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La foi dans le siècle. Mélanges offerts à Brigitte Waché
Guillemain Hervé ; Tison Stéphane ; Vivier Nadine
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753508118
Comment la foi s'est-elle inscrite dans le siècle ? A partir d'exemples empruntés aux différentes périodes de l'histoire, les auteurs de cet ouvrage collectif interrogent les modes d'interaction entre la religion chrétienne, la culture profane et la société. On redécouvrira ici sous de nouveaux traits l'empreinte culturelle du christianisme (musique, peinture, construction et restauration d'églises, travaux des clercs érudits). On comprendra, à travers des études de cas régionaux et de manuscrits inédits, comment la religion chrétienne diffuse ses valeurs de référence par le biais de réseaux et de relais spécifiques, comment elle inspire un certain type de rapports à la cité ou à la science, suscitant par là des pratiques sociales singulières mais aussi des controverses politiques et des confrontations intellectuelles passionnantes. Les conflits du XXe siècle sont des temps majeurs de cette histoire. On lira donc aussi dans ce volume de quelle manière ceux-ci pèsent sur l'expression culturelle, individuelle ou collective, de la foi. Cet ouvrage est un hommage à Brigitte Waché dont les travaux contribuent à faire sortir l'histoire religieuse de son isolement en la confrontant à une histoire culturelle en plein développement.
Ce dossier présente un panorama des différentes médecines ou pratiques alternatives sur la longue durée en montrant que chacune ne constitue pas une secte indépendante des autres mais qu'elles forment une nébuleuse qui entretient des relations complexes et ambiguës avec le reste de la médecine. Le numéro vise à contribuer à l'écriture collective d'une histoire de la santé qui ne distingue plus les pratiques en fonction de leur statut plus ou moins académique ou de leur position plus ou moins centrale par rapport au pouvoir politique et savant. Cette manière d'écrire l'histoire des pratiques de santé, en figeant un centre et des marges, a de fait conduit à négliger les points de contacts importants entre les deux. Il s'agit donc d'en finir avec une manière de considérer ces médecines comme "parallèles". Ce qualificatif est à bannir puisqu'il renvoie ces pratiques dans un monde différent depuis lequel celles-ci ne seraient jamais en contact, sauf de manière étrange peut-être, avec le monde de la médecine. Ce dossier, qui est le premier en France à notre connaissance à aborder l'ensemble de ces pratiques (herboristerie, homéopathie, magnétisme, acupuncture, naturisme, holisme, végétarisme), apportera quelques réponses à ces questions en mobilisant la plupart des chercheurs qui, en France, se sont intéressés à ces pratiques.
Résumé : L'approche psychiatrique de nos humeurs et de nos souffrances paraît ne plus avoir de limites, ce dont témoigne l'extraordinaire impact du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), dont la cinquième version vient tout juste d'être publiée aux Etats-Unis. Sous la permanente reconfiguration des catégories pathologiques, peut-on saisir les tendances contemporaines à l'oeuvre ? Signalent-elles une médicalisation accrue des états d'âmes ou, au contraire, une forme de déprise médicale laissant toute sa place aux interventions des patients et des acteurs sociaux dans la définition de la maladie mentale ? Sommes-nous devenus les acteurs de notre folie, les entrepreneurs de nos problèmes mentaux ? Il semble qu'il soit devenu de plus en plus difficile d'échapper à l'emprise du "domaine psy". En s'appuyant sur une remise en perspective historique et des éclairages sur notre époque, les articles de ce volume décrivent les interactions entre le patient, les définitions toujours mouvantes de la science et le regard que les sociétés portent sur la souffrance psychologique.
L'avènement de la médecine dite personnalisée, de l'intelligence artificielle et de ses dispositifs algorithmiques ont reconfiguré la notion de données médicales, mais aussi les modalités concrètes de la relation thérapeutique que ce numéro repense dans un temps long (XVIIe-XXIe siècle). De nos jours, le paradigme du grand nombre (big data) entraîne un renouvellement des représentations médicales du corps et de la relation thérapeutique. L'avènement de la médecine dite personnalisée, de l'intelligence artificielle et de ses dispositifs algorithmiques s'accompagne de nouveaux imaginaires et rhétoriques soignants. Ces dernières déploient un discours prophétique sur les découvertes scientifiques à venir, sur la capacité des sciences à repousser les maladies et même la mort, à renforcer et normaliser les corps ; l'idée d'une médecine toute puissante, en somme. La "vérité" des corps et la résolution de leurs troubles ne se trouveraient que dans ce qui est pensé comme une double objectivation : traitement de données quantitativement nombreuses et réalisation de l'exercice par une machine non douée d'affects. Ce numéro revient sur ces rhétoriques médicales, saisissant ces promesses intellectuelles et techniques dans le temps long, en les articulant aux relations thérapeutiques qu'elles induisent. Il enquête sur les césures que génère l'émergence des données médicales en grand nombre, comme sur les très fortes permanences de l'idée d'un "progrès" nécessairement obtenu par une mise à distance de la médiation humaine, pour saisir les corps et leurs pathologies.
Inventée vers 1900, la schizophrénie est devenue en cent ans la plus grande pourvoyeuse d'hospitalisations psychiatriques. Un objet récurrent d'intérêt médiatique également. L'appellation, stigmatisante, semble d'ailleurs amenée à disparaître des classifications mondiales. L'historien Hervé Guillemain s'est plongé dans les dossiers de milliers de patients. Pour écrire non pas l'histoire de la schizophrénie mais bien celle des schizophrènes, ce nouveau sous-ensemble de population qui réunit, sous l'égide de la science et de la clinique, aussi bien des domestiques en difficulté que des migrants confrontés à la crise ou de jeunes adultes aspirant à l'émancipation. Pourquoi et comment une maladie mentale naît-elle, évolue-t-elle et meurt-elle ? A ces questions, l'auteur répond en écoutant la voix de ceux qui furent les sujets et l'objet d'un épisode phénoménal du XXe siècle.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour