédie à la lettre donc, une histoire sainte de l'anorexie...
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Combattant les peintres académiques qui exposent aux Salons officiels, J.-K. Huysmans s'est posé dans L'Art moderne en promoteur de l'" art vivant " et des impressionnistes. Son roman A rebours (1884) marque une dissidence d'antimoderne qui ouvre aux oeuvres les voies de l'imaginaire. Avec lui s'opère un renouveau esthétique : le regard s'émancipe comme en témoigne sa vision de G. Moreau et sa libre interprétation de ses Salomé.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.