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Lettres portugaises
Guilleragues Gabriel de ; Dervaux-Bourdon Sylvie
GALLIMARD
6,40 €
Épuisé
EAN :9782070320868
Trahie","malheureuse","accablée": celle qui se présente ainsi aime d'un attachement fatal un homme qui l'a abandonnée pour partir à la guerre. Interrogations sur son avenir amoureux, exclamations sur ses tourments, imparfaits du subjonctif pour décrire une si malheureuse aventure, c'est l'arsenal rhétorique de la passion qui enflamme ces cinq lettres, déchirantes. Mais peut-on, lorsqu'on aime ardemment, désirer retrouver la sérénité? "J'aime bien mieux être malheureuse en vous aimant, que de ne vous avoir jamais vu"... Après avoir exposé le débat autour de la question de l'authenticité de l'?uvre, qui fut une énorme supercherie, l'accompagnement critique décortique les rouages du roman épistolaire à une voix et les enjeux de l'illusion romanesque (voir Groupement de textes, Boursault, Vadé, Rousseau et Laclos). II explique la conception nouvelle de l'amour qui naît au XVIIe siècle et comment Guilleragues donne à voir le spectacle d'une passion empreinte de théâtralité tragique, depuis le désir pur jusqu'au rejet et à la solitude la plus profonde. Une lecture détaillée de la troisième lettre vient enrichir le commentaire. Roman épistolaire (XVIIe siècle) recommandé pour les classes de lycée. Texte intégral.
Guilleragues Gabriel Joseph de La Vergne ; Clin-La
Plus de trois siècles se sont écoulés depuis la publication des Lettres de la religieuse portugaise, mais nulle enquête érudite n'a su percer leur mystère. Qui est cette femme - au fait s'agit-il d'une femme? - qui écrit du lointain de ÁÁson couvent lusitanien cinq lettres limpides et brûlantes, dévorées d'inquiétude et d'espoir, avant que Á`Ál'angoisse ne l'envahisse lorsqu'elle apprend son congé? Qui est son cruel amant muet, ce jeune offi¬cier français venu le temps de la séduire, puis reparti dans son pays d'où il envoie quelques froides missives que nous ne connaissons qu'au travers des ravages qu'elles exercent sur la religieuse? Peu importe en définitive les identités. Ce qui nous touche, c'est la ÁÁvoix de l'âme de l'abandonnée, histoire de tous les temps, quand la passion se heurte à l'Autre, terre ÁÁinconnue qui s'éloigne. Le feu, une nouvelle fois, a rencontré la glace.
Guilleragues Gabriel Joseph de La Vergne ; Sollers
UN MYSTÈRE aussi vaste que la foi auréole ces cinq Lettres d'amour de la religieuse portugaise. Publiées pour la première fois le 4 janvier 1669, elles connurent un immense succès et suscitèrent nombre de réactions: qui était cette religieuse portugaise et à qui s'adressaient ses lettres enflammées? Rousseau dira à leur propos: "Je parierai tout au monde que ces lettres ont été écrites par un homme". "La lucidité qui dévoile un aveuglement de cette dimension est unique", écrit Philippe Sollers qui, lui, croit à l'authenticité des lettres. Récemment attribuées au Vicomte de Guilleragues, notable bordelais, ces Lettres d'amour content la passion et le désespoir de la religieuse Mariana qui, de son couvent, attend le retour de son amant. En fin connaisseur du sentiment amoureux et de sa mise en scène en littérature, Philippe Sollers livre un commentaire érudit et lumineux sur cette oeuvre séculaire.
Considère, mon amour, jusqu'à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah! malheureux! tu as été trahi, et tu m'as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs, ne te cause présentement qu'un mortel désespoir, qui ne peut être comparé qu'à la cruauté de l'absence qui le cause. Quoi? cette absence, à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tarit d'amour, et qui me faisaient connaître des mouvements qui me comblaient du joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient?
Prétendument écrites par une religieuse portugaise et adressées à un chevalier français, ces cinq lettres d'amour non signées connurent dès leur publication, en 1669, un succès qui ne se démentit jamais. Depuis son couvent, Mariana attend le retour de son amant, puis désespère de le revoir jamais. Au fil des lettres, elle gagne en maîtrise de soi, jusqu'à renoncer à son amour. Attribué récemment au vicomte de Guilleragues, ce roman épistolaire est une œuvre littéraire remarquable par son analyse morale.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.