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Le Royaume au bout du chemin Tome 1 : La promesse
Guillou Jan ; Gnaedig Alain
AGONE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782748905236
Dans le premier tome de cette saga historique où se mêlent aventure, romance et intrigues politiques, l?auteur retrace l?enfance et l?entrée dans l?âge adulte d?Arn, futur Templier. Une période qui se déroule entre chateaux forts, monastères, chants de scaldes, apprentissage du maniement des armes et premiers émois amoureux. Jan Guillou parvient à transformer le tableau d?une formation ? à la fois religieuse et profane ? en une épopée haletante ; la tension entre le spirituel et le temporel s?incarne dans le corps et l?âme du jeune homme, qui subit et transcende ces contradictions. Ce roman prend à contre-pied la vision traditionnelle d?un Moyen Âge sombre et barbare pour dévoiler l?extraordinaire dynamisme du laboratoire culturel et politique qu?il a représenté. En filigrane, il érige en modèle les valeurs de tolérance et d?humanisme dont son héros est porteur. OEuvre historique et lyrique, cette trilogie est un véritable hymne à la tolérance qui propose une réflexion sur notre époque, notamment sur les rapports qu?entretiennent culture matérielle et culture spirituelle, les pièges de la politique prétendument pragmatique et les vertus de la mixité culturelle. Luttes de pouvoir, personnages historiques, paysages bucoliques, trahisons et solidarité, tout est réuni dans une trilogie qui fera date.
Résumé : " Ah ces escaliers, ces escaliers... Mais j'en ai vu qui étaient plus mal en point que toi. Au début du semestre, j'en ai eu un qui s'appelait Lennart quelque chose, je crois. Il avait trois dents de cassées et l'os du nez brisé en cinq morceaux. Ton nez à toi, il n'a presque rien. Il restera sans doute un peu aplati mais il sera guéri dans deux semaines. Le docteur effectua le premier point de suture. - Le gars au nez en cinq morceaux et aux trois dents en moins, il est tombé dans le même escalier que toi, je suppose ? Tu l'as peut-être même vu tomber ? Il procéda au deuxième point. C'était donc de Lelle qu'il parlait. Saisissait-il vraiment le rapport, savait-il qu'Erik avait été l'escalier de Lelle ? Non, sans doute pas. "
Guillou Jan ; Bouquet Philippe ; Jarl-Ireman Annel
Résumé : Dans le récit qu'il fit, en l'an de grâce 1275, des événements que nous allons rapporter, le moine Thibaud dit que le peuple les subdivisa en quatre périodes. D'abord vint le temps des veuves. Puis ce fut le temps des barbons, suivi par le temps des malfaiteurs, riche en incendies, larmes et grincements de dents. Finalement advint le temps du jarl - du roi. Pour le peuple, le temps des veuves fut le plus clair et le meilleur. Pour le royaume, en revanche, c'est celui du jarl qui fut décisif. Cette série de romans inaugurée avec Le Chemin de Jérusalem s'achève avec la naissance d'une nouvelle puissance dans le monde médiéval européen. Jan Guillou scelle ici la légende romanesque de son pays, qui prend alors le nom de Suède. et de la cité fondée sur les bords de la Baltique, qui prend celui de Stockholm.
Résumé : Dans le second tome de cette saga, nous retrouvons Arn de Gothia, bien loin de sa Suède natale : il est désormais Mointe-soldat en Terre sainte, au service de l'ordre des Templiers. Dans un contexte historique et politique violent, Arn lutte pour la cohabitation pacifique et le respect de la liberté de culte, avant de retrouver son pays déchiré par des querelles internes. Son itinéraire croisera celui de Saladin, qui unifie le monde arabe pour la reconquête de Jérusalem et des territoires occupés par les Francs. Si les combats, les trahisons et l'amour font toujours partie du récit, leur rencontre sera l'occasion d'aborder le vrai thème du roman : l'intolérance. Jan Guillou ne fait preuve d'angélisme ni avec les croisés - incapables de respecter une parole donnée - ni avec les musulmans, mais rappelle les valeurs qui ont fédérés un lectorat de cinq millions de suédois : loyauté, courage, humilité. De la bataille de Montgisard (1177) au massacre de Saint-Jean d'Acre perpétré par Richard Coeur de Lion (1191), cette épopée historique nous invite à porter un autre regard sur les croisades et sur les rapports ente Orient et Occident.
Normalement, ceux qui recevaient des coups et des ordres auraient dû apprécier de voir quelqu'un se rebeller. Mais, ici, bien des choses ne se passaient pas de façon normale. C'était un monde à part, dans lequel il n'était pas facile de savoir ce qu'on voyait vraiment. Il avait ses propres lois, ses propres règles et sa propre morale. En tout cas, le mot de morale revenait souvent dans la bouche du vieux pasteur et du directeur, lors de leurs sermons du matin. Les élèves devaient être plus durs et plus disciplinés que les autres, être capables de tenir le coup dans tous les cas. Us devaient savoir aussi bien donner des ordres qu'en recevoir. C'était nécessaire car, à l'avenir, ils seraient à la tête de l'industrie et des forces armées du pays.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin