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Mon oncle le jaguar. Récit
Guimarães Rosa João
ALBIN MICHEL
14,60 €
Épuisé
EAN :9782226099747
Immense novateur de la littérature de langue portugaise, Joao Guimaraes Rosa, l'auteur de Diadorim, est considéré à l'égal de James Joyce comme un écrivain majeur du XXe siècle. Mon oncle le jaguar, conte hybride, sauvage et éblouissant jusqu'alors inédit en français, représente la quintessence de l'art de cet explorateur de langues et de mondes qu'était ce grand styliste, linguiste et polyglotte, mais aussi médecin, spécialiste de géographie, d'ésotérisme et de botanique. Un chasseur à demi indien reçoit dans sa cabane la visite inattendue d'un voyageur égaré. La langue déliée par l'alcool, il parle sans discontinuer, raconte ses chasses au jaguar, célèbre la férocité et la beauté du fauve et son remords d'avoir à le traquer pour vivre du commerce de sa peau. Peu à peu, verre après verre et au fil d'un monologue de plus en plus haletant, les intentions perfides du chasseur se précisent, la métamorphose commence ... La prose syncopée de ce récit, métissée de mots tupi et de cris d'animaux, apparaît comme une tentative pour renouer avec cette oralité primitive par laquelle se transmettent les rites et les légendes. Mais aussi comme une célébration quasi magique de la nature et de la faune, semblable à l'invocation d'un sorcier doté d'un fabuleux don de langue.
Guimarães Rosa João ; Besson Olivier ; Riaudel Mic
Il était une fois un petit âne gris, plein de ressources et de surprises. Sept-de-Carreau ne paie pas de mine, il est vieux, fatigué ; il ne voudrait qu'un peu de fourrage et pouvoir somnoler en paix. Or à son corps défendant, le voilà embarqué dans un convoi de boeufs et de bouviers au dénouement catastrophique. Ce voyage est aussi comme une vie, la mise à l'épreuve des sagesses de chacun. Et Sept-de-Carreau sait y faire, en matière d'habiletés : il se sortira d'une crue qui emporte le reste de la troupe, ou presque. Mais en dernière instance, le maître des mystères, c'est encore et toujours João Guimarães Rosa, qui nous emporte dans une langue poétique, savoureuse, nourrie des expressions et réalités de son sertão du Minas Gerais. Et qui construit un récit à plusieurs étages, drôle, envoûtant, philosophique. Ici servi par les gravures sur bois aux couleurs du sertão et les pointes sèches d'Olivier Besson, fin lecteur du maître brésilien.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.