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La trilogie d'Arn le Templier Tome 1 : Le Chemin de Jérusalem
Guillou Jan ; Gnaedig Alain
AGONE
22,40 €
Épuisé
EAN :9782748900545
Magnus fit rassembler les douze hommes de sa garde et la centaine de serfs et de paysans affranchis sur les hauteurs de la cour du château, afin que tous puissent le voir. On maintint difficilement la tête du serf, qui se débattait. Les deux hommes qui le tenaient se retrouvèrent plusieurs fois dans une position dangereuse sous l'épée levée. Magnus finit par abattre son arme et trancha net. Arn regarda fixement les pieds nus et sales qui s'étaient d'abord débattus dans la neige avant de s'immobiliser. Il pria en silence, les yeux fermés, et demanda à Dieu de lui épargner d'assister à nouveau à un tel spectacle. Mais Dieu ne lui répondit point, car il était écrit que nul homme du Svealand et du Götaland ne devait voir aussi souvent ces scènes que le petit Arn. Premier volume d'une trilogie médiévale, Le Chemin de Jérusalem raconte la jeunesse d'Arn Magnusson, né en 1150 et élevé par les Cisterciens. Avant de se faire templier, il est le témoin des rivalités politiques qui agitent le territoire destiné à devenir la Suède. Ce roman prend à contre-pied la vision traditionnelle d'un Moyen-Age sombre et barbare pour dévoiler l'extraordinaire dynamisme du laboratoire culturel et politique qu'il a représenté. En filigrane, il érige en modèle les valeurs de tolérance et d'humanisme dont son héros est porteur. Biographie de l'auteur Journaliste et écrivain suédois né en 1944, Jan Guillou est notamment l'auteur de La Fabrique de violence (Agone, 2001).
Résumé : Une édition qui réunit les trois premiers tomes du "Siècle des grandes aventures : "Les Ingénieurs du bout du monde", "Les Dandys de Manningham" et "Entre rouge et noir". "Une saga captivante consacrée aux tribulations de trois fils de pêcheurs norvégiens au gré des bouleversements qui ont ébranlé l'Europe du XXe siècl"e."
Guillou Jan ; Bouquet Philippe ; Jarl-Ireman Annel
Résumé : Dans le récit qu'il fit, en l'an de grâce 1275, des événements que nous allons rapporter, le moine Thibaud dit que le peuple les subdivisa en quatre périodes. D'abord vint le temps des veuves. Puis ce fut le temps des barbons, suivi par le temps des malfaiteurs, riche en incendies, larmes et grincements de dents. Finalement advint le temps du jarl - du roi. Pour le peuple, le temps des veuves fut le plus clair et le meilleur. Pour le royaume, en revanche, c'est celui du jarl qui fut décisif. Cette série de romans inaugurée avec Le Chemin de Jérusalem s'achève avec la naissance d'une nouvelle puissance dans le monde médiéval européen. Jan Guillou scelle ici la légende romanesque de son pays, qui prend alors le nom de Suède. et de la cité fondée sur les bords de la Baltique, qui prend celui de Stockholm.
Résumé : " Ah ces escaliers, ces escaliers... Mais j'en ai vu qui étaient plus mal en point que toi. Au début du semestre, j'en ai eu un qui s'appelait Lennart quelque chose, je crois. Il avait trois dents de cassées et l'os du nez brisé en cinq morceaux. Ton nez à toi, il n'a presque rien. Il restera sans doute un peu aplati mais il sera guéri dans deux semaines. Le docteur effectua le premier point de suture. - Le gars au nez en cinq morceaux et aux trois dents en moins, il est tombé dans le même escalier que toi, je suppose ? Tu l'as peut-être même vu tomber ? Il procéda au deuxième point. C'était donc de Lelle qu'il parlait. Saisissait-il vraiment le rapport, savait-il qu'Erik avait été l'escalier de Lelle ? Non, sans doute pas. "
Normalement, ceux qui recevaient des coups et des ordres auraient dû apprécier de voir quelqu'un se rebeller. Mais, ici, bien des choses ne se passaient pas de façon normale. C'était un monde à part, dans lequel il n'était pas facile de savoir ce qu'on voyait vraiment. Il avait ses propres lois, ses propres règles et sa propre morale. En tout cas, le mot de morale revenait souvent dans la bouche du vieux pasteur et du directeur, lors de leurs sermons du matin. Les élèves devaient être plus durs et plus disciplinés que les autres, être capables de tenir le coup dans tous les cas. Us devaient savoir aussi bien donner des ordres qu'en recevoir. C'était nécessaire car, à l'avenir, ils seraient à la tête de l'industrie et des forces armées du pays.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.