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Clausewitz et la guerre
Guineret Hervé
PUF
12,50 €
Épuisé
EAN :9782130498278
La pensée de Clausewitz (1780-1831) se développe dans une Europe qui connaît de multiples bouleversements politiques et militaires. Simultanément, la discussion stratégique s'oriente en fonction de deux axes incompatibles. Le premier privilégie le modèle newtonien de la loi et tente de l'appliquer aux pratiques humaines et à la société. Le second s'inspire de Montesquieu afin de penser un autre type de rationalité. Dans ce contexte, Clausewitz affirme clairement que la complexité des actions humaines interdit de les réduire à une détermination simple, que " l'élément moral " revêt une importance capitale, même s'il rend difficile la saisie du fait guerrier. Aussi, nous nous proposons de montrer que De la guerre, ouvrage de référence dans la plupart des écoles militaires, n'est pas seulement un traité de stratégie. Par-delà les analyses du fait guerrier, l'auteur veut fonder un régime de rationalité, celui des sciences humaines, définir la liberté humaine et ses difficultés.
Y a-t-il de justes inégalités ? La démocratie peut-elle s'accommoder d'inégalités ? Obéir, est-ce se résigner à l'injustice ? La justice se résume-t-elle à compenser les inégalités ? L'idée de justice sociale a-t-elle un sens ? Etre juste est-ce obéir à la loi ? La justice peut-elle être autre chose qu'une violence légale ? Peut-on définir la justice comme l'application des lois ? La charité peut-elle tenir lieu de justice ? Doit-on renoncer à tout pour la justice ? Qu'est-ce qu'une injustice ? Pourquoi vouloir la justice ? Quel intérêt y a-t-il à être juste ? Peut-on penser la justice divine ?... Autant de sujets rédigés pour travailler la méthode de la dissertation tout en enrichissant sa culture générale sur le thème de la justice afin de préparer au mieux le concours commun d'entrée en IEP.
Guineret Hervé ; Carvallo Sarah ; Cotten Jean-Pier
Nous nous pensons spontanément comme des individus agissants. En ce sens l'action ne pose aucun problème. Nous connaissons son importance, par la privation ou l'impossibilité d'agir, la limitation de notre puissance. C'est, par exemple, en ce sens que nous disons parfois que "l'inaction nous pèse" ou nous est insupportable. Cela étant, les actions des hommes sont des données livrées en abondance par l'expérience. Ce volume, tout d'abord destiné aux candidats à l'agrégation de philosophie mais également plus généralement aux étudiants de cette discipline, accueille cette pluralité afin de la penser ou d'essayer de la catégoriser. Nous sommes en effet dans un a "trop plein" d'actions, dans toute leur diversité. Il est donc utile, afin de parvenir à une saisie de ce concept, de s'interroger sur les conditions de l'action car si nous pensons agir nous ne sommes pas pour autant toujours actifs. La réflexion sur la question s'éclaire par l'examen de la délibération, de la décision et de l'accomplissement, qui ponctuent le déroulement de l'action et donc sa compréhension. Cette analyse, qui est à la fois celle de la puissance et des limites, permet de penser une anthropologie de l'action.
A force de parler du machiavélisme, on risque d'oublier Machiavel. Longtemps, une lecture héritée des jésuites a réduit la pensée du Florentin à une réflexion sur la ruse et le détour. Cette interprétation, résolument erronée, ne résiste pas à la confrontation des textes. Dans ces derniers, nous découvrons un homme engagé dans la vie politique complexe de son époque, un homme qui tente de penser les conditions de la liberté de l'Italie. Les trois chapitres centraux du Prince en sont le modèle : la guerre est un problème central dans la perspective de la libération d'un peuple mais elle est plus encore l'horizon auquel doit penser tout homme politique responsable. Elle constitue une épreuve de vérité dont dépend notre vie ici et maintenant ; elle est révélatrice de la nature profonde des rapports entre les hommes.
La multiplicité des approches du texte et la problématique des oeuvres permet d'en apprécier la modernité, et de faire découvrir à des étudiants littéraires ou non littéraires des textes classiques qui, sans cela, seraient restés incompris voire inconnus. Pour chacun des ouvrages de la collection : la vie de l'auteur, l'oeuvre, l'époque... De nombreuses contributions originales de spécialistes : études littéraires, explication de texte - approches philosophiques - approches psychanalytiques - anthologie critique - biographie, filmographie, entretiens, interviews, etc.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.