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Batailles perdues
Guilloux Louis
GALLIMARD
24,80 €
Épuisé
EAN :9782070230624
Ce roman, qui par certains de ses aspects rappelle Le jeu de patience, abonde en épisodes et en péripéties, en scènes et en tableaux où l'on voit se créer les liens des personnages entre eux. De l'hôtel du Héron sis au bourg de Kernilis près de Pontivy, à la pension Furet, non loin du carrefour de Buci à Paris, du château de Ker-Goat près de Tréguier au café de la mairie place Saint-Sulpice, les personnages très nombreux évolueront à travers deux années historiques, entre la fin de 1934 et l'été 1936. Qui sont-ils ? Un vieux curé breton, un émigré politique viennois, une fille perdue, une fille vertueuse, un poète, des paysans, un jeune intellectuel révolté, beaucoup d'autres, passants ou comparses, de petites gens, une grande dame milliardaire : c'est la bergère qui a épousé le fils du roi. Les destins se rencontrent et se mêlent à mesure que croît l'ouvrage. Les éléments pour ainsi dire feuilletonesque traversent des tableaux d'histoire. Avec certains de ces personnages, on attend, on espère, avec d'autres on se résigne, on s'interroge, on s'attendrit. Il arrivera même qu'on se laissera entraîner dans certaines des grandes manifestations de l'époque, mais pour retrouver, tout de suite après, la vie quotidienne et ses passions, ses ambitions, ses rêves, ses illusions et ses espoirs. C'est une grande fresque multicolore ; certaines figures se détachent fortement de l'ensemble. Les hommes et les femmes, pris par l'histoire, veulent à la fois la faire et y échapper. Il n'est pas possible de résumer en quelques lignes les nombreuses "intrigues" qui constituent ce roman où tant de destins particuliers se jouent devant le destin commun. Existe-t-il des vies dirigées ? Le mystère des "circonstances" est-il toujours plus fort que l'amour ? Peut-on se sauver tout seul ? Le bonheur est-il de ce monde ? Et même si l'on sait que la bataille sera perdue, faut-il la livrer ?
4e de couverture : Le Sang noir est l'histoire d'une journée de 1917, dans une ville provinciale de l'arrière. C'est à travers le calvaire du professeur de philosophie Merlin, dit Cripure (à cause de la Critique de la raison pure), le tableau d'une société de pharisiens, de grotesques, de haïssables, en face de gentils, de révoltés, de victimes.Cripure, lui, s'il a été un révolté, ne l'est plus guère. Il est la caricature d'un homme à la fin d'une civilisation, un homme extrêmement pitoyable. Moqué par ses élèves, vivant comme une gothon, sachant qu'une révolution se lève à l'Est, trop tard pour lui, haï par tous les patriotes de l'arrière, il veut se battre en duel, dans un dernier sursaut. Et, comme on le prive de ce duel et de son honneur, il ne lui reste plus que le suicide.Bien que retentissant des problèmes de 1917, Le Sang noir est un roman métaphysique, plus que politique. Cette dimension métaphysique et le foisonnement des personnages font du Sang noir le roman le plus dostoïevskien de la littérature française.Notes Biographiques : Romancier né et mort à Saint-Brieuc (1899-1980). Élève boursier, puis travaille au journal L'Intransigeant de 1921 à 1924. Jean Grenier, Guéhenno, Malraux, Gide et Camus furent de ses amis. S'est voué dès 1935 à l'aide humanitaire aux réfugiés espagnols et aux personnes déplacées, tout en poursuivant son oeuvre.
Résumé : Le premier tome des Carnets de Louis Guilloux concernait les années 1921 à 1944. Nous voici maintenant au lendemain de la Libération. Guilloux séjourne plus souvent à Paris, voyage à travers l'Europe, se fait de nouveaux amis, notamment Albert Camus. Témoignage passionnant à la fois par les choses vues et par la qualité de celui qui les voit, sa chaleur, sa promptitude aussi à reconnaître la détresse humaine. Le premier tome des Carnets ressemblait beaucoup à un instrument de travail : des notes, des matériaux qui serviraient un jour au romancier. Le second est plus proche du journal intime. Guilloux s'explique dans ses Carnets mêmes sur les raisons qui lui faisaient souhaiter qu'ils soient publiés un jour : "J'ai eu, pendant des années, l'habitude et pour ainsi dire la manie de la note quotidienne ; c'est là ce qu'on appelle tenir son "journal". Il me reste des carnets, des papiers nombreux et fort en désordre que je me promets d'examiner un jour, bien que, pour le moment, cette seule pensée m'inspire la répugnance la plus vive. Brûler vaudrait mieux. Cependant, depuis quelques jours, je pense que je ne le ferai pas. Loin de là : je mettrai ces papiers en ordre, sans y rien changer. Que s'ils doivent tomber sous d'autres yeux que les miens, je veux y paraître tel que je fus, et que je suis. Point de ruse."
Juste avant 1914, dans une petite ville bretonne, près de la cathédrale, vit l'infâme rue du Tonneau, avec ses taudis, ses maisons de prostitution, ses cafés douteux. Une écurie sert de logis aux Nédelec, la mère, les deux enfants et le grand-père, tailleur qui fait vivre tout le monde et travaille jusqu'à ce que mort s'ensuive. Puis arrive la cousine Zabella, personnage haut en couleur. La poésie, l'amour, la noblesse du coeur illumine ce récit, le plus beau peut-être qu'aient jamais inspiré l'enfance et la misère. "Je doute qu'aucun amour vaille celui des pauvres", écrit Louis Guilloux dans Le pain des rêves.Notes Biographiques : Romancier né et mort à Saint-Brieuc (1899-1980). Élève boursier, puis travaille au journal L'Intransigeant de 1921 à 1924. Jean Grenier, Guéhenno, Malraux, Gide et Camus furent de ses amis. S'est voué dès 1935 à l'aide humanitaire aux réfugiés espagnols et aux personnes déplacées, tout en poursuivant son oeuvre.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.