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LA CONSTRUCTION DU MILITAIRE VOLUME 2
DERUELLE/GUINIER
PUB SORBONNE
34,00 €
Épuisé
EAN :9782859449971
L'idée de l'existence d'un modèle occidental de la guerre qui serait né dans l'Antiquité a fait l'objet d'une importante diffusion au cours des dernières années. Prenant le contre-pied de cette position, cet ouvrage - deuxième parution autour d'un projet de recherche consacré à la construction du militaire - propose une étude nuancée et polychrome du soldat européen des Temps modernes. Des lices et champs de bataille de la fin du Moyen Age aux tribunes de l'entre-deux-guerres, des affrontements de la Révolution aux tranchées de la Première Guerre mondiale, les auteurs dévoilent des cultures d'armes distinctes, des identités professionnelles plurielles et des sentiments d'appartenance contrastés, loin d'un modèle occidental intemporel. Cette diversité mise au jour invite à réfléchir au rôle du combat dans la construction des identités, des valeurs et des mémoires individuelles ; en retour, elle pose la question de leur influence sur les pratiques martiales, l'élaboration des règles guerrières et les interactions entre civils et militaires. Les exemples concrets développés dans cet ouvrage permettent de saisir l'émergence et les transformations tant des cultures que des identités combattantes européennes, dont l'évolution est caractérisée par des tensions, des ruptures, mais aussi des lignes de force. Au gré de contextes politiques, sociaux et religieux changeants - de l'Etat à l'Etat-nation -, au contact de peuples et de cultures divers, se développe ainsi le soldat de l'Europe moderne.
Résumé : "La Révolution a forgé le clairon ; le dix-neuvième siècle le sonne" (Hugo). Dès 1790, et tout au long du XIXe siècle, une abondante littérature romanesque raconte la Révolution, du récit élégiaque de l'émigration chez Sénac de Meilhan à la noire ironie d'Anatole France, en passant par Les Chouans de Balzac, la saga de Dumas, les sombres romans normands de Barbey d'Aurevilly ou la célébration de 93 par Hugo, auxquels s'ajoutent de très nombreux textes qui ont eu une large diffusion, par le feuilleton, la presse ou des éditions populaires. C'est ce vaste corpus que le présent ouvrage interroge. Comment le roman, en regard d'autres écrits (mémoires, historiographie), parvient-il à faire entendre sa voix sur les événements révolutionnaires ? La mise en récit de la Révolution conduit-elle à des évolutions significatives de la forme romanesque ? Dans une perspective résolument synthétique, cet ouvrage jette un regard nouveau sur la grande tradition romanesque française, en analysant les ruses de la fiction pour dire l'histoire en marche et scruter une société en pleine mutation.
Résumé : Premier volume d'un travail collectif sur la construction du militaire initié dans le cadre du séminaire "Guerre et société à l'époque moderne" dirigé par Hervé Drévillon, Bernard Gainot et Benjamin Deruelle, Savoirs et savoir-faire militaires à l'époque moderne s'attache à la problématique de l'éducation militaire, de la préparation des corps et des esprits, de la transmission des savoirs et savoir-faire ainsi que de la formation d'une identité spécifique du militaire de la fin du XVe siècle au début du XIXe siècle. Le parcours chronologique du présent ouvrage propose ainsi de découvrir les transformations qui affectent ce qu'il est convenu d'appeler la condition militaire et le processus de construction d'une société militaire à part et à côté de la société civile. Dans cette période qui s'étend des guerres d'Italie aux prémices de la guerre industrielle contemporaine, sous le Second Empire, et caractérisée, entre autres, par la "Révolution militaire des Temps modernes", naît alors sous nos yeux l'armée moderne pourvue d'une identité et d'une symbolique propres, de valeurs et d'expériences partagées ainsi que d'une éducation de plus en plus spécifique et spécialisée. Les auteurs nous accompagnent ainsi tout au long d'un processus au sein duquel le militaire se construit comme un homme de métier, distinct tant du guerrier que du mercenaire.
Deruelle Benjamin ; Ruellet Aurélien ; Blachère Ca
Traitant du sujet 2017 et 2018 d'Histoire moderne du CAPES d'Histoire-Géographie, de l'agrégation d'Histoire et de l'agrégation de Géographie, cet ouvrage fait le point sur le poids des sciences et des techniques dans l'irruption de la modernité en Angleterre, en France, aux Pays-Bas/Provinces Unies et dans la péninsule italienne.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.