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L'héritage d'Arn le Templier
Guillou Jan ; Bouquet Philippe ; Jarl-Ireman Annel
AGONE
25,40 €
Épuisé
EAN :9782748901344
Dans le récit qu'il fit, en l'an de grâce 1275, des événements que nous allons rapporter, le moine Thibaud dit que le peuple les subdivisa en quatre périodes. D'abord vint le temps des veuves. Puis ce fut le temps des barbons, suivi par le temps des malfaiteurs, riche en incendies, larmes et grincements de dents. Finalement advint le temps du jarl - du roi. Pour le peuple, le temps des veuves fut le plus clair et le meilleur. Pour le royaume, en revanche, c'est celui du jarl qui fut décisif. Cette série de romans inaugurée avec Le Chemin de Jérusalem s'achève avec la naissance d'une nouvelle puissance dans le monde médiéval européen. Jan Guillou scelle ici la légende romanesque de son pays, qui prend alors le nom de Suède. et de la cité fondée sur les bords de la Baltique, qui prend celui de Stockholm.
De la bataille de Montgisard (1177) au massacre de Saint-Jean d'Acre (1191), cette épopée historique nous invite à porter un autre regard sur les croisades. Moine-soldat en Terre sainte, Arn de Gothia lutte néanmoins pour la cohabitation pacifique et le respect de la liberté de culte. Son itinéraire croisera celui de Saladin, qui unifie le monde arabe pour la reconquête de Jérusalem et des territoires occupés par les Francs.. . . Jan Guillou est notamment l'auteur de La Fabrique de violence (Agone, 2001).
En l'an de grâce 1192, les rivalités politiques continuent d'agiter le Västra Götaland. De retour au pays, Arn Magnusson et ses compagnons d'Outre-mer vont édifier des places fortes et dresser une véritable armée pour défendre ce petit territoire destiné à devenir la Suède. Dans ce dernier volume de la Trilogie d'Arn le templier (après Le Chemin de Jérusalem et Le Chevalier du Temple), Jan Guillou prend à contre-pied le mythe nationaliste des origines vikings du royaume de Suède. Biographie: Jan Guillou est notamment l'auteur de La Fabrique de violence (Agone, 2001).
Résumé : Dans ce deuxième volet de la formidable saga consacrée aux bouleversements qui ont ébranlé l'Europe du XXe siècle, on suit le destin de Sverre, troisième fils de la famille de pêcheurs, qui s'enfuit à Londres dans l'espoir de pouvoir y vivre plus ouvertement son homosexualité. C'est l'occasion pour Jan Guillou d'évoquer les cercles intimes d'Oscar Wilde et la société littéraire londonienne à l'époque du Bloomsbury Group.
Résumé : Une édition qui réunit les trois premiers tomes du "Siècle des grandes aventures : "Les Ingénieurs du bout du monde", "Les Dandys de Manningham" et "Entre rouge et noir". "Une saga captivante consacrée aux tribulations de trois fils de pêcheurs norvégiens au gré des bouleversements qui ont ébranlé l'Europe du XXe siècl"e."
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.
Avec les centaines de livres publiés par les combattants pour raconter les tranchées, la Grande Guerre marque l'entrée dans "l'ère du témoignage". Et Témoins est le monument fondateur de la littérature de témoignage. Cette oeuvre majeure de la littérature critique du XXe siècle a fait scandale au moment de sa première publication en 1929, et elle provoque encore aujourd'hui des débats très vifs. Sa manière de mettre au premier plan la simple vérité du témoignage heurte de plein fouet les visions enchantées de la guerre colportées par la littérature. En dressant le témoin face au littérateur de métier, en sommant les historiens de lui faire une juste part, le livre de Norton Cru dérange depuis presque cent ans les règles établies dans le monde intellectuel.
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"