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LUMIERES DE LA GUERRE 1
GUINIER
PUB SORBONNE
38,00 €
Épuisé
EAN :9782859448783
Conservée au Service historique de la Défense, la sous-série dite des Mémoires et reconnaissances constitue une source incontournable pour l'histoire militaire de l'époque moderne. Réunissant plusieurs milliers de documents pour le seul XVIIIe siècle, elle offre un éclairage essentiel sur des questions aussi diverses que la logistique, la discipline, la santé, les fortifications, l'artillerie, la marine ou encore l'analyse et la préparation des opérations. La richesse des points de vue qu'elle rassemble, allant des simples élucubrations de faiseurs de projets aux écrits des principaux officiers de l'armée, en passant par les mémoires produits à la demande du Dépôt de la guerre, en fait en outre le véritable miroir tant de l'opinion que des savoirs militaires à l'époque des Lumières. A ce titre, la sous-série a attiré depuis longtemps l'attention des historiens qui lui ont emprunté nombre de citations. Pour autant, les modalités de sa constitution, le profil et les ambitions de ses auteurs, le rôle joué par les documents qu'elle regroupe dans la construction d'un savoir et d'une politique d'Etat, et surtout la diversité des thématiques et des enjeux qu'elle recoupe n'ont encore jamais fait l'objet d'une analyse systématique. Autant d'aspects que le présent ouvrage propose d'évoquer à travers l'édition critique en trois volumes d'une partie des mémoires qu'elle contient. Consacré aux mémoires techniques, ce premier volume aborde la formation et l'administration du militaire, la science de la guerre, ainsi que la marine et les colonies. Véritable témoignage sur le rôle du mémoire comme instrument de réforme et comme cadre d'élaboration d'une opinion publique militaire naissante, il offre par ailleurs un vaste panorama, sur les questions au coeur du débat engendré par la réorganisation de l'armée française à l'époque des Lumières.
Résumé : L'idée de l'existence d'un modèle occidental de la guerre qui serait né dans l'Antiquité a fait l'objet d'une importante diffusion au cours des dernières années. Prenant le contre-pied de cette position, cet ouvrage - deuxième parution autour d'un projet de recherche consacré à la construction du militaire - propose une étude nuancée et polychrome du soldat européen des Temps modernes. Des lices et champs de bataille de la fin du Moyen Age aux tribunes de l'entre-deux-guerres, des affrontements de la Révolution aux tranchées de la Première Guerre mondiale, les auteurs dévoilent des cultures d'armes distinctes, des identités professionnelles plurielles et des sentiments d'appartenance contrastés, loin d'un modèle occidental intemporel. Cette diversité mise au jour invite à réfléchir au rôle du combat dans la construction des identités, des valeurs et des mémoires individuelles ; en retour, elle pose la question de leur influence sur les pratiques martiales, l'élaboration des règles guerrières et les interactions entre civils et militaires. Les exemples concrets développés dans cet ouvrage permettent de saisir l'émergence et les transformations tant des cultures que des identités combattantes européennes, dont l'évolution est caractérisée par des tensions, des ruptures, mais aussi des lignes de force. Au gré de contextes politiques, sociaux et religieux changeants - de l'Etat à l'Etat-nation -, au contact de peuples et de cultures divers, se développe ainsi le soldat de l'Europe moderne.
Résumé : "Petite Ann. Je me souviendrai toujours de toi comme d'une fille qui savait tout danser. Petit fantôme aux mains dans les poches. En attendant je raconte ta vie. A l'imparfait. Ce temps circulaire, éternel. Le temps du tableau, de l'icône. Les années Ann. Une balade".
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.