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Vivre la mer. Expressions océaniennes de l'insularité
Guiot Hélène ; Fontainieu Emmanuel de
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753528093
Au coeur de l'océan Pacifique, le plus vaste océan de notre planète, les cultures de l'Océanie ont, depuis leurs origines, noué des liens d'une grande sensibilité avec leur milieu insulaire. Ces liens s'expriment tout autant au travers des croyances et des mythes, des savoirs et des pratiques. Ainsi les arts, les techniques de pêche et bien sûr les voyages inter-insulaires, fruits d'une connaissance intime du domaine océanique et d'une technologie nautique sophistiquée, reflètent la socialisation de l'univers insulaire océanien. Vivre la mer Expressions océaniennes de l'insularité rassemble douze textes qui envisagent les relations qu'entretiennent les sociétés du Pacifique sud avec leur environnement maritime. L'ouvrage donne ainsi à lire les façons dont elles ont interprété, au fil du temps et en divers archipels, la réalité du dialogue entre domaine terrestre et domaine océanique. Des îles Salomon à l'archipel des Marquises, des îles Carolines jusqu'à Tahiti, en passant par le Vanuatu, la Nouvelle-Calédonie, Wallis et Tonga, archéologue, ethnologue, historien, conservateur, artiste. se penchent sur ces variations océaniennes de l'insularité, croisant approches, sources et regards divers pour en souligner la richesse et l'importance fondatrice. Cet ouvrage prolonge l'exposition "La promesse d'une île", présentée à la Corderie royale Centre International de la Mer (février 2012-décembre 2013), qui invite le public à découvrir les techniques non-instrumentales de navigation et le peuplement du Pacifique, au cours d'un voyage en pirogue.
Sujet: Existe-t-il d'autres civilisations dans l'univers? Dans des cadres variés comme le rêve, la curiosité, la colonisation religieuse ou politique, la guerre, l'exploration scientifique et même le mode surprenant de la reproduction chez les extra-terrestres, plusieurs auteurs racontent le choc et l'impact des premiers contacts entre des êtres fondamentalement différents.Commentaire: Regroupant un poème et six nouvelles, cette anthologie est axée sur la découverte d'êtres habitant d'autres mondes et les différents motifs conduisant à l'établissement de contacts. Domination, nécessité, curiosité, amitié sont ainsi évoquées. Difficile dans ce contexte de ne pas faire le parallèle avec des rencontres beaucoup moins exotiques qui peuvent se produire sur terre. Au travers de petites nouvelles bien construites, vivantes et riches en événements, dont une est assez complexe en terme de style et de vocabulaire, cet ouvrage propose au lecteur des pistes de réflexion sur la tolérance, la patience et la nécessité de passer outre ses a- prioris pour apprécier et comprendre les valeurs de l'autre.
L'enfant est un étranger sur une terre étrange. Livré à ses peurs et à ses désirs dans un monde qui n'est pas le sien, l'enfant se forge un univers où le temps est incertain et la réalité malléable, un univers de tendresse et de violence, d'amour et de cruauté, un univers dont l'accès est désespérément interdit à l'adulte. Car l'enfant est fondamentalement différent. Radicalement Autre.
Le commissaire Lecoq de l'écrivain Emile Gaboriau est à l'origine de ce que Sherlock Holmes appellera "la science de la déduction". Au-delà du roman, la criminalistique apparaît au Royaume-Uni en 1786. En 1910, Edmond Locard crée le véritable laboratoire de police scientifique à Lyon. A partir des années 1950, cette science est délaissée faute de budget et de personnel. À la fin des années 1980, les avancées technologiques et la volonté dont fait preuve la gendarmerie nationale replacent l'exploitation scientifique des traces et indices au centre des enquêtes. L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRGN) est le seul laboratoire à être accrédité par la section laboratoire du Comité français d'accréditation (Cofrac). Au fil des affaires, cet institut a su prouver ses compétences dans la lutte contre la criminalité. Page après page, le lecteur découvrira les coulisses de ce sanctuaire, du travail des techniciens en identification criminelle (TIC) sur les scènes d'infractions aux analyses des scientifiques et des ingénieurs de l'IRCGN. Quotidiennement, ces hommes et ces femmes font parler les indices, parfois invisibles à l'oeil nu, comme l'imaginait Edmond Locard un siècle plus tôt.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.